Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
PENSER LA GUERRE ? : NOUVELLE EDITION REVUE, CORRIGEE ET AUGMENTEE
CLEMENS ERIC
DU CEP
15,00 €
Épuisé
EAN :9782390070771
Les guerres existent et persisteront au moins dans un avenir prévisible, un avenir aggravé par la mutation des techno-sciences. Rien, hélàs, ne permet d'en douter... Mais comment penser cette constance ? Par-delà les multiples guerres dans l'histoire, ce livre tente d'approcher le phénomène belliqueux lui-même... Parcourant les principales hypothèses sur les origines et les causes de la guerre, par-delà les différents savoirs que sont l'historiographie, la stratégie ou la polémologie, mais aussi l'éthologie, l'ethnologie, la démographie ou l'économie, Eric Clémens tente de discerner non seulement les circonstances et les facteurs qui entraînent l'apparition de telle ou telle guerre, mais le sens de la répétition obstinée et du déroulement acharné de ce phénomène humain. Cette recherche est orientée par l'approche de l'humain, de son langage, sa jouissance et son angoisse, sa liberté d'excéder les limites, pour la création et la destruction. Et elle met à découvert l'équivoque civilisatrice de la guerre et l'équivoque politique de la paix. Sans renoncer pour autant à tenter de renverser la fatalité de ces équivoques par la double exigence de la démocratie horizontale et de l'égaliberté de dépense, au-delà de la satisfaction des besoins humains.
Ce livre a pour origine le désir d'unifier une double expérience, littéraire et philosophique, en une synthèse révélatrice de leurs enjeux actuels. Eric Clemens, qui enseigne la philosophie à Bruxelles et collabore depuis sa fondation à la revue littéraire TXT, montre à la fois comment, dans l'épreuve du langage, s'engendrent les fictions et comment la fiction, dans son mouvement d'apparaître, constitue notre rapport au monde. Après avoir dégagé les traits constitutifs d'une langue qui ouvre aux phénomènes, l'auteur tente de dépasser la conception subjective de la fiction et les différentes théories de l'imagination. Il esquisse alors une phénoménologie de la fiction où le sujet, entre la représentation et l'irreprésentable du réel, cherche à donner figure, rythme et narration au monde de la vie. Alors que les liens entre littérature et philosophie font l'objet d'une attention de plus en plus soutenue de la part des philosophes (Deleuze, Derrida, Ricoeur...), Eric Clemens apporte une contribution importante à la compréhension de l'expérience littéraire.
Avec ce livre s'ouvre pleinement le second volet du diptyque des Introductions à la philosophie, esquissées pour déconstruire les "concepts" et mettre en exergue, puis mobiliser, ce que l'on appellera désormais la quête des "sens de" , en sorte de désigner ce qui, dans nos existences, mobilise nos langages. Le premier tome d'En étoile voulait d'abord introduire à une méditation sur le Devenir, au gré des diverses genèses de l'humain et des événements de notre histoire, dans l'équivoque du langage et de la liberté. Ici, l'auteur poursuit sa méditation sur toutes les formes de la Dépense. Que ce soit celles du rire ou des larmes, de l'art, de la recherche, des efforts de la pensée, de la fête, des désirs, mais aussi de leur envers, comme, par exemple, quand il y a la guerre. Cet ouvrage suit à la trace ces moments où l'humanité cherche, en oscillant entre création et destruction, à organiser les puissances du réel pour tenter de parvenir à vivre, en commun, dans ce monde.
Clémens Eric ; Costermans Dominique ; Prigent Chri
Eric Clémens : passion de comprendre, plaisir de l'intelligence et capacité d'abandon à la sensualité érogène de la langue. Puissance de pensée secouée par une puissance d'écriture qui à la fois l'accomplit et la déconcerte. L'inverse, aussi bien : emportement d'écriture déconcerté par les rappels à l'ordre de la théorie. Un intellectuel exemplaire, en somme : un qui jouit de la pensée - et un écrivain pareillement exemplaire : un qui jouit des avances que lui fait la langue. Depuis cinquante ans, il se bat avec la question des rapports d'accord et d'écart entre, disons, un principe intellectuel (politique, philosophique, éthique) et une exigence pratique de "poésie". Moi aussi. C'est ce qui nous lie". Christian Prigent
Depuis les temps modernes, lorsque Thomas Hobbes entre autres "découvrit" le pacte social depuis l'institution du langage entre les humains, l'usage du mot fiction est abondant - et aujourd'hui plus que jamais. Il recouvre un champ mouvant, de très restreint à très large : de fiction littéraire ou médiatique à fiction juridique, voire mathématique... Il en devient quasi synonyme de culture ce qui l'oppose à nature, mais pas à monde ou à réalité, ce qui le met à distance de l'idée d'une chimère, d'une erreur ou d'une irréalité. Il est aussi le plus souvent employé à tort et à travers - mais aussi à raison, ce qui n'est pas sans paradoxe puisque la fiction s'oppose habituellement à la raison comme au réel..." E. C.
Les présents récitssont consacrés à l'histoire militaire, et singulièrement aux cultures de la guerre. Les hommes n'ont pas toujours fait la guerre avec les mêmes moyens, compte tenu de l'évolution de l'armement, ni avec les mêmes objectifs : si la victoire sur l'adversaire est partout recherchée, ce mot n'a pas toujours eu la même signification. Dans certains cas la victoire visait la prise d'une ville , dans d'autres, la destruction de la ville et le massacre complet de lapopulation. A certaines époques, les combats s'arrêtaient quand un des belligérants sonnait la retraite mais il est arrivé de continuer à détruire une armée battant retraite. Cela signifie que les armées se sont affrontées dans des contextes différents et selon une culture de guerre variable. Cela apparaîtra clairement, en prenant pour fil conducteur une succession de conflits s'étant déroulés dans une même région, celle frontalière de Mons en Hainaut, à des époques différentes.
Clémens Eric ; Costermans Dominique ; Prigent Chri
Eric Clémens : passion de comprendre, plaisir de l'intelligence et capacité d'abandon à la sensualité érogène de la langue. Puissance de pensée secouée par une puissance d'écriture qui à la fois l'accomplit et la déconcerte. L'inverse, aussi bien : emportement d'écriture déconcerté par les rappels à l'ordre de la théorie. Un intellectuel exemplaire, en somme : un qui jouit de la pensée - et un écrivain pareillement exemplaire : un qui jouit des avances que lui fait la langue. Depuis cinquante ans, il se bat avec la question des rapports d'accord et d'écart entre, disons, un principe intellectuel (politique, philosophique, éthique) et une exigence pratique de "poésie". Moi aussi. C'est ce qui nous lie". Christian Prigent