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Savoir/Agir N° 64, printemps 2024 : L'envers du décor olympique
Koebel Michel ; Louey Sophie
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365124409
Dossier de la revue Savoir/Agir n°64 - Printemps 2024 Les Jeux olympiques et paralympiques font l'objet d'une contestation de plus en plus affirmée et organisée. Ils constituent un méga-événement sportif planétaire dont la visibilité médiatique attire encore métropoles et pays correspondants (mais pour combien de temps ? ), malgré les dépenses somptuaires qu'ils occasionnent, et les dépassements budgétaires parfois énormes qu'ils provoquent. Ils constituent ainsi des enjeux financiers mais surtout symboliques dans lesquels la place des citoyens reste minime, loin des discours qui leur promettent une participation active et des retombées mirobolantes. A l'occasion de l'accueil des Jeux à Paris en 2024, ce dossier explore les enjeux en termes financiers, politiques, médiatiques et d'aménagement de cet événement et compte lever les voiles qui le rendent opaque vers l'intérieur et brillant vers l'extérieur.
Souvent associée au problème de la pauvreté et de la précarisation des conditions de vie, la question de la disqualification sociale est généralement considérée comme une fatalité. Cet ouvrage propose un autre regard sur la disqualification et sur ses rapports avec les notions d'identité et d'espace. Un regard pluridisciplinaire pour interroger les différentes formes de résistance à la disqualification sociale.
A travers leurs regards sociologique, ethnologique et historique, les auteurs présentent les résultats de leurs recherches les plus récentes sur l'intégration par le sport, à travers l'immigration, les quartiers sensibles, le milieu carcéral. Ils remettent en cause le discours dominant des acteurs du monde politique et associatif : le sport aurait des vertus intégratrices par nature. Même si les effets de la pratique sportive sont loin d'être négligeables, ils dépendent du contexte de leur organisation, des caractéristiques et des compétences de ceux qui les mettent en ?uvre. La transférabilité des vertus supposées du sport à d'autres domaines de la vie sociale est davantage de l'ordre des représentations que des réalités. Les contributions ont été sélectionnées à l'occasion du colloque " Intégration par le sport : état des recherches " (Salé, Maroc, 25 mars 2004) coordonné par l'UFR STAPS de Reims.
La décentralisation a conféré un pouvoir accru aux collectivités territoriales, mais ce pouvoir reste concentré dans les mains d'un petit nombre d'élus, qui sont de moins en moins représentatifs de la population qu'ils sont censés représenter, alors que, pour la plupart, les conseillers sont soumis à l'autorité de leur tête de liste ou cloîtrés dans une opposition stérile. Les maigres tentatives pour impliquer les citoyens ou leur donner la parole ne suffisent pas à endiguer la faillite actuelle de la démocratie représentative. Les citoyens capables de s'organiser et de défendre efficacement leurs intérêts représentent le plus souvent les groupes socialement les mieux pourvus. Les grands discours sur la démocratie locale ou de proximité ne sont en grande partie qu'un leurre de la part de parlementaires trop accrochés à leur pouvoir local et aux multiples avantages qui y sont liés. Après une analyse critique de l'espace politique local et des caractéristiques des détenteurs de son pouvoir, cet ouvrage décrit et analyse plusieurs clefs d'entrée dans ce monde très fermé et propose quelques réformes indispensables à un renouveau démocratique dans l'espace local.
Le sport a souvent porté des enjeux sociaux, culturels,économiques mais aussi diplomatiques et politiques. Samédiatisation grandissante a renforcé son utilisation. Il estainsi devenu un outil dans les stratégies visant à conserver,conquérir ou influencer le pouvoir. Cette instrumentalisationpolitique du sport, parfois par les acteurs les plus inattendus,trouve dans le football "transformé en événement" uneillustration de choix, permettant de renouveler l'approche desrelations entre sport et politique. L'ouvrage croise desapproches historiques et sociologiques et s'organise autour detrois thématiques: la responsabilité que portent les médias etles journalistes dans la politisation des événementsfootballistiques; l'utilisation du football par les acteurs duchamp politique pour résoudre les questions de construction,de restauration ou de transformation des identités nationales,régionales ou locales; des analyses montrant commentl'attitude des spectateurs peut constituer un prétexte à une"surpolitisation" du sport.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
Non l'hôpital public n'est pas mort! Car il soigne toujours, et plutôt bien. L'immense majorité d'entre nous lui voue un attachement fidèle, tous les sondages en témoignent! Un chantier de mise en pièces de l'hôpital, dont les meilleurs morceaux sont promis au privé, est aujourd'hui interdit au public: interdit au secteur public d'y prospérer pour le bien de tous, interdit au citoyen d'y inscrire ses désirs en vertu de la loi d'airain de concepts idéologiques surannés qui ont fait ailleurs la preuve de leur inanité. Dans ce livre, des sociologues, des politistes, des médecins, des économistes, des psychologues sont à son chevet, non pour adoucir sa fin en d'improbables soins palliatifs, mais bien pour réanimer l'énergie nécessaire à tous les acteurs de la santé dans ce pays. Ils vous livrent les clés pour reconstituer le puzzle de la politique aujourd'hui en oeuvre, qui plutôt que guérir l'hôpital d'une maladie dont il souffrirait, hâte sa disparition en lui inoculant le virus sournois et malfaisant du néolibéralisme qui infecte les services publics. Cet ouvrage est dédié à chacun d'entre nous, décidé à sauver ce qui a été, est, ou sera une étape de notre destin.