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La grâce du don. Anthropologie catholique de l'économie moderne
Clavero Salvador Bartolomé ; Schaub Jean-Frédéric
ALBIN MICHEL
24,25 €
Épuisé
EAN :9782226087980
Le choix de la méthode annonce cette rupture d'avec l'historiographie ? L'élaboration de questionnaires, à partir des mots et des textes des Temps modernes, expriment les représentations des hommes de cette période sans l'écran des théories biaisées par des conceptions anachroniques. Le point d'ancrage de l'oeuvre est l'usure, ou plutôt un phénomène lié à l'usure dont l'importance avait échappé aux historiens : le problème, dans l'Europe catholique, du gain, du bénéfice, de la rétribution du prêt. Pour le comprendre tel qu'il fut, Bartolomé Clavero soutient qu'il ne faut pas se référer à l'économie, et pas beaucoup aux contrats et au droit, mais à la philologie de l'époque, ce qui permet d'exclure des représentations alors inexistantes, celles du Marché et de l'Etat comme concepts. L'époque était dominée par la Religion, la seule vraie, la catholique. Au point de départ, il y avait bien la théologie et l'auteur rappelle la hiérarchie, ou du moins l'ordre des disciplines du savoir dans les Temps modernes : la theologica conduisait à la juridica qui elle-même faisait pénétrer dans l'oeconomica ; le droit n'était pas premier pour l'ordre social. Avant lui, il y avait la charité, l'amitié, c'est-à-dire la "bienveillance mutuelle" et la justice. A partir de là, il faut considérer la gratitude, l'intention, puis l'usure mentale. Ces principes, ces vertus dominaient l'échange et permettaient de le juger. L'intérêt économique n'avait pas sa place dans cette mentalité théologique, et le moteur du système, c'était l'antidora qui faisait du bénéfice une obligation mais "jamais juridique, toujours naturelle, c'est-à-dire première" . La Grâce du don est un ouvrage résolument différent, à la confluence de plusieurs disciplines, qui fait des représentations mentales de l'époque le moteur-même de l'organisation sociale et économique. "En tout cas, ce grand livre qui ne ressemble à aucun autre livre d'histoire (Mais est-ce un livre d'histoire ? L'auteur ne le nie-t-il pas ? ) est une contribution majeure à la compréhension de la crise que vivent actuellement l'histoire et les sciences sociales" (Jacques Le Goff).
- Dis, grand-père, c'est quoi samudaya ?! - Samudaya, Odan... c'est quelque chose de très important dans la famille... comme une épreuve que chacun d'entre nous doit affronter... une épreuve où aucune arme ne doit fendre notre âme... -Et papa et toi, vous avez gagné? - Non, Odan, non... "
Aucune connaissance que ce soit en solfège ou en musique n'est nécessaire pour mettre à profit cette méthode qui propose un planning de travail sur 8 semaines, précis, agréable et ludique, à raison d'environ 20 minutes par jour. Sortir sa voix, la placer, acquérir une bonne technique vocale et respiratoire, et, surtout, se faire plaisir en chantant sur des play-back : voici ce que vous propose ce premier volume de Chantez en 8 semaines. Les deux CD joints au livre comprennent les chansons (plages d'exemple et play-back) et des accompagnements musicaux destinés aux exercices vocaux et respiratoires. Résultat de plusieurs années d'enseignement du chant, cette méthode a été testée avec succès par de nombreux apprentis chanteurs. Avertissement : le risque de s'abîmer la voix est réel. Tout au long du livre, des conseils de prudence vous sont donnés. Respectez-les.
Résumé : Nous avons tous en mémoire quelques vers, des bribes de poèmes. Certains les ont appris à l'école, pour d'autres, les parents les ont transmis par la parole. Ces mots sont fixés et figés. Fixés parce qu'ils demeurent en nous, et réapparaissent au détour d'un paysage, d'un son, d'une odeur, d'un parfum. Figés parce qu'ils déjouent le temps, comme une ancre jetée, ils nous ramènent à l'instant où nous les avons rencontrés. Ils font d'un instant une éternité.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.