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La fiction et l'apparaître
Clémens Eric
ALBIN MICHEL
26,05 €
Épuisé
EAN :9782226066527
Ce livre a pour origine le désir d'unifier une double expérience, littéraire et philosophique, en une synthèse révélatrice de leurs enjeux actuels. Eric Clemens, qui enseigne la philosophie à Bruxelles et collabore depuis sa fondation à la revue littéraire TXT, montre à la fois comment, dans l'épreuve du langage, s'engendrent les fictions et comment la fiction, dans son mouvement d'apparaître, constitue notre rapport au monde. Après avoir dégagé les traits constitutifs d'une langue qui ouvre aux phénomènes, l'auteur tente de dépasser la conception subjective de la fiction et les différentes théories de l'imagination. Il esquisse alors une phénoménologie de la fiction où le sujet, entre la représentation et l'irreprésentable du réel, cherche à donner figure, rythme et narration au monde de la vie. Alors que les liens entre littérature et philosophie font l'objet d'une attention de plus en plus soutenue de la part des philosophes (Deleuze, Derrida, Ricoeur...), Eric Clemens apporte une contribution importante à la compréhension de l'expérience littéraire.
Loin de faire appel au rêve et à l'inconscient comme tout surréaliste qui se respecte, le peintre belge René Magritte préfère, lui, tirer son inspiration de la réalité la plus tangible. Au moyen d'associations incongrues, il fait basculer le quotidien dans l'imprévu, le banal dans l'extraordinaire et propose au spectateur une subversion du sens communément accepté. Lorsqu'en 1927 il fait figurer dans ses compositions des mots peints, il poursuit la même logique et déjoue avec humour l'arbitraire du langage. Les rapports qui unissent les objets, leur représentation et leur appellation sont décortiqués au scalpel. Surgit alors une foultitude de questions. Pourquoi appelle-t-on un chat un chat ? Notre connaissance d'un objet provient-elle de notre faculté à le nommer ou existe-t-elle en dehors du langage ? Quelle différence y a-t-il entre une pipe et sa représentation ? Autant de questions qui affranchissent le regard de tout préjugé. Magritte le magicien permet à chacun d'être curieux et créatif, d'écarquiller les yeux sur une réalité sans cesse mouvante.
Clémens Eric ; Costermans Dominique ; Prigent Chri
Eric Clémens : passion de comprendre, plaisir de l'intelligence et capacité d'abandon à la sensualité érogène de la langue. Puissance de pensée secouée par une puissance d'écriture qui à la fois l'accomplit et la déconcerte. L'inverse, aussi bien : emportement d'écriture déconcerté par les rappels à l'ordre de la théorie. Un intellectuel exemplaire, en somme : un qui jouit de la pensée - et un écrivain pareillement exemplaire : un qui jouit des avances que lui fait la langue. Depuis cinquante ans, il se bat avec la question des rapports d'accord et d'écart entre, disons, un principe intellectuel (politique, philosophique, éthique) et une exigence pratique de "poésie". Moi aussi. C'est ce qui nous lie". Christian Prigent
Si ce livre introduit, au pluriel et en étoile, à l'envie de philosopher, c'est d'abord parce qu'il ne suffit pas de traiter des grands thèmes de la pensée en tentant de résumer des systèmes et des auteurs, depuis, par exemple, les origines grecques de la philosophie. Nous invitant à un nouveau voyage philosophique, Eric Clémens montre que l'on peut "introduire à" des questions contemporaines en immergeant le lecteur dans l'exigence même de la lecture, de toutes les lectures du monde, a fortiori celles dites "philosophiques" . Mais en refusant tout ce qui s'apparenterait à une sorte d'enchantement de l'esprit, en sorte de privilégier ce qu'il y a de difficile et de complexe dans les étapes du comprendre. Contre la tentation de la compréhension immédiate et de ses effets d'illumination, la manière de philosopher ici pratiquée laisse entrevoir que la compréhension est une affaire "d'après-coup" . C'est ici le premier volume - intitulé Le Devenir - d'un diptyque où l'auteur retrace les genèses de l'émergence de l'humain en nous et des événements de notre histoire, au gré des équivoques du langage et de la liberté. Le second volume s'intéressera aux formes de La Dépense, grâce auxquelles notre humanité, entre création et destruction, met en jeu les puissances du réel pour faire du commun.
Particratie, abstentions massives face au droit de vote, défiance ou méfiance envers les élus, promesses électorales jamais tenues, etc. Comment redonner l'envie de l'action démocratique quand de telles difficultés se réitèrent sans cesse ? Ce livre tente de réinstituer la démocratie, au-delà de toutes ces impasses, en promouvant une démocratie "communale" , comprise comme une nouvelle voie, en "alternance" avec la démocratie "libérale" . On aurait alors un nouveau pacte démocratique consolidé par une "double assemblée" , celle des partis et des communes (ou des conseils), afin d'agir en faveur de l'incessante et nécessaire résolution des tensions démocratiques.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.