Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Église de France dans la Révolution de 1848
Christophe Paul
CERF
26,40 €
Épuisé
EAN :9782204057752
1848-1998. Il y a 150 ans, en février 1848, une révolution éclatait à Paris. Elle se voulait sociale. Spectacle étonnant les insurgés acclamaient les prêtres aux cris de : Vive la religion, Vive le Christ, Vive Pie IX. La popularité du Clergé s'expliquait par ses choix : détaché du régime de Louis-Philippe, il se situait du côté de ceux qui revendiquaient la liberté, mais surtout, avec des laïques engagés et grâce à des évêques courageux, il plaidait la cause de l'ouvrier que l'industrie moderne réduisait à l'état de machine. Mais il y eut aussi l'insurrection de juin 1848 ; elle suscita le désenchantement, le reflux des espérances, le silence des prêtres, le reniement de la liberté. Les causes sont multiples : le décalage entre les villes et les villages de France sans doute, mais aussi la crainte de tout bouleversement social, un enseignement routinier, l'inadaptation de l'Eglise du temps aux évolutions en cours, la peur du principe même de liberté qu'elle refusait d'appliquer à son propre fonctionnement. La révolution de 1848 a laissé l'amertume d'une occasion manquée. A l'heure où le libéralisme économiquqe semble triompher, la mémoire de l'Histoire peut aider les hommes à se situer dans le présent et à orienter l'avenir.
L'auteur de La Mare au diable et de La Petite Fadette s'est passionnée toute sa vie pour le combat des idées et la quête de la vérité. Sa recherche inlassable de Dieu transparaît dans ses nombreux romans, mais surtout dans Histoire de ma vie et dans son imposante correspondance. Élevée par une grand-mère voltairienne, Aurore Dupin dite " George Sand " se convertit à l'âge de quatorze ans. Plus tard, elle rompt avec l'Église catholique mais garde la foi en " un Dieu de miséricorde ". Attachée à la " figure sublime " de Jésus, elle voit de plus en plus en lui un homme qui incarne la quête de divin, de justice et d'égalité propre aux romantiques. Amie de Lamennais, proche du courant des catholiques sociaux, elle se révolte contre l'alliance de l'Église avec le parti de l'ordre à partir de 1848. Elle rejette également l'image d'un Dieu bon qui pourrait tolérer l'enfer. Elle n'a cessé de confesser sa foi " dût-elle paraître insuffisante aux uns, excessive aux autres : la doctrine éternelle des croyants, le Dieu bon, l'âme immortelle et les espérances de l'autre vie, voilà ce qui, en moi, a résisté à tout examen, à toute discussion et même à des intervalles de doute désespéré ". Paul Christophe suit les atermoiements des convictions religieuses de George Sand à travers ses rencontres, ses amours, ses voyages, ses combats.
Résumé : - Nouvelle édition mise à jour et augmentée d'un nouveau chapitre : de la renonciation de Benoît XVI jusqu'au pontificat du pape François - Une écriture simple et très documentée
Stonehenge, les alignements de Carnac... Ces sites sacrés demeurent mystérieux. La civilisation mégalithique reste muette. L'auteur s'appuie sur les mystérieuses pierres bleues de Stonehenge pour fonder son hypothèse de l'unité sacrée, un concept qui va faire parler les pierres. Ce prisme de lecture nous permet de retrouver la vision de l'univers et donne des indications sur les croyances religieuses. La notion d'unité sacrée restitue le langage de nos ancêtres, celui du symbole.
Les témoignages personnels sont souvent beaucoup plus convaincants que bien des traités de spiritualité. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne la souffrance. Cet ouvrage présente des lettres ou des extraits de journaux personnels qui font entendre le cri et la foi de ceux qui ont souffert. La souffrance qui s'exprime à travers ces textes - choisis en raison de leur portée historique et de leur résonance spirituelle - provient de causes diverses l'inaptitude à l'état de vie choisi, la peur du regard des autres, la faiblesse ressentie face à l'idéal entrevu, la nuit du doute et les ténèbres spirituelles, le démon de midi, la tentation de désespérer de l'homme, la tristesse devant l'état de l'Eglise et la faiblesse de ceux qui la dirigent, l'intransigeance des autorités ecclésiastiques. Les sanctions ecclésiastiques, lorsqu'elles semblent imméritées et brutales, se révèlent les plus difficiles à accepter car elles proviennent de représentants autorisés de l'Eglise pour laquelle les hommes qui en sont frappés ont offert leur vie. Celle-ci risque alors de leur apparaître privée de sens et gâchée. Le ressort de leur activité peut en être brisé. L'auteur s'est attaché à éclairer ces textes en donnant toutes les explications nécessaires à leur compréhension. Il s'est abstenu en même temps de porter quelque jugement que ce soit sur la façon dont la souffrance a été assumée par ces hommes et par ces femmes. Les textes choisis parlent d'eux-mêmes.
