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Les athéismes philosophiques
Chubilleau Emmanuel
KIME
26,40 €
Épuisé
EAN :9782841742172
Il est étonnant que celui qui se présente comme libéré de vaines et dangereuses illusions, se définisse nominalement par ce qu'il nie ! De fait, l'athéisme qui naît contre une religion établie veut s'en affranchir par le seul pouvoir de la raison, et tout ce qui excède le pouvoir de cette faculté est renvoyé au placard des illusions, qu'elles soient transcendantales ou idéologiques. Dans les deux cas, il s'agit toujours de soupçonner certains produits de la raison comme de monstrueux développements qui aliènent l'homme. Et l'athée est bien celui qui ne veut pas croire à cette production aliénante qui structure et enferme les gestes et les pensées dans un manège préétabli. Penseur voulant se libérer de ses contraintes internes, l'athée refuse d'apporter son adhésion à un Dieu dont il nie l'existence. Un tel refus nécessite une réflexion critique sur la raison elle-même qui, dans et par sa structure, reste encore dépendante de prémisses théologiques. La figure de l'athée résulte donc d'une libération de processus préjudiciables à sa lucidité. Dieu ne serait qu'un néant, un non-être, une grande absence. Pourtant, ne pas croire en un Dieu n'exige pas sa suppression, et, au demeurant, je peux bien rester incrédule quant à ce qui est dit de Dieu et ne pas me prononcer sur Dieu lui-même. En effet, pourquoi ne pas considérer l'athée comme un homme sans Dieu, indépendamment d'un jugement sur son existence, et à quoi bon mesurer à l'aune de notre finitude l'incommensurable, l'infini, puisque ce sont là les caractères qu'on lui impute ?
Née d'une longue gestation entre 1984 et 1992, la Renault Safrane revendique dès ses premières heures la qualité, le luxe, la haute technologie et un esprit conquérant afin de s'imposer sur le marché européen du haut de gamme. Pour Renault, après les Renault 19 et Clio, il s'agit de faire de la Safrane le fer de lance du renouveau de la marque, tout en gardant un état d'esprit progressiste hérité de la Renault 16. Sur les routes, au cinéma ou dans la cour de l'Elysée, les premières années sont celles du succès. Avec la fameuse Safrane Biturbo forte de ses 268 ch, Renault s'offre la berline la plus rapide de son histoire, à même de tenir tête aux allemandes. Ce livre entend apporter un nouvel éclairage sur celle qui fut certainement la berline haut de gamme la plus homogène et la plus agréable à vivre réalisée par Renault au siècle dernier.
Lauvray Marie-Claire ; Roussel Vincent ; Chubillea
En 1982, Citroën revient de loin. Dorénavant dans le giron de PSA, la firme se devait de concevoir une automobile marquante et candidate au succès. Le défi sera double, car la nouveauté doit conserver certaines valeurs de la marque pour ne pas effaroucher les fidèles, tout en se défaisant des "fantaisies" afin de conquérir un public plus large. La BX sera très vite épaulée par des versions embarquant une technologie Peugeot. La Sport, la GTI, la 16 Soupapes, la 4x4, sans compter le break fabriqué par Heuliez et la 4TC, formeront une famille que nous vous proposons de redécouvrir. Grâce à des documents, des photographies et des témoignages, cet ouvrage retrace la carrière de la Citroën BX, y compris en compétition. Avec ses lignes tendues à l'italienne, elle rencontrera un beau succès et permettra à Citroën de retrouver le devant de la scène. La BX a sauvé le double chevron, ses successeurs Xantia et Xsara finiront de le remettre sur pied.
Malgré le professionnalisme et les valeurs des enseignants, les inégalités sociales et de genre se perpétuent à l'école. Un ouvrage en 2 parties : une partie sur les questions concernant l'égalité à l'école, une partie qui analyse des gestes professionnels. Dans cet ouvrage, les autrices proposent : - des gestes professionnels égalitaires et un travail d'équipe comme vecteurs d'une culture commune de l'égalité ; - des apprentissages explicites à l'égalité avec les élèves pour construire d'autres façons d'être au monde. L'ouvrage : - Répond à des questions de société auxquelles sont confrontés tous les enseignants : 1. Qu'est-ce qui est inégalitaire à l'école ? 2. Où s'exercent les discriminations sexistes à l'école ? 3. Comment répondre à l'hétérogénéité des classes ? 4. Comment construire des apprentissages à l'égalité ? 5. Comment évaluer sans discriminer et sans violence ? - Apporte des réponses claires, pratiques et concrètes. - Propose des cartes mentales et des schémas pour mettre en vis-à-vis les pratiques qui contribuent à l'égalité VS celles qui accentuent les inégalités.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.