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Châteaux et révolutions. Actes des rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord les 23, 24 et
Cocula Anne-Marie ; Combet Michel
AUSONIUS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782356135841
Si les châteaux se définissent uniformément, au long du dernier millénaire et indépendamment des évolutions de leur architecture et de leur environnement comme des lieux emblématiques de pouvoir et d'autorité, les révolutions - sans majuscule - ne revêtent nullement une signification univoque et intemporelle. C'est seulement au XVIIIe siècle que s'est produite l'extension du terme 'révolution' hors du champ de l'univers et du domaine politique. Celui-ci fut mis en valeur, de manière éclatante, à partir de 1789 dans la continuité des expérimentations des révolutions anglaises de 1648 et 1688. Les contributions de cet ouvrage reflètent ces différences d'approches avec, pour point de départ, le rôle des châteaux conçus comme des creusets d'innovations architecturales depuis leur mise en défense médiévale jusqu'aux transformations d'une modernité fondée sur la marche continue du progrès et l'aisance de propriétaires, soucieux de bien être ou d'ostentation... A leur tour, ces bouleversements castraux ont pu servir de cadre aux manifestations révolutionnaires sous la forme de journées décisives pour le cours de la Révolution : ainsi des événements qui se sont déroulés à Versailles et à Vincennes, étudiés dans cet ouvrage. Ces infortunes de quelques grandes demeures royales se sont abattues sur maints châteaux seigneuriaux, punis, voués à disparaître ou dévolus à d'autres fonctions qui s'apparentent à des révolutions : ici, le château est devenu une prison ; là, il se transforme en un lieu d'industrie. Les exemples abondent de ces transformations propres au XIXe siècle en attendant l'éclosion touristique du XXe siècle et des conquêtes patrimoniales liées à la protection, à la sauvegarde, voire au choix sentimental d'une personnalité d'exception : c'est ainsi que cet ouvrage réserve une place privilégiée à Joséphine Baker et à son ancien château des Milandes en Périgord.
L'Histoire des châteaux nous permet de goûter à petites bouchées quantité de mets, à travers les exemples précis que propose cet ouvrage. Mais les châteaux évoquent aussi une abondance aux dérives attendues : indigestions, empoisonnements, ivresse, débauche... Une image très éloignée de la frugalité étudiée et distinctive des châtelains des xIxe et xxe siècles, mais que le cinéma contemporain diffuse à grand renfort de scènes gargantuesques s'abîmant dans le sang. Entre réalités et fictions, participez à ce festin des oreilles et des yeux, incontournable rendez-vous de l'archéologie et de l'histoire en Périgord depuis plus de vingt ans.
Autour de l'An Mil s'opère, en Occident, une lente reconstruction d'une Justice qui confère toute autorité à des notables locaux pour le règlement de conflits dont la plupart ne dépassent pas les horizons des villages. Autant d'accommodements qui s'ancrent dans les us et coutumes des habitants. En France, la situation évolue rapidement en raison de l'emprise croissante de la monarchie et de ses gens de justice. Comment oublier l'image, tant de fois reproduite dans les manuels d'histoire, d'un Louis IX, futur saint Louis, exerçant sa fonction de roi justicier sous le grand chêne ombragé de son château de Vincennes ? Cet ouvrage, issu des recherches les plus récentes, montre que la réalité fut différente et que, jusqu'à la Révolution de 1789, nombreux sont les seigneurs qui continuent d'exercer leur pouvoir judiciaire. Les uns pour le pire, les autres pour la relative tranquillité de leurs tenanciers, même si nous avons gardé en mémoire la silhouette démesurée et sinistre des fourches patibulaires à l'orée des bois ou au sommet des collines. Enfin, fidèle à la longue durée qui préside à nos Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord, cet ouvrage présente des bouleversements ultérieurs du système judiciaire, contemporains des XIXe et XXe siècles
Les Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord ont déjà consacré des colloques où les animaux étaient associés à l'histoire des châteaux, du Xe jusqu'au XXIe siècle. Mais, cette fois, dans cet ouvrage, ils occupent le devant de la scène et ils le méritent amplement depuis que des travaux récents leur ont donné, au sein des sociétés châtelaines, un rôle éminent, utilitaire et ludique, esthétique et symbolique. C'est pourquoi ce livre se présente à la façon d'un parcours animalier dont les allées conduisent à des lieux châtelains : les parcs avec leurs ménageries et leurs pigeonniers ; les pièces d'apparat avec leurs immenses tapisseries aux bestiaires familiers, exotiques et imaginaires ; les cabinets de curiosités si bien nommés et tellement accueillants à l'étrangeté animale, maritime et terrestre ; enfin, les bâtiments eux-mêmes, ressources inépuisables de sculptures animalières. Tout compte fait, c'est à une chasse aux trésors de la gent animale que vous invite cet ouvrage !
Toutes les villes ont une histoire personnelle, forcément singulière. Bordeaux ne tait pas exception à la règle et elle a eu la chance d'intéresser de grands historiens qui ont marqué de leur empreinte le récit de son destin depuis plus de deux mille ans. Autant d'oeuvres avec lesquelles le présent ouvrage ne saurait rivaliser. Il se propose de présenter au lecteur une autre approche: celle de la nature des relations tissées entre la cité et les représentants successifs du pouvoir dont elle dépendait. Soit une évolution, ponctuée de tensions et de crises majeures, qui a modelé le "portrait" de la ville, bouleversé l'existence de ses habitants et révélé le rôle essentiel d'une cité des bords de Garonne devenue la capitale d'une civilisation de la vigne et du vin, et d'une architecture faite pour servir d'écrin à l'immense courbe du port de la lune.
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.