Résumé : Le temps est la matière vive de l'Histoire, que l'on s'attache de longue date à découper et à périodiser. Ainsi sont nés les époques, les périodes ou les âges de notre histoire. A ces "divisions imaginaires du temps", selon l'expression de Charles Seignobos, les historiens ont consacré de nombreux et importants travaux. Un aspect est demeuré cependant en retrait : celui qui a trait aux noms et dénominations de ces époques. On ne s'est en effet jamais contenté de "découper l'Histoire en tranches", on l'a dotée d'une kyrielle de noms propres - de "Moyen Age" à "Belle Epoque", de "Renaissance" à "Ancien Régime" -, qui pèsent sur la compréhension du passé. Car nommer n'est jamais neutre. La désignation d'une période charrie avec elle tout un imaginaire, une théâtralité, voire une dramaturgie qui viennent en gauchir l'historicité, et donc la signification. Elucider les noms d'époque - les linguistes disent "chrononymes" - constitue donc une opération essentielle pour qui souhaite envisager le passé sans anachronisme ni faux-semblants. C'est à cette entreprise que ce livre est consacré. Les quatorze essais qui le composent s'attachent à quatorze "noms d'époque " du contemporain, choisis parmi les plus usuels, en France comme à l'étranger. L'enquête débute au lendemain de la Révolution française, qui a échoué à réordonner le temps, mais réussi à le bouleverser. Elle s'achève dans les dernières années du XXe siècle. Entre-temps se dévoilera une large partie de l'histoire contemporaine, du "Risorgimento" à la "Fin de siècle", du "Gilded Age" aux "Trente Glorieuses", des "Années folles" aux "années noires".
Une synthèse vivante et novatrice sur l'affrontement franco-allemand de 1870-1871. Si les images de la guerre de 1870-1871 ont fortement imprimées les consciences, la réalité et les enjeux de ce conflit demeurent méconnus. Pour éclairer cette matrice des affrontements franco-allemands consécutifs, Alain Gouttman a réouvert tous les dossiers : les circonstances du déclenchement du conflit, le déroulement des opérations jusqu'aux capitulations de Sedan, Metz et Paris, les raisons de la suprématie militaire allemande, la Commune de Paris et la réaction versaillaise... Se faisant, l'auteur resserre les liens qui unissent des événements trop souvent étudiés de manière disparate et propose une vision totale du conflit.
Résumé : Jusqu'à l'été 1914, trois prestigieuses familles tiennent les rênes dans la vieille Europe : les Romanov en Russie, les Habsbourg en Autriche-Hongrie et les Hohenzollern en Allemagne. Les années qui précèdent l'attentat de Sarajevo voient une succession d'évènements dramatiques auxquels les membres de ces familles étroitement apparentées participent tout à tour. Liens de famille et politique se cotoîent et se téléscopent, laissant surgir des figures légendaires au c?ur du cataclysme : le tsar Nicolas et sa femme Alexandra, le Kaiser Guillaume II, François-Joseph, François-Ferdinand, puis Charles le dernier empereur d'Autriche. La révolution russe de 1917 sonne leur glas avant la défaite de 1918 qui les entraîne dans la mort ou dans la débâcle. On retrouvera ici avec bonheur la clarté des explications et la fougue du conteur exceptionnel.
Le Second Empire a mauvaise presse : né d'un coup d'Etat en 1851, il se termine par la débâcle militaire de Sedan en 1870. La période charrie aussi des stéréotypes d'argent facile, de corruption, d'une perpétuelle "fête impériale"... Toutes ces images sont réductrices. Napoléon III, souverain éclairé, a modernisé la France comme personne avant lui, favorisant la création de lignes de chemins de fer et de banques, lançant la transformation de Paris conduite par Haussmann et appuyant le percement du canal de Suez par Lesseps. Empereur soucieux du sort des ouvriers, il autorise le droit de grève en 1864 et tolère les premiers syndicats. Sous son règne, la vie culturelle brille de tous ses feux avec Flaubert, Baudelaire, Courbet, Manet, Carpeaux, Gounod, Offenbach, Nadar... Défenseur des idéaux de 1789 et admirateur de l'oeuvre de son oncle Napoléon Ier, il restaure le suffrage universel et, après une période autoritaire, met peu à peu en place un régime libéral qui permet, à la fin du règne, de réconcilier dans les faits libéralisme et démocratie grâce à l'instauration d'un véritable régime parlementaire. Préoccupé de la grandeur de la France, il rend au pays, après la guerre de Crimée, la première place en Europe, avant d'aider l'Italie à réaliser son unité tout en rattachant à la France Nice et la Savoie. Il ne parvient cependant pas à faire face à la volonté de Bismarck de créer par tous les moyens l'unité allemande, ce qui provoque sa chute. Romantique, séducteur, attachant, Napoléon III vaut, comme le Second Empire, bien mieux que son image, c'est ce que l'auteur démontre ici de manière exhaustive, convaincante, avec brio et loin de toute hagiographie.