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Code Camille
Rabau Sophie
IRE MARGES
19,00 €
Épuisé
EAN :9791092173888
Etre amoureuse de ses profs, c'est un truc de bon élève. Camille n'est pas bonne élève, sauf en informatique. Et Camille d'habitude n'est pas amoureuse de ses profs. Sauf de Madame Marchand. Depuis la sixième. Et comme maintenant Camille est en troisième, ça commence à faire longtemps. Mais cette année, Camille a un plan. Chargée de numériser les grands textes littéraires étudiés en classe, elle va y glisser des mots d'amour pour sa professeure qui finira, c'est certain, par l'aimer en retour. Car il est impossible de résister à un amour aussi grand que celui de Camille, surtout quand la déclaration est fourrée, comme dans une datte, dans les textes d'auteurs aussi grands. Camille réussira-t-elle à persuader sa prof de français de venir se promener avec elle sur les bords de la rivière pour y parler... d'amourâ¯? Ce n'est pas certain, car Ludivine Marchand a d'autres préoccupations... Mais, de texte en texte, de semestre en semestre, et comme se déroule le programme officiel des classes de troisième, Camille grandit et apprend à lire tout en en apprenant à aimer.
De l?Antiquité au XXIe siècle, de Lucien à Borges ? mais il y eut aussi Dante, Swift et quelques autres ?, plusieurs écrivains ont imaginé qu?ils rencontraient Homère? ou son ombre. Et ils ont raconté? Pourquoi le désir de s?entretenir avec Homère est-il si tenace que, d?une génération l?autre, on s?obstine à forger cette rencontre qu?on a rêvée ? Sophie Rabau analyse les raisons de ces appropriations successives de la figure d?Homère. Elle s?interroge aussi sur le rapport entre la fiction d?auteur et la lecture savante du texte littéraire : la rencontre fictive compense-t-elle notre ignorance sur l?auteur ? N?est-elle pas plutôt le constat ironique des limites du travail d?interprétation ? Le détour par la fiction de l?auteur antique permet de questionner le champ théorique contemporain, d?en bouger les frontières en faisant se rejoindre la question herméneutique du sens et celle de la fiction. À la fois anthologie inédite de textes méconnus et réflexion théorique sur le commentaire littéraire, ce livre convaincra le lecteur curieux comme le spécialiste de théorie littéraire et de la réception de la littérature antique qu?Homère eut certes un passé, mais également bien des présents, et très certainement un futur.
Sous les textes, la bibliothèque : voilà ce que nous rappelle la notion d'intertextualité. Du plus modeste opuscule au plus imposant classique, chaque livre s'inscrit au milieu du réseau tissé par les autres oeuvres, qui l'irriguent et l'éclairent à la fois. Peut-on encore apercevoir le réel derrière la maille serrée de ces écritures croisées ? Quelle place accorder à l'auteur, si les textes dialoguent librement entre eux ? Et ces connexions existeraient-elles sans le regard du lecteur qui les établit ? En retraçant la genèse de l'intertextualité, la présente anthologie permet de mesurer le bouleversement qu'a suscité son introduction dans les études littéraires. Nous n'avons pas fini d'explorer les perspectives ouvertes par un modèle théorique d'après lequel les écrits du présent contiennent toujours en germe la littérature à venir. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur l'intertextualité, d'Homère à Michel Riffaterre, en passant par Euripide, Montaigne, Proust, Joyce, Borges, Blanchot, Barthes, Foucault, Genette, Kristeva ou encore Rushdie.
Résumé : Ce recueil composé de 42 nouvelles indépendantes les unes des autres, tant du point de vue du sujet que du style, rassemble la plupart des formes courtes de l'auteur écrites depuis le début des années 80. Chaque nouvelle met en scène un personnage, un homme, une femme, parfois un enfant, confronté à une situation banale du quotidien (une visite au musée, une panne de voiture, un rêve), un événement douloureux où son existence bascule (la maladie, le deuil, un licenciement ou une rupture amoureuse) ou encore une situation d'exclusion (le fait d'être étranger, la folie). Certaines nouvelles glissent vers le conte ou le poème, la dystopie ou le récit onirique. Cependant, de la variété des formes, une unité se dégage, celle d'un monde où l'être humain est confronté à la précarité et à la violence d'une société qui ne respecte ni ses rythmes ni ses aspirations personnels, où la vie se résume, comme dans la nouvelle "Sois funambule" à subir l'injonction de suivre une route déjà tracée en tentant de ne pas chuter. Ecrivain de l'introspection, Derek Munn excelle dans l'art de représenter les paysages mentaux et les flux de conscience de ses personnages. Dans ces nouvelles, comme il le fait dans ses romans, il s'attache à traquer l'infime, à nommer l'indicible : des personnages qui doutent, ne parviennent pas toujours à exprimer ce qu'ils pensent ou ressentent, comme s'ils se trouvaient en perpétuel décalage avec une réalité dans laquelle ils peinent à s'incarner. Comme s'ils restaient prisonniers de leurs pensées sans parvenir à les partager. Au fil du recueil, la langue subtilement poétique de Derek Munn s'adapte, se met au service de l'existence intime des personnages, reflétant leur fragilité, parfois jusqu'à traduire le désordre mental. C'est sans doute la dernière nouvelle qui, donnant son titre au recueil, nous en offre la clé : une rencontre sans suite de deux personnes dans un bar. Après le départ de la première, l'autre reste seul : "Je lisse la serviette. Toi, tu oublieras, moi, je me souviendrai. Soudain ma bouche est pleine, encombrée de paroles que j'ai du mal à avaler" . Certaines nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées sous le titre "Un Paysage ordinaire" (indisponible aujourd'hui), d'autres en revues ou aux éditions L'Ire des marges dans la collection vies minuscules. D'autres encore sont inédites à ce jour.
