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L'intuition photographique. Notes 2016-2020 Suivi de Regard perdu
Claass Arnaud
FILIGRANES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782350465265
Sans que nous en ayons toujours conscience, nos yeux exercent une forme d'intelligence immédiate. Au fil du hasard, ils ne cessent de se laisser captiver à tout moment. L'intuition photographique examine l'art de traduire en images ces moments de présence. Arnaud Claass y commente son activité d'observateur de la vie, des impressions visuelles, des pensées. Une rue londonienne, un orage à Venise, une image de reportage vue dans la presse, des visites d'expositions, des errances à travers la campagne, la méditation sur un concept, des films du cinéma indépendant ou grand public, la photographie africaine contemporaine, les étrangetés du système de l'artA : tels sont certains des sujets abordés. A ce texte viennent s'ajouter, sur un registre nettement plus introspectif, les brèves notes de Regard perdu. L'auteur y cerne les conséquences provoquées sur la nature de son regard par la perte récente de son épouse Laura.
Résumé : Avec Orientations photographiques, Arnaud Claass poursuit son exploration des images réelles et des images mentales. Son écriture mêle des observations tirées de la vie quotidienne et des considérations sur l'art de voir. Il envisage la diversité des pratiques du regard comme célébration des choses, comme journalisme ou engagement social, comme ambition muséale ou au contraire comme indifférence délibérée envers l'institution artistique. Abordant des travaux contemporains aussi bien que des oeuvres pionnières des modernités historiques, il questionne l'étrangeté inclassable de la photographie, sa capacité à dire l'énigme du monde, et paradoxalement à résister au déferlement des images. Il médite au passage sur des textes théoriques récents d'auteurs déjà en passe de devenir des classiques. En fin de volume, les Réflexions sur le cas Vivian Maier proposent une lecture attentive de l'oeuvre de la photographe, examinant ses aspects stylistiques aussi bien que les problèmes passionnants soulevés par sa révélation et sa diffusion.
Gordon le Mouton raconte les Formidables aventures immobiles d'un mouton casanier. Gordon est en fait l'exact inverse d'un aventurier, une sorte de non aventurier avec une très riche vie intellectuelle, une philosophie bien à lui, une fascination pour la télé et une grande admiration pour ses propres parties génitales. Retrouvez dans cette magnifique compilation de multiples dessins inédits ou redessinés, des hommages d'invités prestigieux, des gros plans plans des couilles de Gordon et cette magnifique image de Gordon avec un string en laine dont le souvenir vous perturbera jusqu'à la Fin de votre vie...
Les images de Nuit optimale ont été faites entre septembre 2004 et mai 2005, de nuit et en milieu urbain. Le photographe a enregistré des sources de lumière artificielle, oscillant entre un lointain écho de réalisme descriptif et les frontières de l'abstraction, grâce à une dénégation constante de la mise au point. Comme dans Mémoire vive, son livre précédent, les images sont accompagnées de notes écrites durant la période de prise de vues, sur un mode plus bref toutefois, en correspondance avec le vagabondage des pensées rendu possible par l'errance nocturne.
Inspirées par un amour intense de la photographie, les pages qui suivent ne cherchent en aucune manière à en dresser une théorie. Peut-êtresupposent-elles même, dans leur nomadisme, qu'un tel projet relèverait de l'impossible. Elles tentent de cerner l'un de ses pouvoirs les plus étranges, souvent qualifié d" « effet de réel ». Source d'un plaisir unique face à la beauté du monde, d'une inépuisable interrogation sur la nature de la réalité, sur le statut des événements historiques et de la violence sociale, sur la définition changeante de l'art, de la mémoire ou du soi, marqueur des effets de la technologie sur nos perceptions, et par-dessus tout de la plasticité du temps, cet effet est également le motif d'une remise en question constante de la photographie par elle-même. Les images sont des objets auxquels nous aimons croire, mais aussi ne pas croire.On ne s'étonnera pas de trouver ici des développements, parfois polémiques, sur la porosité des frontières entre des pratiques institutionnellement considérées comme artistiques et d'autres qui semblent échapper à cette qualification. [...] Extrait Arnaud Claass
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.
La série "La chute? met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Hip Hop de Capoeira et de danse contemporaine. Une « chute de l'ange » des années 2000, toute en tension et en énergie, entre ciel et terre.Juste après la crise des banlieues de 2005, entre pesanteur et gravité, j?ai réalisé des photographies en suspension dans une architecture générique et populaire. J?aime qu?à l?ère de Photoshop, la photographie puisse encore surprendre et témoigner d?instants ayant réellement existé, sans trucages, ni manipulations explique Denis Darzacq.Dans des cités d?un Paris populaire et urbain, il créée des images baroques de corps en apesanteur, en lévitation. Propulsion. Perte de gravité. Energie. Poussée. Bascule des perspectives. Et UNE question: que fait-on de cette énergie? Que fait-on de ces corps qui veulent entrer dans le ?je? et qui risquent de s?écraser au sol si on les ignore, si on les laisse tomber.Il y a dix ans, en pleine guerre du Golfe, l?artiste s?est rendu en Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens, dont il a tiré une pléthore de photos et de vidéos. Séduit par ces visions de jeunes en suspension dans l?espace, le photographe décide par la suite de se rendre dans les cités et de demander à des danseurs et des sportifs de sauter devant des fonds choisis."