Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le château, le diable et le bon dieu. Actes des Rencontres d'Archéologie et d'Histoire en Périgord l
Cocula Anne-Marie ; Combet Michel
AUSONIUS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782356131690
Tentant en diable, ce titre prend toute sa place au sein des Rencontres d'histoire et d'archéologie du Périgord dédiées à l'étude des châteaux européens dans la longue durée de leurs vie et survie millénaires, du X e au XXI e siècles. Le choix de ce thème laissait présager une quête spirituelle capable de l'emporter sur les préoccupations défensives et offensives des bâtisseurs de châteaux, mais c'était sans compter sur l'implantation et la multiplication des chapelles castrales qui occupent une place de choix dans cet ouvrage et témoignent de l'emprise du sentiment religieux sur la vie quotidienne des châtelains et de leurs familles. Par contre, point de traces aussi marquantes de la présence du diable, mais l'on sait que celui-ci se loge dans les détails et ceux-ci ne manquent pas dans cet ouvrage tantôt pour conjurer la peur du Mal, tantôt pour ne pas résister à sa tentation... A la façon de Martin Luther jetant son encrier à la tête du diable qui ne cesse de l'importuner au château de la Warburg où l'Electeur de Saxe le retient prisonnier pour mieux le protéger des menaces du monde extérieur depuis son excommunication et sa mise au ban de l'Empire.
Si les châteaux se définissent uniformément, au long du dernier millénaire et indépendamment des évolutions de leur architecture et de leur environnement comme des lieux emblématiques de pouvoir et d'autorité, les révolutions - sans majuscule - ne revêtent nullement une signification univoque et intemporelle. C'est seulement au XVIIIe siècle que s'est produite l'extension du terme 'révolution' hors du champ de l'univers et du domaine politique. Celui-ci fut mis en valeur, de manière éclatante, à partir de 1789 dans la continuité des expérimentations des révolutions anglaises de 1648 et 1688. Les contributions de cet ouvrage reflètent ces différences d'approches avec, pour point de départ, le rôle des châteaux conçus comme des creusets d'innovations architecturales depuis leur mise en défense médiévale jusqu'aux transformations d'une modernité fondée sur la marche continue du progrès et l'aisance de propriétaires, soucieux de bien être ou d'ostentation... A leur tour, ces bouleversements castraux ont pu servir de cadre aux manifestations révolutionnaires sous la forme de journées décisives pour le cours de la Révolution : ainsi des événements qui se sont déroulés à Versailles et à Vincennes, étudiés dans cet ouvrage. Ces infortunes de quelques grandes demeures royales se sont abattues sur maints châteaux seigneuriaux, punis, voués à disparaître ou dévolus à d'autres fonctions qui s'apparentent à des révolutions : ici, le château est devenu une prison ; là, il se transforme en un lieu d'industrie. Les exemples abondent de ces transformations propres au XIXe siècle en attendant l'éclosion touristique du XXe siècle et des conquêtes patrimoniales liées à la protection, à la sauvegarde, voire au choix sentimental d'une personnalité d'exception : c'est ainsi que cet ouvrage réserve une place privilégiée à Joséphine Baker et à son ancien château des Milandes en Périgord.
Les Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord ont déjà consacré des colloques où les animaux étaient associés à l'histoire des châteaux, du Xe jusqu'au XXIe siècle. Mais, cette fois, dans cet ouvrage, ils occupent le devant de la scène et ils le méritent amplement depuis que des travaux récents leur ont donné, au sein des sociétés châtelaines, un rôle éminent, utilitaire et ludique, esthétique et symbolique. C'est pourquoi ce livre se présente à la façon d'un parcours animalier dont les allées conduisent à des lieux châtelains : les parcs avec leurs ménageries et leurs pigeonniers ; les pièces d'apparat avec leurs immenses tapisseries aux bestiaires familiers, exotiques et imaginaires ; les cabinets de curiosités si bien nommés et tellement accueillants à l'étrangeté animale, maritime et terrestre ; enfin, les bâtiments eux-mêmes, ressources inépuisables de sculptures animalières. Tout compte fait, c'est à une chasse aux trésors de la gent animale que vous invite cet ouvrage !
L'Histoire des châteaux nous permet de goûter à petites bouchées quantité de mets, à travers les exemples précis que propose cet ouvrage. Mais les châteaux évoquent aussi une abondance aux dérives attendues : indigestions, empoisonnements, ivresse, débauche... Une image très éloignée de la frugalité étudiée et distinctive des châtelains des xIxe et xxe siècles, mais que le cinéma contemporain diffuse à grand renfort de scènes gargantuesques s'abîmant dans le sang. Entre réalités et fictions, participez à ce festin des oreilles et des yeux, incontournable rendez-vous de l'archéologie et de l'histoire en Périgord depuis plus de vingt ans.
Il existe une identité du Périgord. Forgée par plus de 2 000 ans d'histoire, depuis la nation gauloise des Pétrucores jusqu'à nous, elle s'est transmise de génération en génération avant de s'épanouir avec la découverte des principaux sites préhistoriques. C'est l'histoire de cette ancienne province, devenue le département de la Dordogne, et de ses hommes, que nous raconte Anne-Marie Cocula dans cet album magnifiquement illustré, avec tout son talent et toutes ses connaissances d'historienne et de Périgourdine.
La justice médiévale et moderne fait depuis quelques années l'objet d'une lecture voire d'une relecture archéologique en Europe. Encore inédite en France, cette analyse ne se veut pas une démarche annexe de l'histoire de la justice par les textes et les images. Au contraire, elle souligne tous les apports des sciences archéologiques dans la façon d'évaluer et de penser la pratique judiciaire, la matérialité du droit de punir et de la contrainte pénale. Dans une réflexion liant perception de l'espace, signification et représentation sociale des vestiges, les articles que contient ce livre mettent en lumière l'architecture des lieux de jugement, d'exécution et d'emprisonnement, mais aussi les outils du bourreau et le sort des corps manipulés en justice à travers les inhumations qualifiées d'infamantes.