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Le foncier. Entre propriété et expertise
Chouquer Gérard ; Dalbin Jean-François
ECOLE DES MINES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782356715494
L'expertise foncière bute souvent sur des difficultés qui génèrent des blocages de projets, parce qu'on n'a pas pris le temps d'en dénouer les contradictions. Au coeur du sujet, les questions juridiques, la distinction entre l'immatriculation et la publicité foncière française, la méconnaissance du cadastre et de la fiscalité, l'ambiguïté des droits de propriété et des faisceaux de droits, les investissements massifs dans les terres, la notion de portage foncier, auxquelles s'ajoutent les décalages entre pays riches et pays pauvres, entre professionnels et chercheurs et entre disciplines scientifiques. Cet ouvrage dresse un inventaire de ces questions à travers un vaste panorama dans le temps et dans l'espace. Il examine l'évolution des concepts juridiques de Rome à nos jours en s'appuyant sur des moments clefs de l'histoire de la propriété foncière en Angleterre, en France et dans les empires coloniaux. Il compare et interprète ce qui prévaut dans différents espaces géographiques dans les pays anglo-saxons et en France, mais aussi dans les pays en développement (Madagascar, Tunisie, Liban, Sierra Leone, Haïti), et s'interroge sur les enjeux juridiques face à la montée du droit de l'environnement et la notion de Bien commun. Cet ouvrage aidera tous ceux, chercheurs, politiques ou praticiens, qui abordent les questions foncières sans en être a priori spécialistes.
La terre a toujours fait l'objet de convoitises et d'appropriation. Mais la pression commerciale sur les terres de nombreux pays estimés vides s'est accrue lors des crises alimentaire et financière de 2008-2009. De vastes transferts sont en cours, pour des raisons de sécurité alimentaire ou énergétique, mais aussi pour des motifs de spéculation. L'agriculture mondiale intègre progressivement le marché néolibéral et cesse d'être un espace protégé. Cet ouvrage décrit le phénomène et tente de caractériser ses conséquences géographiques. Le fait de faire porter par les terres d'un autre pays les récoltes d'un pays peuplé ou sans terres, et de le faire par l'intermédiaire d'un montage qui implique des pays ou des organismes garants conduit vers de nouveaux espaces. Alors, entre la faim de terres des 450 millions de paysans qui en sont privés et l'appétit d'espaces des investisseurs, comment dégager une politique foncière acceptable de réduction des insécurités, de respect des milieux et de défense de la pluralité des droits s'exerçant sur la terre?
Le développement, ces dernières années, de la recherche et des études sur l'histoire et l'archéologie du paysage incite aujourd'hui à faire un bilan critique des différentes approches. L'auteur, un des meilleurs spécialistes du sujet, propose dans ce livre deux essais complémentaires. Le premier analyse sans complaisance les dérives des études morpho-historiques. Le second propose un renouvellement de la recherche, et jette les bases d'études futures.
De plus en plus de travaux s'accordent pour dire que les animaux tiennent compte des comportements et des pratiques des hommes et adaptent leurs conduites en conséquence. Ils sont donc agents, voire acteurs. Ces ajustements reposent sur une mémoire générationnelle et des formes de transmission difficiles à analyser. Les disciplines, qu'il s'agisse de psychologie, d'éthologie cognitive ou d'anthropologie, peinent à les saisir. Peut-on parler au nom d'êtres naturellement dépourvus de langage ? Tout l'enjeu est alors d'accéder à un point de vue qui n'est pas celui de l'homme. Les outils dont nous disposons sont l'observation, bien sûr, mais, plus intimement aussi, la perception et les affects. La question du travail, du genre et, plus généralement, de la transmission culturelle des formes est-elle pertinente s'agissant de sociétés non humaines ? Les méthodes et les concepts des sciences humaines et sociales sont-ils adaptés à l'étude des sociétés animales ? Sans éluder les difficultés que fait naître cette épistémologie en miroir, ce numéro explore le champ des sociabilités animales.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
Entre 2012 et 2019, Baptiste Coulmont et Pierre Mercklé ont tenu une chronique régulière dans le journal Le Monde. Au coeur de leur démarche : rendre compte de la sociologie telle quelle se fait aujourd'hui. Dans le foisonnement des enquêtes, ils ont choisi les plus instructives. Celles qui nous expliquent pourquoi les top-modèles ne sourient pas, quelles sont les bonnes raisons de croire au Père Noël, comment contourner l'impôt sur la fortune, ou si la participation des hommes aux tâches ménagères est un facteur de divorce. Celles qui nous montrent comment les sociologues travaillent, avec des enquêtés qui meurent, qui mentent ou qui s'insultent. Celles qui nous rappellent que nous n'avons tous ni les mêmes ressources, ni les mêmes désirs. Rassemblées pour la première fois dans cet ouvrage, ces chroniques sociologiques traversent une décennie d'enquêtes, de grandes questions sociales et de petites énigmes sociologiques. Elles nous rappellent qu'il faut de tout pour faire le monde social tel qu'il est. Et elles montrent comment les sciences sociales peuvent aider, avec les armes et les outils de l'enquête, à mieux comprendre la société, dans toute sa diversité et toute sa complexité.
Andréa-Novel Brigitte d' ; Fabre Benoît ; Jouvelot
Brigitte d'Andréa-Novel, professeur d'automatique à MINES ParisTech, a coordonné cet ouvrage. Il est le fruit de l'expérience du cours intitulé "Acoustique, Informatique, MusiquE" qu'elle a créé pour les élèves ingénieurs de troisième année du cycle ingénieurs civils. Son objectif est de présenter un très large panorama des outils scientifiques dédiés à la musique : liens entre mathématiques, harmonie et composition, méthodes de traitement du signal pour l'analyse et la synthèse des sons musicaux, méthodes d'automatique pour le contrôle d'instruments réels ou virtuels modélisés par les lois de l'acoustique, outils logiciels et matériel, notamment associés à la norme MIDI. De nombreux exemples et travaux pratiques sont proposés pour illustrer l'ensemble des notions présentées, ainsi qu'un CD-audio contenant des réalisations de synthèse sonore et des extraits musicaux. Le contenu de l'ouvrage dépasse largement le cadre du cours. Il intéressera scientifiques et musiciens qui pourront découvrir la musique comme une discipline à la croisée de nombreux chemins et dont les multiples aspects peuvent être analysés selon une démarche scientifique.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.