Un salon littéraire, une auteure qui signe son premier roman, les mondanités d'une inauguration... Une dame, pas tout à fait comme tout le monde s'invite à la fête. Le cocktail est la première d'une série de nano-nouvelles dans lesquelles Brigitte Comard débusque l'insolite de la vie. Ce qui, au détour des petits rituels sociaux, raconte les ressorts intimes et invisibles des existences. L'endroit microscopique où peut advenir le basculement d'un ordre établi, une subversion de la normalité, peut-être l'irruption d'un moment singulier d'humanité.
Résumé : En 2017, Marie Cosnay est en résidence dans un jardin merveilleux sur les bords de l'Adour. Chaque mercredi, elle y retrouve des réfugiés en attente d'un toit ou d'un droit. Ensemble ils collectent, traduisent des mots et partagent les récits de l'exil. C'est alors qu'un enfant se présente et avec lui la question de la protection de l'enfance. Saâ vient de Guinée-Conakry. Il a travaillé dur pour payer le passeur, traversé plusieurs frontières et subi mille violences avant d'arriver en France, à Irun, où Marie Cosnay croise sa route. Il a seize ans et après l'épopée du voyage, c'est une nouvelle bataille qu'il doit livrer pour faire reconnaître sa minorité auprès de l'administration française et bénéficier d'une protection : un parcours faits d'incohérences, d'injonctions folles - être clair avec son histoireâ¯-, et d'espoirs déçus. Du conte au documentaire, Marie Cosnay fait surgir les images, nomme l'insupportable et porte les voix de ceux dont on refuse de considérer les vies.
Ce récit choral et intimiste s?inscrit dans une actualité brûlante et met en voix laréalité des personnels qui oeuvrent au sein de l?hôpital : un quotidien caractérisé par lanécessité de pallier une pénurie chronique de moyens matériels et humains.Une situation au bord de l?implosion mise en lumière et exacerbée par la pandémiede covid.Depuis quinze ans, Caroline Girard intervient dans plusieurs hôpitaux parisiens avec LaLiseuse, compagnie de lecture à voix haute qu?elle dirige. À la demande d?une soignante,elle a recueilli la parole de nombreux personnels hospitaliers ébranlés physiquement etpsychiquement par cette crise larvée et cette pandémie sans précédent.Elle s?est associée à l?écrivain Franck Magloire pour qu?ensemble ils donnent à entendre cesvoix dans toute leur diversité et leur complexité. De ce geste à la fois littéraire et politique,est née l?écriture de ce livre.L?hôpital ne se réduit pas au monde des soignant.es ; il incorpore aussi des métiers méconnuset des travailleurs de l?ombre : logisticien, agent de traitement des déchets, agente de lachambre mortuaire...C?est à partir de 35 témoignages, de 70h d?enregistrement audio, et sans jamais trahir la parolerecueillie que les deux auteurs ont composé cette fresque polyphonique, réalisant un travailde réécriture, de montage et d?assemblage pour aboutir à un récit sensible, fluide et littéraire.Récit qui se présente comme une mosaïque de voix, portées par un flux unique évoquant lajustesse du choeur antique.Variant les rythmes et les tonalités, les auteurs sont parvenus à restituer toute une paletted?émotions et de sentiments, le rythme haletant et oppressant des journées de travail qui n?enfinissent pas, l?urgence des gestes à réaliser qui ne laisse plus de place à la réflexion, la craintede ne pouvoir faire face, mais aussi et surtout la passion de soigner. L?évocation de tranchesde vie plus intimes offre au récit des respirations inattendues. En outre, il n?exclut ni l?humour,ni le rocambolesque. Le lecteur découvre des portraits sensibles et vivants de femmes etd?hommes mus par un engagement sans faille.Les gens ont toujours l?impression que l?hôpital tient, mais en fait l?hôpital ne tient pas. Qu?est-ce qui faisait qu?avant on criait déjà ? s?interroge un soignant. L?hôpital public est depuis trop longtemps en sursis, sa mission ne perdure qu?au prix du sacrifice de ses agent.es.Les hospitaliers est un hommage à leur combat quotidien.