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L'HISTOIRE CONTEMPORAINE A L'ERE NUMERIQUE. EDITION BILINGUE FRANCAIS-ANGLAIS
Clavert Frédéric
PETER LANG AG
61,95 €
Épuisé
EAN :9782875740489
Depuis plusieurs décennies, les usages du numérique en histoire se multiplient. Mais l'histoire contemporaine est parfois restée à la marge de ce mouvement. Ce livre, qui recouvre divers usages du numérique, ses outils, ses méthodes, sera à la fois une bonne introduction pour les historiens désirant se renseigner sur les usages informatiques en histoire contemporaine, et un outil utile aux chercheurs et aux enseignants plus rompus à cette utilisation. Cet ouvrage leur permettra de comparer leurs pratiques et de les approfondir dans le cadre des humanités numériques. Digital practices in the field of history have become more and more widespread in recent decades, but contemporary historians have often tended to remain on the sidelines of this trend. This book, which covers a wide range of digital practices, tools and methods, will serve both as a solid grounding for historians keen to learn how information technology can be applied to contemporary history, and as a useful tool for researchers and lecturers who already have a degree of experience in this area. It will enable scholars to compare and further their practices in the area of digital humanities, providing a comprehensive vision of the emerging field of digital history.
En quête de vérité, les Shri'yads, enfants du rêve et héros de tout un peuple ont encore bien des choses à apprendre... La première d'entre elles étant que pour vivre son destin, il faut d'abord survivre...
Univers en perpétuelle expansion et au foisonnement chaotique, Internet offre un nombre incalculable d'outils, dont l'exploration paraît parfois hors de portée. Dans le paysage des sciences humaines, les blogs, les logiciels bibliographiques, les bases de données, les éditions en ligne et les wikis, tous ces objets qui éveillaient notre curiosité il y a une décennie, sont devenus aussi anodins qu'omniprésents. Mais comment bien s'en servir ? Les appréhensions face à ces outils - et leur simple mais robuste méconnaissance - sont encore largement répandues. Or on ne peut plus ignorer leur intérêt, voire leur nécessité, et les chercheurs qui s'y essaient ne savent souvent pas par quel bout attraper ces logiciels nouveaux. C'est à cela que cet ouvrage veut les aider, de façon simple et précise, et il entend le faire sans en cacher les difficultés, mais sans dissimuler non plus qu'elles sont désormais connues, donc surmontables, et que, dans la majorité des cas, le résultat vaut tous les efforts à consentir.
Le choix de la méthode annonce cette rupture d'avec l'historiographie ? L'élaboration de questionnaires, à partir des mots et des textes des Temps modernes, expriment les représentations des hommes de cette période sans l'écran des théories biaisées par des conceptions anachroniques. Le point d'ancrage de l'oeuvre est l'usure, ou plutôt un phénomène lié à l'usure dont l'importance avait échappé aux historiens : le problème, dans l'Europe catholique, du gain, du bénéfice, de la rétribution du prêt. Pour le comprendre tel qu'il fut, Bartolomé Clavero soutient qu'il ne faut pas se référer à l'économie, et pas beaucoup aux contrats et au droit, mais à la philologie de l'époque, ce qui permet d'exclure des représentations alors inexistantes, celles du Marché et de l'Etat comme concepts. L'époque était dominée par la Religion, la seule vraie, la catholique. Au point de départ, il y avait bien la théologie et l'auteur rappelle la hiérarchie, ou du moins l'ordre des disciplines du savoir dans les Temps modernes : la theologica conduisait à la juridica qui elle-même faisait pénétrer dans l'oeconomica ; le droit n'était pas premier pour l'ordre social. Avant lui, il y avait la charité, l'amitié, c'est-à-dire la "bienveillance mutuelle" et la justice. A partir de là, il faut considérer la gratitude, l'intention, puis l'usure mentale. Ces principes, ces vertus dominaient l'échange et permettaient de le juger. L'intérêt économique n'avait pas sa place dans cette mentalité théologique, et le moteur du système, c'était l'antidora qui faisait du bénéfice une obligation mais "jamais juridique, toujours naturelle, c'est-à-dire première" . La Grâce du don est un ouvrage résolument différent, à la confluence de plusieurs disciplines, qui fait des représentations mentales de l'époque le moteur-même de l'organisation sociale et économique. "En tout cas, ce grand livre qui ne ressemble à aucun autre livre d'histoire (Mais est-ce un livre d'histoire ? L'auteur ne le nie-t-il pas ? ) est une contribution majeure à la compréhension de la crise que vivent actuellement l'histoire et les sciences sociales" (Jacques Le Goff).
Muller Caroline ; Clavert Frédéric ; Prost Antoine
Qu'est-ce que faire de l'histoire aujourd'hui ? Que trouvons-nous dans les coulisses de la recherche et dans les ateliers des historiens et des historiennes dans un monde dans lequel les sources, coeur vibrant du métier, se découvrent et se lisent de plus en plus sur un écran ? Ce livre propose de suivre tous ces gestes et expériences qui composent le quotidien du travail de l'histoire aujourd'hui, que ce soit la façon de poser des questions, le choix des fonds d'archives, l'écriture et la diffusion du savoir. L'ère numérique touche aux piliers d'une méthode jusque-là considérée comme inébranlable : face à cette transformation toujours en cours sous l'effet de nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle générative, ce livre ouvre une fenêtre sur une pratique en pleine évolution et invite tous les lecteurs à entrer dans les coulisses de l'écriture de l'histoire, que l'on soit historien, étudiant ou tout simplement intéressé par les mutations du savoir à l'ère numérique.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.