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Goethe. Essai de biographie
Claudon Francis
KIME
21,30 €
Épuisé
EAN :9782841745432
Il n'y a plus, depuis longtemps, de biographie de Goethe actuellement disponible en français. Or plus qu'un autre peut-être celui que les Allemands persistent à tenir comme leur plus grand auteur, un peu à la manière suivant laquelle les Français révèrent Hugo, ce "Monsieur Goethe", comme disait Napoléon, a entretenu des rapports multiples avec notre pays. Goethe a été formé très tôt par la France, sa langue, ses auteurs (Diderot, Rousseau), sa science de l'époque (Cuvier, Geoffroy Saint Hilaire, etc.). Il a également été fort bien reçu par des générations d'auteurs ou de compositeurs ou de peintres français (Nerval, Berlioz, Delacroix, Hugo, Gide, Du Bos, etc.). Et puis, Goethe est un des inspirateurs de la littérature comparée, discipline universitaire et scientifique d'origine française (Ampère, Baldensperger). A l'heure où l'on parle tant de "mondialisation" Goethe a réfléchi sur ce qu'il appelle la Weltliteratur - la littérature mondiale. Dans le volume que voici on esquisse donc une biographie de l'auteur, mais elle s'accompagne de chapitres de synthèse (sur la science, sur les romans, sur le célèbre Faust, etc.). A vrai dire c'est une tranche de l'histoire des idées et des relations intellectuelles européennes au tournant des Lumières et du Romantisme qu'on propose. Sans oublier même la poésie de Goethe, que nombre de compositeurs germaniques ont mise en musique (Schubert, Schumann, H. Wolff, G. Mahler, Brahms, etc.). Et ce cas d'échanges entre les arts est passablement séduisant.
Les nouvelles éditions de Stendhal permettent de repenser la question de ses rapports avec la musique. Quels étaient ses compositeurs, ses opéras préférés et pourquoi ? Ce livre montre comment la musique, et particulièrement l'opéra, a totalement imprégné l'oeuvre de Stendhal : dans ses romans, ses nouvelles ou ses écrits intimes, il a cherché à transformer la musique en mots, faisant souvent référence à Mozart ou Cimarosa. Persuadé d'avoir été un musicien manqué, Stendhal a rêvé de rivaliser, en tant qu'écrivain, avec la musique et ainsi d'atteindre l'idéal romantique de la fraternité des arts.
Louis Claudon vit au Japon depuis plus de 40 ans. Dans son premier roman il met en scène dans le Tokyo d'aujourd'hui, un attaché d'ambassade, une journaliste, un professeur de physique quantique, une Japonaise agent nord-coréenne et un ancien barbouze américain. Il y ajoute les ambitions technologiques secrètes d'un Etat voyou et d'un conglomérat technologique américain. Deux jours et deux poèmes cryptiques pour résoudre la disparition du professeur dans la capitale japonaise. L'enjeu pour les deux héros est d'empêcher et de révéler au monde une menace technologique bien réelle, mais encore tapie sous l'horizon radar de la société.
La mission confiée aux contributeurs de ce colloque (UFR de Lettres et Sciences Humaines de l'Université Paris 12 Val de Marne du 20 au 22 septembre 2007) était d'enquêter, chacun avec ses propres moyens, sur les moments cruciaux d'émergence d'une conscience littéraire, de s'attacher à d'écrire les conditions parfois chaotiques (avancées, résistances) de cette émergence, conditions matérielles, politiques, philosophiques, et, ce faisant, d'étudier de près différents aspects tant de l'expérience que du concept de littérature tels qu'ils sont apparus lors de périodes choisies, ainsi que les formes impliquées dans ces mutations.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?