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Une jeunesse difficile. Portrait économique et social de la jeunesse française
Cohen Daniel
ULM
12,20 €
Épuisé
EAN :9782728803804
À quelques mois d'intervalle, deux visages de la jeunesse française ont fait irruption dans le débat politique: la jeunesse des banlieues à l'automne 2005, puis la jeunesse étudiante, au printemps 2006. Ils ont rappelé à l'opinion publique ce que sociologues et économistes soulignaient depuis longtempsLa jeunesse est en première ligne des ruptures qui ont accompagné les mutations de la société.Cet ouvrage vise à approfondir le diagnostic. Deux thèmes principaux sont analysés: la précarité de l'emploi pour les jeunes, l'allongement de la durée des études. Contrairement à une idée qui tend à prévaloir, l'allongement des études a été une bonne chose, en moyenne, tant du point de vue des salaires que de celui des emplois. Mais son effet principal pour les jeunes est de retarder l'âge où l'on dispose d'un emploi stable: L'insertion hier réservée aux 20-25 ans s'est désormais décalée dans le temps, parfois jusqu'à l'âge de 32 ans. Et cet effet se conjugue avec la précarité de l'emploi.Comment être jeune si longtemps? Grâce aux solidarités familiales, mais à condition d'en bénéficier. Dès lors que s'allonge la durée d'accès à un emploi stable, la dépendance à l'égard de la famille se trouve renforcée. Aider les jeunes, aujourd'hui plus encore qu'hier, c'est leur donner les moyens d'échapper aux inégalités familiales.
Daniel Cohen est professeur de sciences économiques à l'Ecole normale supérieure et éditorialiste associé au journal Le Monde. Il a notamment publié Richesse du monde, pauvretés des nations et Nos temps modernes (Flammarion, coll. "Champs", 1998 et 2002).
Professeur à l'École normale supérieure, vice-président de l'École d'économie de Paris, éditorialiste associé au Monde, directeur du Centre pour la recherche économique et son application, Daniel Cohen a publié de nombreux ouvrages dont Richesse du monde, pauvreté des nations (1997). Il a également dirigé, en collaboration avec Philippe Askenazy, deux volumes de référence de Questions d?économie contemporaine.
Ce livre étonnant est un voyage. Un voyage qui montre comment l'économie façonne la société au fil du temps. Une immense fresque aussi, qui fait passer de l'Empire romain à celui d'Hollywood, de la crise des années trente à celle des subprimes, de l'Allemagne du Kaiser à la Chine contemporaine. Un voyage inquiet, hanté par une question: comment l'Occident, qui a arraché l'humanité au règne de la faim et de la misère, a-t-il pu finir sa course dans le suicide collectif des deux guerres mondiales? Quel est le poison, le vice caché qui a anéanti l'Europe? La question n'est pas seulement rétrospective. Le monde s'occidentalise aujourd'hui à vive allure: les tragédies européennes pourraient-elles se répéter, en Asie ou ailleurs? La planète pourra-t-elle éviter un nouveau suicide collectif, écologique cette fois? Comme la crise financière l'a brutalement rappelé, une incertitude d'ordre systémique plane sur le capitalisme: sait-il où il va, où il entraîne le monde? Telles sont les questions graves dont dépend le mie siècle. Ce qui est frappant est l'extraordinaire capacité de vulgarisation de Daniel Cohen. Jamais on n'avait retracé l'histoire de l'humanité et les incertitudes qui pèsent sur son destin avec une telle concision, un tel sens des formules et une telle érudition, délivrée avec tant de sobriété.
Attention, danger ! Que vous soyez ou non actionnaire, toutes affaires cessantes, rendez-vous chez votre libraire pour acheter ce petit ouvrage rédigé par l'un de nos meilleurs économistes. A une période où l'on ne peut que se poser des questions sur les rapports entre l'homme et la finance, l'homme et l'argent, l'incroyable attrait de la Bourse, l'auteur s'interroge sur certaines valeurs. Et notamment sur celle du travail. Il ne peut s'empêcher également de porter un regard sur le passé : "Les années vingt sont, aux Etats-Unis, les années de Gatsby le Magnifique. Les Ford T sortent des usines à une vitesse époustouflante. Le jazz, la joie de vivre vibrent dans les foyers. Répondant à cette prospérité étincelante, la Bourse monte au ciel. Tous les Américains se croient riches, toutes leurs économies vont à la Bourse qui s'élève d'autant que tout le monde est acheteur ; tout le monde étant d'autant plus acheteur qu'elle monte (...). En un jour, la Bourse perd 30 % de sa valeur. Et ce fut l'enchaînement fatal." Certes, aujourd'hui, la situation est différente, mais elle n'empêche pas de faire réfléchir sur la survivance du capitalisme. Et sur certaines hypocrisies qui prônent la fin du travail, alors qu'on est plutôt dans un cycle de "travail sans fin", qui va parfois jusqu'à l'épuisement psychique. --Gérard Négréanu--
Cauvet Marion ; Perrissin Fabert Baptiste ; Agliet
De nombreuses initiatives citoyennes de monnaies locales et complémentaires ont vu le jour à travers le monde en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et à l'impuissance des gouvernements à prévenir la débâcle financière et économique qui a suivi. Ces initiatives veulent répondre à une incompréhension généralisée du fonctionnement du système monétaire et financier. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd'hui en circulation en France, autant sont en projet. Des milliers de citoyens ont choisi d'utiliser d'autres monnaies que la seule monnaie centrale pour effectuer leurs transactions et leurs échanges. Ce livre présente un panorama à la fois conceptuel et historique des expériences monétaires pionnières dans un monde en perpétuel mouvement. Après avoir exploré les réussites mais aussi les limites des modèles actuels de monnaies locales, il analyse les différents leviers qui peuvent permettre la montée en puissance de ces initiatives décentralisées afin qu'elles deviennent des vecteurs de la transition écologique et sociale des territoires.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.