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En étoile. Introductions à la philosophie. Tome 1, Le devenir
Clémens Eric
PU LOUVAIN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782390613114
Si ce livre introduit, au pluriel et en étoile, à l'envie de philosopher, c'est d'abord parce qu'il ne suffit pas de traiter des grands thèmes de la pensée en tentant de résumer des systèmes et des auteurs, depuis, par exemple, les origines grecques de la philosophie. Nous invitant à un nouveau voyage philosophique, Eric Clémens montre que l'on peut "introduire à" des questions contemporaines en immergeant le lecteur dans l'exigence même de la lecture, de toutes les lectures du monde, a fortiori celles dites "philosophiques" . Mais en refusant tout ce qui s'apparenterait à une sorte d'enchantement de l'esprit, en sorte de privilégier ce qu'il y a de difficile et de complexe dans les étapes du comprendre. Contre la tentation de la compréhension immédiate et de ses effets d'illumination, la manière de philosopher ici pratiquée laisse entrevoir que la compréhension est une affaire "d'après-coup" . C'est ici le premier volume - intitulé Le Devenir - d'un diptyque où l'auteur retrace les genèses de l'émergence de l'humain en nous et des événements de notre histoire, au gré des équivoques du langage et de la liberté. Le second volume s'intéressera aux formes de La Dépense, grâce auxquelles notre humanité, entre création et destruction, met en jeu les puissances du réel pour faire du commun.
Le paradigme de Jocelyne Coster est que la cartographie est un mode de représentation applicable à d'autres supports que la terre, par exemple à soi-même. Les empreintes digitales ou d'autres parties corporelles offrent en effet des similitudes formelles avec les courbes de niveaux et déterminent une identité. Associant données cartographiques et corporelles, l'artiste sème le cloute sur l'image présentée et propose une représentation originale de l'humain dans sa diversité et sa complexité. Un corps humain traité, numérisé, reproduit à différentes échelles et diverses techniques est ainsi interrogé et devient par étages "figure virtuelle de l'identification". Partant de lignes de crête séparant des vallées, les algorithmes de reconnaissance d'empreintes peuvent alors dresser une identité. La biométrie on le sait dispose d'autres ressources qui l'ont résonner une idée de contrôle. Contrôle lié à la notion d'espaces déterminés un territoire, des frontières arbitraires posées sur un paysage. Corps et territoire ont donc une longue histoire commune. Le "corps en recherche de territoire" est une situation actuelle, dramatique parfois, décrite et banalisée chaque jour par les médias. Car l'objet est bien là : cartographie au service du contrôle par le truchement de nouvelles technologies, corps objet d'une hyper cartographie, analyse des allées et venues de corps dans l'espace et le temps. Quand micro et macro s'enchevêtrent, la pulsion scopique produit des images dont l'utilité est, à certains égards, d'ordre critique.
Loin de faire appel au rêve et à l'inconscient comme tout surréaliste qui se respecte, le peintre belge René Magritte préfère, lui, tirer son inspiration de la réalité la plus tangible. Au moyen d'associations incongrues, il fait basculer le quotidien dans l'imprévu, le banal dans l'extraordinaire et propose au spectateur une subversion du sens communément accepté. Lorsqu'en 1927 il fait figurer dans ses compositions des mots peints, il poursuit la même logique et déjoue avec humour l'arbitraire du langage. Les rapports qui unissent les objets, leur représentation et leur appellation sont décortiqués au scalpel. Surgit alors une foultitude de questions. Pourquoi appelle-t-on un chat un chat ? Notre connaissance d'un objet provient-elle de notre faculté à le nommer ou existe-t-elle en dehors du langage ? Quelle différence y a-t-il entre une pipe et sa représentation ? Autant de questions qui affranchissent le regard de tout préjugé. Magritte le magicien permet à chacun d'être curieux et créatif, d'écarquiller les yeux sur une réalité sans cesse mouvante.
