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Vanités urbaines. Street Art Skulls
CHRIXCEL
CRITERES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782370260277
Des memento mori de l'Antiquité au fameux crâne de Damien Hirst, le thème des vanités occupe une place fondamentale dans l'histoire de l'art. Quel objet, mieux qu'un crâne, peut rappeler aux hommes la nature fugace de leur vie et leur inéluctable destin ? En street art aussi, les crânes fleurissent à foison : l'essence éphémère de la vanité est d'autant plus forte dans le contexte de la rue où les oeuvres portent en elles-mêmes la fragilité de l'existence... Véritable leitmotiv pour certains, accessoire pour d'autres, la tête de mort inspire les street-artistes d'ici et d'ailleurs car elle touche à la question universelle du sens de la vie. Cet ouvrage propose un panorama des vanités à travers le prisme du graffiti et du street art avec les oeuvres de plus de 50 artistes du monde entier. Qu'elles soient murales ou sur d'autres supports, ces vanités témoignent d'une imagination toujours renouvelée sur un thème qui transcende tous les domaines de la création.
Mr Lolo débute sa carrière sur la scène du music-hall au début des années 80, où il apprend l'art du maquillage. Quelques années plus tard, il parcourt les rues de Paris la nuit en compagnie de Miss Tic, avec laquelle il prend goût à la pratique du pochoir. Ses créations, aujourd'hui davantage confectionnées en atelier, sont empreintes de ses tribulations scéniques et plastiques : les paillettes et strass appliqués à ses oeuvres insufflent un éclat singulier à ses portraits. Vedettes d'opérette, stars de cinéma, animaux fétiches ou amis proches constituent la galerie personnelle de l'artiste, qui se plaît à transcender sans concession les genres et les sexes pour donner à voir en peinture son hymne à la vie.
La street-artiste Mademoiselle Maurice a fait de l'art du pliage le noyau central de son savoir-faire et de son style. Un défi singulier et inédit jusque-là dans l'histoire de l'art urbain. Ses objets délicats collés à même le béton véhiculent tout à la fois une colère rouge et sourde contre les noirs fossoyeurs de la planète bleue, mais sont aussi une résonance du vivant, associés aux six nuances de l'arc-en-ciel. Pont flottant entre le végétal et l'aérien, entre le corporel et le spirituel, la symbolique de l'arc-en-ciel permet à la plasticienne de créer des liens ténus entre tous les éléments qui composent l'univers. Du micro au macrocosme, sa constellation est un agencement de voies lactées, d'éclipses et de supernovæ, le tout s'inscrivant dans une farandole savamment articulée d'hexagones, de triangles, de cercles et de carrés en 2D. Supports à penser, ses créations surgissent au détour d'une façade pour faire tomber la nôtre : Mademoiselle Maurice interpelle, questionne, repense les architectures urbaines quasi désaturées pour y réinjecter de la chlorophylle, du soleil et de la mer.
Le monde entier est un théâtre". Cette réplique shakespearienne, Ender en a fait son refrain quotidien. Mariolles, gargouilles, anges sont autant de personnages abracadabrants qui s'offrent à nous dans une constante représentation, grâce à ses pochoirs en noir et blanc posés sur les murs gris de Paris. Les saynètes s'enchaînent sous nos yeux, passant allègrement du comique au tragique, sans jamais nous laisser indifférents. Et c'est au cours de ce spectacle, tant classique que moderne, que nous sommes conviés à nous interroger sur notre propre rôle dans cette pièce de théâtre qu'est la vie.
Deux ans et demi : c'est le peu de temps qu'il aura fallu pour transformer un vieux dépôt RATP de la rue des Pyrénées en "terrain mythique" du graff. Si la magie a opéré, c'est grâce aux talents conjugués de plusieurs dizaines d'artistes venus des quatre coins du globe pour poser leurs couleurs, leurs styles, leur parole, leurs blazes sur les centaines de mètres de murs mis à leur disposition entre la fin 2009 et le début 2012. Ainsi, petits et grands noms du graff se sont côtoyés pour peindre, parfois par simple envie de donner un peu de leur personnalité aux murs, mais parfois aussi par désir de dénoncer, de soutenir, de réagir face à l'actualité tout en montrant aux passants le monde avec d'autres yeux. C'est dans cet esprit que ce livre a été conçu, avec autant d'attention pour le plaisir des yeux que pour celui de l'esprit. Au fil des pages, les oeuvres se mêlent les unes aux autres, tout en faisant place à six focus sur des artistes, des crews ou encore des fresques ayant particulièrement marqué la vie du dépôt sous les coups des sprays. Ce livre a vocation à rendre hommage aux artistes qui ont fait de Pyrénées un sommet du graff...
En Europe et par-delà l'Atlantique, Isaac Cordal joue avec les recoins les plus inattendus du paysage urbain. Ses petites figurines de ciment, hommes en costume au dos vouté et à l'allure défaitiste, incarnent les dérives d'une société capitaliste et consumériste. Elles illustrent à travers des saynètes satiriques les imperfections d'un monde déshumanisé. Originaire de Galice, ce sculpteur et talentueux dramaturge interroge autant qu'il condamne le sacro-saint "progrès". Son oeuvre est un combat contre le conditionnement de l'homme. Une méditation sur la condition humaine.
En l'honneur des 400 ans de la naissance de Jean de La Fontaine, l'artiste de street art Codex Urbanus, dont le fameux bestiaire fantastique peuple les murs de Paris et d'ailleurs, revisite les Fables Choisies en Fables Subies. D'abord collées sur les murs avant d'être recueillies dans ce livre, fables et dessins invoquent toutes les créatures chimériques qui peuplent l'imaginaire de l'artiste.
Faujour, c'est le Pitbull du dessin de presse. On se penche pour le caresser et il vous mord les couilles", disait son grand ami Siné. Depuis ses débuts dans les années 80, Faujour a laissé sa trace un peu partout dans la presse écrite et satirique. Notamment à Siné Mensuel, Charlie Hebdo, Guerre & Histoire, Moto Journal, Youngtimers, l'Humanité Hebdo, Canicule, Satiricon, Rouge, Vie Ouvrière... A travers ses dessins, il soutient assidûment la cause animale et pousse des gueulantes dès qu'on abîme la planète.
A la poire à lavement puis à la bombe aérosol, Gérard Zlotykamien investit la rue et ses espaces délaissés depuis les années 1960. Né au milieu de la Seconde Guerre mondiale et à jamais marqué par la barbarie de ce conflit, l'artiste a décliné des silhouettes noires dans un graphisme épuré et dérangeant : les Ephémères. Trait sombre et chancelant, ces personnages sont un cri face à la fragilité de la vie et à la répétition des horreurs dans l'histoire de l'Humanité. Sous la plume de Jérôme Gulon, cet ouvrage rend hommage à l'oeuvre de Gérard Zlotykamien : unique, intègre et précurseur d'un mouvement aujourd'hui appelé Street art.