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LES CARNETS DU CARDINAL BAUDRILLART (11 avril 1939-19 mai 1941)
Christophe Paul
CERF
56,00 €
Épuisé
EAN :9782204059169
Inlassable, malgré son âge, ses infirmités, sa tâche écrasante. Alfred Baudrillart poursuit avec obstination la rédaction de son Journal. Dans ce nouveau volume, le lecteur peut revivre les perplexités du cardinal pendant une période cruciale de l'histoire : pacte germano-soviétique, écrasement de la Pologne, guerre russo-finlandaise, invasion du Danemark et de la Norvège, foudroyante attaque allemande à l'Ouest, désastre militaire de la France, appel au maréchal Pétain, armistice, etc. L'ouvrage s'achève à la veille de l'offensive allemande contre l'URSS, le jour où le recteur Baudrillart se prend à douter d'avoir " choisi le bon parti " (19 mai 1941). Car le cardinal a choisi. En avril 1940, il voulait encore mettre Hitler " hors la loi ". Depuis la rencontre de Montoire et la déclaration du maréchal Pétain acceptant le principe d'une politique de collaboration avec l'Allemagne, le recteur invite les Français à faire confiance au Maréchal. Les Carnets nous révèlent, jour après jour, le cheminement de sa pensée et les raisons de son choix. Ils nous introduisent dans le monde des collaborateurs (Alphonse de Châteaubriant, Georges Claude, Abel Bonnard, etc. ). Mais le recteur nous renseigne aussi sur la levée des sanctions qui ont frappé l'Action française, sur l'entrée des Allemands dans Paris et l'attitude de la population, sur la perquisition opérée chez lui. Il nous livre ses jugements sur le général de Gaulle, sur l'amiral Thierry d'Argenlieu, sur les mouvements spécialisés d'Action catholique. Il nous dévoile le contenu de ses conversations avec le nonce Valerio Valeri, le cardinal Suhard, le général Sikorski. Les Carnets nous entraînent de l'Académie française à l'Assemblée des cardinaux et archevêques de France, de l'Institut catholique jusqu'aux embarras de la circulation, avec un cardinal qui se prend à rêver d'une nouvelle Europe. Une mine de renseignements pour l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et pour les historiens des mentalités.
A partir du 20 novembre 1935, les carnets d'Alfred Baudrillart redoublent d'intérêt car Pie XI vient de le créer cardinal. Recteur de l'Institut catholique depuis 1907, académicien depuis 1918, évêque en 1921, archevêque en 1928, Mgr Baudrillart continue en effet, depuis le 1er août 1914, d'inscrire chaque soir dans un carnet les faits marquants de sa vie quotidienne. Dans ces carnets inédits, rédigés avec une franchise totale, le recteur nous livre les consignes de Pie XI, il nous fait pénétrer dans les rouages de la curie romaine, rencontrer le cardinal Pacelli, les évêques Pizzardo, Ottaviani, Ruffini, Tardani et Montini ; il nous introduit dans le monde de ses pairs, les cardinaux français Verdier, Liénart, Gerlier, avec qui il travaille, et les cardinaux étrangers qu'il croise à Rome ; il nous conduit à l'Académie française où il s'entretient avec Doumic, Goyau, Hanotaux, Bonnard, Pétain, Weygand, et bien d'autres ; il nous révèle les tractations menées en vue de nouvelles élections ; il nous entraîne auprès des grands de ce monde, Alphonse XIII, réfugié à Rome, ou l'archiduc Otto de Habsbourg, héritier du trône d'Autriche ; il nous invite dans la haute société, dans les ambassades ou dans sa famille pour célébrer le centenaire de la mort d'Antoine-Isaac Silvestre de Sacy, l'" orientaliste ", son arrière-grand-père. Avec ce volume, le lecteur peut revivre aussi bien les péripéties de la démission forcée de l'archevêque de Rouen que le déroulement du conclave de mars 1939 : malgré son grand âge et ses infirmités, le cardinal Baudrillart a tenu à y assister. Il nous livre les chiffres réels des suffrages obtenus par le cardinal Pacelli, le nouveau pape Pie XII. Le lecteur connaîtra les réactions du cardinal face à la guerre d'Ethiopie, la remilitarisation de la Rhénanie, le Front populaire, la guerre d'Espagne, la guerre sino-japonaise ; il prendra la mesure de son indignation devant l'Anschluss, dans la crise des Sudètes, en présence de l'annexion de la Bohême par Hitler et de l'invasion de l'Albanie par Mussolini ; en bref, il revivra les événements majeurs qui conduisirent à la Seconde Guerre mondiale, en compagnie d'un cardinal toujours passionné par l'évolution de l'Eglise et par la vie politique de la France et du monde.
Stonehenge, les alignements de Carnac... Ces sites sacrés demeurent mystérieux. La civilisation mégalithique reste muette. L'auteur s'appuie sur les mystérieuses pierres bleues de Stonehenge pour fonder son hypothèse de l'unité sacrée, un concept qui va faire parler les pierres. Ce prisme de lecture nous permet de retrouver la vision de l'univers et donne des indications sur les croyances religieuses. La notion d'unité sacrée restitue le langage de nos ancêtres, celui du symbole.
Biographie de l'auteur Paul Christophe, professeur émérite à la faculté de théologie de l'université catholique ,de Lille, dirige une collection d'histoire religieuse aux Editions du Cerf. Il est l'auteur d'une Histoire de l'Eglise et de nombreux ouvrages de recherche ou d'initiation.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones