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Demain, la République
Christin Olivier
BORD DE L EAU
22,00 €
Épuisé
EAN :9782356875501
Ce livre part du constat d'une très forte activité de recherche et de publication sur la question républicaine depuis une vingtaine d'années, comme en témoigne la multiplication des colloques et des réseaux de recherche internationaux, mais aussi d'un cloisonnement des problématiques et des disciplines, qui contribue à perpétuer des malentendus, à creuser des partages ruineux et à prolonger de longs silences. II a donc pour ambition de confronter les traditions intellectuelles nationales et les disciplines autour de cet objet à la fois central et mal cerné, dont l'actualité ne cesse de nous être rappelée par les débats sur l'école, la citoyenneté, les biens communs, l'impôt et la redistribution, ou encore les formes de la construction de la volonté générale. Il aborde donc avec les plus grands spécialistes internationaux la pensée républicaine et l'idéal républicain entre l'expérience de la fin du Moyen Age et l'hypothétique désenchantement actuel en passant par le tournant moderne du droit naturel, les Lumières et les Révolutions, les affrontements et les conquêtes du XIXe siècle et le cheminement de la question sociale. Il ne s'agit pas de confirmer l'idée d'une crise de la République, qu'annoncent à l'envi d'innombrables essais, mais de prendre cette antienne pour une invitation justement à sortir des prophéties auto-réalisantes, des simplifications polémiques et aveugles, des nostalgies nationales d'un âge d'Or qui ne fut jamais.
La République est une et indivisible, assuraient les révolutionnaires. Son histoire, en revanche, ne l'est pas. Il n'est plus possible aujourd'hui de l'écrire d'un bloc ou comme une longue généalogie qui ferait de nos démocraties les héritières plus moins fidèles d'Athènes, de Sparte ou de Rome. Résolument européen, ce volume a donc pour ambition de retracer l'ensemble des traditions politiques, des doctrines philosophiques ou religieuses et des aspirations collectives qui ont dessiné l'histoire des républicanismes et des régimes républicains. De Rome à Florence, de la Révolution anglaise aux Révolutions américaines et françaises, des oligarchies urbaines à la République sociale, il souligne la diversité des expériences historiques concrètes et rappelle les obstacles, les échecs, les détours rencontrés au cours de celles-ci dans la poursuite des idéaux de liberté, d'égalité ou de justice. C'est donc une histoire plurielle, ouverte, souvent exaltante mais tout aussi souvent contrariée, que dévoile ce volume confié à quelques-uns des meilleurs spécialistes européens actuels. Il s'y dévoile page après page et par-delà les singularités historiques, des traits communs ou un air de famille du Républicanisme, qui s'impose comme alternative au libéralisme et au populisme en récusant la religion du marché du premier et l'essentialisation du peuple du second pour appeler à la construction d'un espace commun de confrontation et de fabrication de l'intérêt général.
Chercher Dieu jusqu'au bout. Jusqu'à se perdre, jusqu'à humilier, frapper ou mutiler son corps pour prendre congé du monde et libérer son âme, jusqu'à attendre la mort avec impatience et couper toute relation inutile avec ses semblables, y compris sa famille, jusqu'à se plier aux règles les plus strictes et les plus arbitraires pour s'interdire toute liberté et toute marge d'interprétation. Certaines expériences religieuses présentes ou passées conduisent à ces comportements de rupture excessifs et peut-être compulsifs. C'est à retracer l'une des plus spectaculaires d'entre elles - celle des mystiques et des saintes sans Eglise du XVIIe siècle - et à en montrer les prolongements contemporains dans un monde partiellement déchristianisé que s'attache ce livre.
La Réforme n'a pas accouché comme par magie d'un homme nouveau, plus croyant et plus rationnel, plus moderne surtout, laissant ces projets et ces illusions à d'autres révolutions. Elle a cependant bouleversé pour les hommes et les femmes du XVIe siècle les manières de croire et de prier, de lire la Bible et d'entendre la Parole de Dieu, mais aussi de manger, de dormir, de se vêtir, d'aimer, de parler, de se repérer dans le temps ou de préparer sa mort, imprimant une transformation profonde aux sociétés européennes et aux identités individuelles et collectives dont nous sommes encore les héritiers. Née d'une aspiration à la rénovation de l'Eglise dans sa tête et dans ses membres, la Réforme a bien été en cela une révolution. C'est à prendre la mesure de ce changement à la fois anthropologiques, politique et social que s'attache ce livre, qui pour la première fois réunit historiens, théologiens, linguistes, philosophes, historiens de l'art ou encore spécialistes de l'histoire des femmes pour porter au jour l'héritage de cette naissance de la modernité.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.