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A THEODORE. Edition bilingue français-grec
Chrysostome Jean
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204032032
Le traité et la lettre à Théodore prêchent sur un ton austère le célibat et la virginité ou les défendent contre leurs détracteurs. Ils visent à promouvoir chez les moines et chez les vierges une vertu plus haute ou appellent les fidèles à pratiquer la continence ou la chasteté. Pour lire avec profit cette oeuvre ascétique, on ne doit pas oublier que l'auteur est un moine du IVe siècle, dont la vie austère et les terribles pénitences attestent la sincérité des dires, pour qui Dieu est un être personnel et redoutable, le Dieu du Thabor et du Sinaï. Mais Jean qui parle la langue des prophètes quand il évoque la fin du monde et le jugement dernier, y recourt également pour dépeindre l'amour passionné de Dieu envers l'âme fidèle. Il demeure en cela dans la ligne de l'Ancien Testament et dans les perspectives de l'Evangile.
Les deux homélies sur "L'impuissance du diable" , connues jusqu'ici sous le titre latin "De diabolo tentatore" , ont été prononcées par Jean Chrysostome à Antioche peu après le début de son sacerdoce en 386. Dans ces discours qui sont moins une théodicée qu'un plaidoyer pour la création, Bouche d'or se fait tour à tour l'accusateur et l'avocat du diable - celui-là même dont le nom grec, "diabolos" , signifie "calomniateur" . Car les véritables causes du mal, selon l'Antiochien, sont la négligence morale et le mauvais choix, non la nature : combattant par la même occasion le manichéisme, le prédicateur s'attache à imposer l'idée paradoxale que du mal extérieur peut naître le bien, car le vrai bien, comme le vrai mal, est intérieur. A ce titre le diable est impuissant devant le libre choix humain, son existence n'ayant d'autre but que de l'éprouver. Le pasteur propose dès lors cinq voies de conversion, tandis que l'orateur et exégète multiplie antithèses, images insolites et exemples bibliques culminant dans la figure de Job, qui, contrairement à Adam et Eve, a fait le bon choix.
En luttant contre le vain désir d'obtenir de la considération, Jean Chrysostome dresse un tableau pris sur le vif des spectacles contemporains et de l'évergétisme, c'est-à-dire la manière de les financer par de riches donateurs. C'est un fait social qui se trouve étudié ainsi que l'époque dans laquelle il est enraciné. Ensuite, l'auteur se tourne vers l'éducation d'un enfant chrétien il s'approprie la tradition païenne sur ce sujet avec une approche personnelle et chrétienne et une sensibilité psychologique très fine. Suivre l'auteur dans les conseils qu'il donne, c'est pénétrer dans l'intimité d'une famille chrétienne au IVe siècle. Le texte accompagné pour la première d'une traduction française avait été édité en 1656 par le dominicain François Combefis qui suggèra au cardinal Mazarin d'y puiser des conseils pour l'éducation du jeune Louis.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.