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Après le monde. Chroniques de la fatigue générale
Christin Rodolphe
CROQUANT
14,00 €
Épuisé
EAN :9782365120388
Chargé d'une mission d'investigation par-delà les bornes de la vie et de la mort, un scribologue à l'esprit dérangé dresse, sous nos yeux inquiets, la carte d'un monde entièrement sous contrôle et pourtant lancé sur la pente de sa désagrégation. Dans ce monde irréel, nous croisons des personnages poétiques et déjantés : le migrant Salmon Fish qui, après une longue traversée en pirogue, se voit accueillir par des hommes en uniformes puis mis dans un camp dans l'attente d'un avenir incertain ; le sergent Mabitetmonkouto, un guerrier solitaire et fou ; une femme mystérieuse sortie sans doute d'un roman de Volodine, Mishamita Olianov ; un patrouilleur des côtes amoureux de la mer, du vent et d'une prostituée adepte de la méditation zen. Ce roman hors norme est le récit d'un voyage forcé à travers l'espace, les psychismes et le temps. Il nous conduit aux quatre coins d'un monde partout profané. Les îles du Grand Nord et le vaste océan abritent-ils les dernières issues possibles ? Sans jamais se départir d'un humour caustique et d'une langue inventive, Rodolphe Christin interroge le devenir du monde. Avec ce roman, résultat d'un imaginaire dévergondé, il ne s'est probablement jamais approché aussi près de la face obscure, et parfois absolument belle, de la réalité. Ce road-movie d'anticipation dresse le portrait d'une époque perturbée qui pourrait dériver de la nôtre tant les ressemblances sont troublantes.
Le tourisme est la première industrie mondiale, même s'il est pratiqué par seulement 3,5 % de la population... Un luxe réservé aux occidentaux qui, depuis l'avènement des congés payés, ont intégré "un devoir d'ailleurs et de loisirs". Mais qui n'a pas senti ce malaise, dans une boutique de souvenirs ou sur une plage des Caraïbes couvertes de baigneurs blancs ? Qui n'a jamais ramené de vacances le sentiment de l'absurde ? Car même les mieux intentionnés des voyageurs contribuent malgré eux à la mondophagie touristique. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette conquête démesurée des quatre coins du monde : ni la pollution qu'elle impose, ni la disparition des spécificités culturelles qu'elle vient niveler et encore moins la conscience de l'Autre qu'elle réduit à une relation marchande. Pouvons-nous nous évader du tourisme ? Rodolphe Christin nous invite à retrouver l'essence du voyage : préférer le chemin à la destination, et "disparaître" plutôt qu'apparaître partout.
Résumé : L'industrie touristique révèle l'ambiguïté de notre rapport au monde, ses excès comme ses manques. En tant que production du capitalisme, le tourisme digère les composantes des territoires qu'il domine, provoquant des effets délétères connus. Cependant son économie est fragile, comme l'a dévoilé la pandémie. Dans un contexte de crises environnementales, géopolitiques et sociales, comment réfléchir au voyage, bien souvent réduit à une photo, un "post" ou un bibelot vite oubliés ? Notre responsabilité partagée de "sauver le monde" implique-t-elle nécessairement de renoncer à sa rencontre et de réprimer tout élan pour se rapprocher de l'autre et de l'ailleurs ? Est-il seulement possible de conjuguer l'injonction du départ à des restrictions d'accès ? Si l'on admet que la découverte peut encore avoir un sens, une autre voie doit être tracée. Peut-on voyager encore ? est une invitation à penser les nouveaux chemins écosophiques que nous pourrions emprunter pour se rapprocher du monde.
Le tourisme est la première industrie mondiale, même s'il est pratiqué par seulement 3,5 % de la population... Un luxe réservé aux occidentaux que Rodolphe Christin décrit avec brio dans ce Manuel de l'antitourisme, un petit livre caustique et brillant sur les dangers et les limites de notre société consommatrice de voyages. Car depuis l'avènement des congés payés, les occidentaux ont intégré "un devoir d'ailleurs et de loisirs" lourd de conséquences. Le tourisme est avide de kérosène et de lieux confortables, "occidentalisés", de sorte qu'il contribue de façon exponentielle à la pollution atmosphérique, tout en dénaturant les sites naturels.
Présentation de l'éditeur La puissance d'enchantement de l'industrie touristique repose sur sa capacité à faire oublier son caractère précisément industriel, par conséquent soumis aux règles d'un productivisme et d'un consumérisme sans frontières. Afin d'étendre le marché, la massification du désir touristique s'appuie sur la diffusion d'un puissant imaginaire dans lequel la mobilité est devenue le modèle comportemental dominant. On a vendu partout l'évasion" et créé des infrastructures dédiées à cet effet, sans voir que ce processus de commercialisation détruisait la dimension symbolique du voyage. Au service de la consommation du monde, le tourisme suppose non seulement une sensibilité particulière, mais aussi une réalité organisée autour de lieux modélisés selon des principes gestionnaires. Désinvesti de son territoire d'origine, le touriste nourrit l'espoir confus de trouver ailleurs ce qui lui manque chez lui : le goût de vivre une existence conviviale sur un territoire encore chargé de sens et de vie. Mais par sa présence même, il détruit ce qu'il est venu chercher.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.