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Huit catéchèses baptismales
Chrysostome Jean ; Wenger Antoine
CERF
43,00 €
Épuisé
EAN :9782204080682
La découverte, en 1955, par le P. Antoine Wenger, de huit catéchèses baptismales inédites de saint jean Chrysostome fut un événement inattendu, tant la possibilité semblait faible de trouver un inédit d'un auteur auquel étaient déjà attribuées bien des ?uvres d'authenticité incertaine. Ainsi le P. Wenger était-il occupé à rechercher parmi ces spuria l'?uvre oratoire de Sévérien de Gabala, lorsqu'il identifia sans hésiter, dans un manuscrit du monastère de Stavronikita (mont Athos), ces huit catéchèses. De Jean Chrysostome, on ne connaissait jusqu'alors que les quatre catéchèses conservées dans un homiliaire de la Bibliothèque synodale de Moscou (voir SC 366), la quatrième de cette série figurant aussi dans le manuscrit de Stavronikita. La découverte du P. Wenger porte donc à onze les homélies prébaptismales et postbaptismales de Jean Chrysostome en notre possession. Le grand intérêt de ces homélies catéchétiques est de nous faire connaître les principales étapes de la liturgie baptismale en usage à Antioche, à la fin du IVe siècle l'inscription des catéchumènes pour le baptême et leurs garants, les instructions préparatoires, les exorcismes, le renoncement à Satan et l'adhésion au Christ, l'onction et la profession de foi, le baptême proprement dit et les cérémonies postbaptismales. Au-delà d'une pratique liturgique, c'est à une véritable théologie du baptême qu'introduisent ces catéchèses.
Jean Chrysostome, dans le "Peri Parthenias" se propose de démontrer la dignité et l'excellence de la virginité consacrée. Cette oeuvre s'inscrit dans le grand mouvement de ferveur ascétique qui s'épanouit au cours du IVe siècle. Elle se présente essentiellement comme un long commentaire du chapitre VII de la première Epître aux Corinthiens.
Extrait Homélie 1 Ac 1, 1-2 J'ai écrit un premier livre, ô Théophile, de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu'au jour où il monta au ciel, instruisant par le Saint-Esprit les apôtres qu'il avait choisis. Plusieurs ignorent l'existence même du livre des Actes, ainsi que le nom de son auteur. J'ai donc cru utile d'en entreprendre l'explication pour remédier à cette profonde ignorance, et vous révéler le riche trésor que ce livre renferme. Sa lecture ne nous sera pas moins avantageuse que celle de l'Évangile lui-même, tant il abonde en maximes de sagesse, en vérités dogmatiques et en récit de miracles, principalement de ceux que l'Esprit Saint a opérés. Il mérite ainsi d'être lu avec attention et d'être commenté avec soin. Nous y voyons en effet l'accomplissement des prédictions que Jésus-Christ a faites dans son Évangile ; la vérité y brille de toutes les clartés de l'histoire, et après la descente du Saint-Esprit, les apôtres y paraissent des hommes tout nouveaux. Jésus-Christ leur avait dit : «Celui qui croira en moi fera les oeuvres que je fais et en fera de plus grandes». Il leur avait également prédit qu'ils seraient conduits devant les magistrats et les rois, flagellés dans les synagogues et exposés à mille cruels traitements. Mais il leur avait promis qu'ils sortiraient victorieux de toutes ces épreuves, et il avait annoncé que son Évangile serait prêché dans le monde entier. Eh bien ! Le livre des Actes nous raconte le parfait accomplissement de ces diverses prédictions et de plusieurs autres que les apôtres avaient recueillies de la bouche de Jésus-Christ (Jn 14, 12 ; Mt 10, 18). Vous y verrez les apôtres parcourir d'un vol rapide les continents et les mers, et de timides et grossiers qu'ils étaient naguère, devenir soudain des hommes nouveaux. Ils méprisent les richesses et la gloire, et ils se montrent supérieurs à la colère, à la volupté et à toutes les autres passions. Vous les verrez encore s'aimer comme des frères, étouffer tout souvenir de leurs anciennes rivalités et bannir tout désir comme toute dispute de prééminence. Mais surtout vous admirerez en eux le radieux épanouissement de la charité ; car ils cultivent avec un soin tout particulier cette vertu que Jésus-Christ leur avait tant recommandée, et dont il avait dit : «Tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres» (Jn 13, 35). Quant aux vérités dogmatiques, ce livre en renferme un certain nombre que sans lui nous ne connaîtrions que très imparfaitement; et l'on peut dire en général qu'il éclaire d'un jour tout nouveau la vie, les exemples et la doctrine de Jésus-Christ, qui est le chef de tous les chrétiens. Toutefois, la plus grande partie des Actes contient le récit des travaux de saint Paul, qui a plus travaillé que tous les autres apôtres ; et la raison en est que l'auteur de ce livre est saint Luc, son disciple. [...] Et si l'on me demande pourquoi saint Luc, qui est resté auprès de l'Apôtre jusqu'à son martyre, n'a pas prolongé son récit jusqu'à ce moment, je répondrai que le livre des Actes, tel que nous le possédons, remplit parfaitement le but de l'écrivain. Car les évangélistes ne se sont proposés que d'écrire le plus essentiel ; et ils ont si peu ambitionné la gloire de beaucoup écrire, qu'ils nous ont laissé un grand nombre de traditions orales. [...]
Les deux homélies sur "L'impuissance du diable" , connues jusqu'ici sous le titre latin "De diabolo tentatore" , ont été prononcées par Jean Chrysostome à Antioche peu après le début de son sacerdoce en 386. Dans ces discours qui sont moins une théodicée qu'un plaidoyer pour la création, Bouche d'or se fait tour à tour l'accusateur et l'avocat du diable - celui-là même dont le nom grec, "diabolos" , signifie "calomniateur" . Car les véritables causes du mal, selon l'Antiochien, sont la négligence morale et le mauvais choix, non la nature : combattant par la même occasion le manichéisme, le prédicateur s'attache à imposer l'idée paradoxale que du mal extérieur peut naître le bien, car le vrai bien, comme le vrai mal, est intérieur. A ce titre le diable est impuissant devant le libre choix humain, son existence n'ayant d'autre but que de l'éprouver. Le pasteur propose dès lors cinq voies de conversion, tandis que l'orateur et exégète multiplie antithèses, images insolites et exemples bibliques culminant dans la figure de Job, qui, contrairement à Adam et Eve, a fait le bon choix.