Ce livre a pour origine le désir d'unifier une double expérience, littéraire et philosophique, en une synthèse révélatrice de leurs enjeux actuels. Eric Clemens, qui enseigne la philosophie à Bruxelles et collabore depuis sa fondation à la revue littéraire TXT, montre à la fois comment, dans l'épreuve du langage, s'engendrent les fictions et comment la fiction, dans son mouvement d'apparaître, constitue notre rapport au monde. Après avoir dégagé les traits constitutifs d'une langue qui ouvre aux phénomènes, l'auteur tente de dépasser la conception subjective de la fiction et les différentes théories de l'imagination. Il esquisse alors une phénoménologie de la fiction où le sujet, entre la représentation et l'irreprésentable du réel, cherche à donner figure, rythme et narration au monde de la vie. Alors que les liens entre littérature et philosophie font l'objet d'une attention de plus en plus soutenue de la part des philosophes (Deleuze, Derrida, Ricoeur...), Eric Clemens apporte une contribution importante à la compréhension de l'expérience littéraire.
Ouvrage théorique et manuel pratique, ce livre permet de mieux comprendre l'éjaculation prématurée. Il apporte un éclairage nouveau sur les causes de cette dysfonction et procure des moyens concrets pour la traiter.
Les élections de 2019 ont vu beaucoup d'électeurs envoyer un message fort. Ils ont été nombreux à choisir de voter pour des partis radicaux (Vlaams Belang, PTB-PVDA). Ce succès a profondément secoué le paysage politique, et a rendu encore plus complexe la formation de nouveaux gouvernements, au niveau des entités fédérées mais surtout au niveau fédéral. Ce bouleversement est l'une des multiples dynamiques du triple scrutin fédéral, régional et européen du 26 mai 2019. Dans cet ouvrage, un consortium d'auteurs issus de plusieurs universités (ULB, VUB, KU Leuven, UC Louvain, Université d'Anvers) mobilisent les données de l'enquête électorale REPRESENT pour disséquer les comportements de vote et les attitudes des citoyens belges. Ces analyses permettent de mieux comprendre les logiques qui ont été à l'oeuvre à l'occasion de ces élections et d'en tirer les leçons pour mieux saisir le fonctionnement de la démocratie belge.
Not satisfied with what nature offered, human beings wanted to go beyond reality and invented mysterious and intriguing creatures populating their world. During Antiquity, every culture had its own strange creatures, that mixed the forms of one or more animal, plant and human species in an infinite number of more-or-less fanciful combinations. Griffins, sphinxes, mermaids, centaurs, satyrs, pygmies, werewolves, winged monsters and unspeakable hybrids, fantastic beasts abound in the imagination of many populations throughout Antiquity. Most of them continue to live, sometimes transformed, through fairy tales, literature, movies and videogames. Faced with the abundance and variety of the ancient fantastic bestiary, the questions that come to mind are : Where do fantastic beasts come from ? How do they appear in different cultures ? What is their history, how did they survive until now ? And above all, what are fantastic beasts ? This book will explore these questions through the lens of archaeology, art history, philology and philosophy. The result is a hybrid book, precisely like the fantastic animals that constitute its object, a book which offers different approaches of analysis while being aware that our means are often vain to capture these elusive figures, which ultimately are more like us than they seem. Man, like Oedipus, will often prove to be more monstrous than the Sphinx...
La tradition critique occidentale s'est pendant très longtemps privée d'une ressource essentielle pour penser et agir. Il s'agit de l'école afro-critique, une tradition critique développée par des penseurs africains et afro-descendants à partir de l'expérience coloniale, et aujourd'hui indispensable pour comprendre les formes contemporaines de violence, qu'elles soient liées à la globalisation, à l'autoritarisme, au néolibéralisme ou encore à la résurgence des extrémismes de tout genre. Ce livre collectif présente et travaille la pensée d'Achille Mbembe, un représentant majeur de l'école afro-critique. Une pensée qui cherche constamment à se défaire du piège identitaire mais ne sous-estime pas le désir d'ancrage et de territoire. Une pensée qui ne cesse de garder les yeux ouverts sur le futur, sans pour autant céder aux sirènes du pessimisme. Une pensée exigeante et libre, profondément originale, mélange d'éclats et d'opacité. Ce livre est une invitation à la rencontre et au dialogue, sur les traces de l'un des grands penseurs de notre temps. Achille Mbembe a reçu en octobre 2017 le titre de docteur honoris causa de l'Institut d'analyse du changement dans l'histoire et les sociétés contemporaines (IACCHOS, UCLouvain).