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Le pouvoir local ou la démocratie improbable
Koebel Michel
CROQUANT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782914968119
La décentralisation a conféré un pouvoir accru aux collectivités territoriales, mais ce pouvoir reste concentré dans les mains d'un petit nombre d'élus, qui sont de moins en moins représentatifs de la population qu'ils sont censés représenter, alors que, pour la plupart, les conseillers sont soumis à l'autorité de leur tête de liste ou cloîtrés dans une opposition stérile. Les maigres tentatives pour impliquer les citoyens ou leur donner la parole ne suffisent pas à endiguer la faillite actuelle de la démocratie représentative. Les citoyens capables de s'organiser et de défendre efficacement leurs intérêts représentent le plus souvent les groupes socialement les mieux pourvus. Les grands discours sur la démocratie locale ou de proximité ne sont en grande partie qu'un leurre de la part de parlementaires trop accrochés à leur pouvoir local et aux multiples avantages qui y sont liés. Après une analyse critique de l'espace politique local et des caractéristiques des détenteurs de son pouvoir, cet ouvrage décrit et analyse plusieurs clefs d'entrée dans ce monde très fermé et propose quelques réformes indispensables à un renouveau démocratique dans l'espace local.
Résumé : Minnie est la fille d'un musicien qui chante le blues sur les routes du Mississippi. Elwyn est le fils d'un Irlandais, le contremaître d'une immense plantation. Quand ces deux-là se rencontrent, ils tombent amoureux. Mais dans l'Amérique des années 1940, en pleine ségrégation, qui oserait croire que leur histoire est possible ? Le destin incroyable d'une jeune chanteuse de blues, la vie de toute une plantation qui bascule, un souffle romanesque prodigieux.
A travers leurs regards sociologique, ethnologique et historique, les auteurs présentent les résultats de leurs recherches les plus récentes sur l'intégration par le sport, à travers l'immigration, les quartiers sensibles, le milieu carcéral. Ils remettent en cause le discours dominant des acteurs du monde politique et associatif : le sport aurait des vertus intégratrices par nature. Même si les effets de la pratique sportive sont loin d'être négligeables, ils dépendent du contexte de leur organisation, des caractéristiques et des compétences de ceux qui les mettent en ?uvre. La transférabilité des vertus supposées du sport à d'autres domaines de la vie sociale est davantage de l'ordre des représentations que des réalités. Les contributions ont été sélectionnées à l'occasion du colloque " Intégration par le sport : état des recherches " (Salé, Maroc, 25 mars 2004) coordonné par l'UFR STAPS de Reims.
Au sommaire : - Pratiques et organisations sportives : pour un comparatisme réflexif ; - Les trois corps du pugiliste ; - De l'avantage de comparer les carrières supportéristes à des carrières militantes ; - Comparer l'organisation d'un sport de nature dans deux espaces protégés ; - La pratique sportive des immigrées : l'exemple des filles d'origine turque en France et en Allemagne. Suivi de Varia : sur la pratique du volley-ball et la végétalisation scolaire (1re classe de forêt).
Souvent associée au problème de la pauvreté et de la précarisation des conditions de vie, la question de la disqualification sociale est généralement considérée comme une fatalité. Cet ouvrage propose un autre regard sur la disqualification et sur ses rapports avec les notions d'identité et d'espace. Un regard pluridisciplinaire pour interroger les différentes formes de résistance à la disqualification sociale.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Non l'hôpital public n'est pas mort! Car il soigne toujours, et plutôt bien. L'immense majorité d'entre nous lui voue un attachement fidèle, tous les sondages en témoignent! Un chantier de mise en pièces de l'hôpital, dont les meilleurs morceaux sont promis au privé, est aujourd'hui interdit au public: interdit au secteur public d'y prospérer pour le bien de tous, interdit au citoyen d'y inscrire ses désirs en vertu de la loi d'airain de concepts idéologiques surannés qui ont fait ailleurs la preuve de leur inanité. Dans ce livre, des sociologues, des politistes, des médecins, des économistes, des psychologues sont à son chevet, non pour adoucir sa fin en d'improbables soins palliatifs, mais bien pour réanimer l'énergie nécessaire à tous les acteurs de la santé dans ce pays. Ils vous livrent les clés pour reconstituer le puzzle de la politique aujourd'hui en oeuvre, qui plutôt que guérir l'hôpital d'une maladie dont il souffrirait, hâte sa disparition en lui inoculant le virus sournois et malfaisant du néolibéralisme qui infecte les services publics. Cet ouvrage est dédié à chacun d'entre nous, décidé à sauver ce qui a été, est, ou sera une étape de notre destin.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.