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LES CARNETS DU CARDINAL BAUDRILLART. 20 novembre 1935 - 11 avril 1939
Christophe Paul
CERF
57,00 €
Épuisé
EAN :9782204054126
A partir du 20 novembre 1935, les carnets d'Alfred Baudrillart redoublent d'intérêt car Pie XI vient de le créer cardinal. Recteur de l'Institut catholique depuis 1907, académicien depuis 1918, évêque en 1921, archevêque en 1928, Mgr Baudrillart continue en effet, depuis le 1er août 1914, d'inscrire chaque soir dans un carnet les faits marquants de sa vie quotidienne. Dans ces carnets inédits, rédigés avec une franchise totale, le recteur nous livre les consignes de Pie XI, il nous fait pénétrer dans les rouages de la curie romaine, rencontrer le cardinal Pacelli, les évêques Pizzardo, Ottaviani, Ruffini, Tardani et Montini ; il nous introduit dans le monde de ses pairs, les cardinaux français Verdier, Liénart, Gerlier, avec qui il travaille, et les cardinaux étrangers qu'il croise à Rome ; il nous conduit à l'Académie française où il s'entretient avec Doumic, Goyau, Hanotaux, Bonnard, Pétain, Weygand, et bien d'autres ; il nous révèle les tractations menées en vue de nouvelles élections ; il nous entraîne auprès des grands de ce monde, Alphonse XIII, réfugié à Rome, ou l'archiduc Otto de Habsbourg, héritier du trône d'Autriche ; il nous invite dans la haute société, dans les ambassades ou dans sa famille pour célébrer le centenaire de la mort d'Antoine-Isaac Silvestre de Sacy, l'" orientaliste ", son arrière-grand-père. Avec ce volume, le lecteur peut revivre aussi bien les péripéties de la démission forcée de l'archevêque de Rouen que le déroulement du conclave de mars 1939 : malgré son grand âge et ses infirmités, le cardinal Baudrillart a tenu à y assister. Il nous livre les chiffres réels des suffrages obtenus par le cardinal Pacelli, le nouveau pape Pie XII. Le lecteur connaîtra les réactions du cardinal face à la guerre d'Ethiopie, la remilitarisation de la Rhénanie, le Front populaire, la guerre d'Espagne, la guerre sino-japonaise ; il prendra la mesure de son indignation devant l'Anschluss, dans la crise des Sudètes, en présence de l'annexion de la Bohême par Hitler et de l'invasion de l'Albanie par Mussolini ; en bref, il revivra les événements majeurs qui conduisirent à la Seconde Guerre mondiale, en compagnie d'un cardinal toujours passionné par l'évolution de l'Eglise et par la vie politique de la France et du monde.
Résumé : Après une interruption des conciles ?cuméniques, longue de trois siècles, Vatican I représentait à juste titre, suivant le mot de Louis Veuillot, " un événement ". Mais aujourd'hui, pourquoi donc s'intéresser encore à Vatican I, un concile composé essentiellement d'Européens, dominé par la nostalgie d'une " chrétienté " protectrice de la foi, par des conflits doctrinaux d'un autre âge, un concile interrompu, inachevé, et qui ne s'est guère intéressé qu'aux pouvoirs du Pontife romain ? Pour ce dernier motif précisément ! A l'heure où Jean-Paul II propose aux Eglises chrétiennes d'engager un dialogue pour " trouver une forme d'exercice de la primauté ouverte à une situation nouvelle ", il est nécessaire de discerner ce que Vatican I a exactement défini. A l'heure où une certaine confusion est entretenue à propos des déclarations romaines, il est indispensable de comprendre ce que les Pères du concile ont voté en définissant l'existence et les conditions d'exercice du magistère infaillible du Pontife romain.
Inlassable, malgré son âge, ses infirmités, sa tâche écrasante. Alfred Baudrillart poursuit avec obstination la rédaction de son Journal. Dans ce nouveau volume, le lecteur peut revivre les perplexités du cardinal pendant une période cruciale de l'histoire : pacte germano-soviétique, écrasement de la Pologne, guerre russo-finlandaise, invasion du Danemark et de la Norvège, foudroyante attaque allemande à l'Ouest, désastre militaire de la France, appel au maréchal Pétain, armistice, etc. L'ouvrage s'achève à la veille de l'offensive allemande contre l'URSS, le jour où le recteur Baudrillart se prend à douter d'avoir " choisi le bon parti " (19 mai 1941). Car le cardinal a choisi. En avril 1940, il voulait encore mettre Hitler " hors la loi ". Depuis la rencontre de Montoire et la déclaration du maréchal Pétain acceptant le principe d'une politique de collaboration avec l'Allemagne, le recteur invite les Français à faire confiance au Maréchal. Les Carnets nous révèlent, jour après jour, le cheminement de sa pensée et les raisons de son choix. Ils nous introduisent dans le monde des collaborateurs (Alphonse de Châteaubriant, Georges Claude, Abel Bonnard, etc. ). Mais le recteur nous renseigne aussi sur la levée des sanctions qui ont frappé l'Action française, sur l'entrée des Allemands dans Paris et l'attitude de la population, sur la perquisition opérée chez lui. Il nous livre ses jugements sur le général de Gaulle, sur l'amiral Thierry d'Argenlieu, sur les mouvements spécialisés d'Action catholique. Il nous dévoile le contenu de ses conversations avec le nonce Valerio Valeri, le cardinal Suhard, le général Sikorski. Les Carnets nous entraînent de l'Académie française à l'Assemblée des cardinaux et archevêques de France, de l'Institut catholique jusqu'aux embarras de la circulation, avec un cardinal qui se prend à rêver d'une nouvelle Europe. Une mine de renseignements pour l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et pour les historiens des mentalités.
L'auteur de La Mare au diable et de La Petite Fadette s'est passionnée toute sa vie pour le combat des idées et la quête de la vérité. Sa recherche inlassable de Dieu transparaît dans ses nombreux romans, mais surtout dans Histoire de ma vie et dans son imposante correspondance. Élevée par une grand-mère voltairienne, Aurore Dupin dite " George Sand " se convertit à l'âge de quatorze ans. Plus tard, elle rompt avec l'Église catholique mais garde la foi en " un Dieu de miséricorde ". Attachée à la " figure sublime " de Jésus, elle voit de plus en plus en lui un homme qui incarne la quête de divin, de justice et d'égalité propre aux romantiques. Amie de Lamennais, proche du courant des catholiques sociaux, elle se révolte contre l'alliance de l'Église avec le parti de l'ordre à partir de 1848. Elle rejette également l'image d'un Dieu bon qui pourrait tolérer l'enfer. Elle n'a cessé de confesser sa foi " dût-elle paraître insuffisante aux uns, excessive aux autres : la doctrine éternelle des croyants, le Dieu bon, l'âme immortelle et les espérances de l'autre vie, voilà ce qui, en moi, a résisté à tout examen, à toute discussion et même à des intervalles de doute désespéré ". Paul Christophe suit les atermoiements des convictions religieuses de George Sand à travers ses rencontres, ses amours, ses voyages, ses combats.
Résumé : - Nouvelle édition mise à jour et augmentée d'un nouveau chapitre : de la renonciation de Benoît XVI jusqu'au pontificat du pape François - Une écriture simple et très documentée
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...