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Charles VIII et le mirage italien
Cloulas Ivan
ALBIN MICHEL
16,85 €
Épuisé
EAN :9782226026644
A peine sortie de la guerre de Cent Ans, une France médiévale et chevaleresque se lance, bardée de fer, sur les chemins de l'Italie : le roi Charles VIII part à la conquête de Naples. Des chroniques colorées nous le montrent bousculant tout sur son passage : Ludovic le More, les Florentins et les Vénitiens, les Borgia et les rois aragonais. Cynisme, lâcheté, tromperie sèment des embûches sous les pas des Français pendant que Savonarole, le moine visionnaire, les invite à brandir un glaive vengeur. Le tableau change sous le ciel éclatant de Naples. L'Italie déploie ses mille séductions. Elle initie ses vainqueurs au plaisir. Ils succombent au charme des palais, des jardins et des femmes incomparables. Mais la vision idyllique n'est qu'un mirage : de nouveau il faut se battre. La victoire sera belle et sanglante... Nourries de ce souvenir grandiose, trois générations viendront chercher fortune sur le sol italien. Elles en rapporteront une moisson de trophées et les germes d'une mutation décisive, sociale et culturelle : la France fait peau neuve et aborde résolument l'une des périodes les plus brillantes de son histoire, la Renaissance. Auteur de grandes biographies - Catherine de Médicis, Laurent le Magnifique, Henri II -, Ivan Cloulas anime la collection "L'Homme et l'Evénement". Conservateur en chef aux Archives nationales, après avoir assumé la responsabilité de l'informatisation, il dirige la Section ancienne qui conserve les fonds prestigieux de l'Ancien Régime : il est dans cette fonction l'un des successeurs de l'historien Michelet, le chantre éloquent du "mirage italien" de la Renaissance.
C'est une étrange et farouche destinée que celle du petit batelier de Savone devenu pape sous le nom de Jules II. Joignant le glaive à l'anathème, il abat tour à tour les Borgia, Venise et le roi de France. Il consolide ainsi pour plus de trois siècles le pouvoir temporel du Saint-Siège ; mais, en revanche, sourd au scandale qui s'exprime par les voix de Machiavel, Erasme et Luther, il déchire l'Eglise et disloque l'Italie. Pourtant la postérité garde de son pontificat une image exaltante, car le " pape terrible ", exclu du Ciel par ses contemporains, a su appeler à Rome des géants _ Bramante, Michel-Ange et Raphaël _ qui l'ont fait accéder à l'immortalité. Ancien membre de l'Ecole française de Rome et de la Casa de Velazquez à Madrid, Ivan Cloulas, conservateur en chef de la section ancienne des Archives nationales, est l'auteur d'une série de remarquables essais et biographies concernant la Renaissance européenne.
Exaltés par Machiavel mais stigmatisés par des générations d'écrivains, les Borgia incarnent par excellence l'époque brillante de la Renaissance. Issus du royaume de Valence, peuplé de Maures et de Juifs à demi convertis, ils trouvent leur chance dans les cours luxueuses des plus grands souverains. Le pape Alexandre VI, qui achète son élection à grand prix, peuple le Vatican de cardinaux immoraux, de courtisanes et d'enfants naturels - l'inquiétant César et la belle Lucrèce. De l'habile évêque Alonso, vainqueur du Grand Schisme, à saint François, petit-fils du pape scandaleux, la chaîne est longue et variée de ces personnalités hors du commun qui défrayent la chronique. L'aventure des Borgia, fertile en rebondissements et en coups de théâtre, est riche d'enseignements sur la psychologie d'êtres exceptionnels qui laissent libre cours à leurs passions. Mais l'intérêt de leur histoire tient aussi au fait que leur destin se confond avec celui du monde: à travers eux, nous assistons, au terme des grands bouleversements de la fin du Moyen Age, à la révolution des moeurs et des mentalités qui donne naissance aux temps modernes.
Venus de Valence, les Borgia sont devenus à partir de 1450 et pour un siècle les maîtres de Rome et, au-delà, l'une des familles les plus influentes de la chrétienté. A l'occasion de la prestigieuse saga diffusée par Canal +, voici la vraie histoire des Borgia. On y croise le pape Alexandre VI, qui achète son élection à grand prix, peuple le Vatican de cardinaux immoraux, de courtisanes et d'enfants naturels - l'inquiétant César et la belle Lucrèce. De l'habile évêque Alonso, vainqueur du Grand Schisme, à saint François, petit-fils du pape scandaleux, la chaîne est longue et variée de ces .personnalités hors du commun dont Ivan Cloulas saisit la dimension historique.
Une femme extraordinaire "," un grand roi ": c'est le jugement de Balzac sur Catherine de Médicis.Le destin de la triste orpheline italienne est prodigieux: fille de banquiers, nièce de pape, reine de France pendant douze ans, puis, sous le règne de ses trois fils, pendant trente ans, véritable maîtresse du pouvoir.L'époque? Sang et or: huit guerres civiles, le massacre de la Saint-Barthélemy, le meurtre des Guise, une cour brillante, dames galantes et mignons, astrologues et magiciens... De toutes parts, un combat de Titans oppose catholiques et protestants, Rome et Genève, l'Espagne et l'Angleterre. Les rapports sociaux sont bouleversés et les relations économiques perturbées par l'arrivée en Europe des trésors d'Amérique.Catherine, dans cette crise multiforme, tente l'impossible: rétablir l'ordre, imposer la tolérance, réaliser la coexistence des religions et des partis. Elle parvient tout au plus _ et c'est miracle _ à maintenir la cohésion de l'Etat.Jamais souveraine ne fut plus proche de ses sujets, ni ceux-ci plus écoutés: états-généraux, assemblées, colloques se succèdent. Autour d'elle gravitent Ronsard, Ambroise Paré, Bernard Palissy, Germain Pilon, Philibert de Lorme. La politique n'éclipse pas la princesse amie du luxe et des bâtiments, la femme dévote et superstitieuse. Des centaines de voyages, près de sept mille lettres attestent l'activité, l'intuition, le savoir-faire de celle qui fut, en des temps tragiques, l'une des femmes exemplaires de l'histoire de France.Historien érudit et conteur de talent, Ivan Cloulas, conservateur en chef aux Archives nationales, commence dans cette biographie l'évocation des grands personnages de la Renaissance franco-italienne, qui lui ont inspiré une exceptionnelle série de portraits _ Laurent le Magnifique, Charles VIII, Henri II _ ainsi qu'un tableau très alerte de La Vie quotidienne dans les châteaux de la Loire au temps de la Renaissance. Il est actuellement responsable de la conservation des fonds prestigieux de l'histoire de la France du Moyen Age à la Révolution."
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin