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La non-philosophie de François Laruelle
Choplin Hugues
KIME
13,20 €
Épuisé
EAN :9782841741991
Entre passeport et guide, ce livre nous invite dans un univers étrange, imbibé de philosophie mais délivré des chaînes philosophiques. Créée par François Laruelle pour redonner sa chance à l'invention dans la pensée sans normalisation ni bavardage, la " non-philosophie " s'y déploie telle une discipline libre et rigoureuse qui, sans annuler la philosophie, la prend pour objet et matériau selon une posture inédite - uni-latérale - de pensée. En voici pour la première fois les principes et les objectifs présentés de manière rigoureuse et claire par l'un de ses meilleurs connaisseurs. Complémentaire de l'?uvre de Laruelle, cet ouvrage introduit à la non-philosophie en établissant un schéma, une épure dont il tire tous les effets : Un.... > < - philosophie. Contre la " pensée unique "> qu'est la philosophie, Hugues Choplin fournit ainsi au lecteur les moyens d'enregistrer et d'assumer la co-existence possible de deux pensées. Commencée comme une théorie de la philosophie, la non-philosophie est devenue, au fil de sa constitution, une théorie du Monde, avec ses divers aspects (non-psychanalyse, non-éthique, non-marxisme, etc.). De ce point de vue, la plate-forme essentielle et minimale proposée ici est destinée à faciliter l'usage d'un instrument plutôt que l'entrée dans un nouveau système, et à développer un réseau de chercheurs déjà à l'?uvre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Résumé : Corinne, quinquagénaire fraîchement divorcée, vit à cent à l'heure. L'écologie ? Elle a déjà du mal à prendre soin d'elle, alors s'occuper de la planète, très peu pour elle ! Sa fille Amandine se sent perdue depuis qu'elle est en école de commerce : gagner beaucoup d'argent, pour quoi faire ? Elle cherche à donner un sens à sa vie. Reste à savoir lequel... Jeune maman, leur voisine Charlotte est une écolo engagée, à tendance radicale. Chez elle, tout est bio, local, de saison, zéro déchet... Mais pendant qu'elle met sa famille au vert, son compagnon ne verrait-il pas rouge ? Au fil des rencontres et des saisons, chacune va découvrir qu'une autre façon de vivre est possible. Parfois, il suffit d'un rien pour être en harmonie avec la nature, les autres... et soi-même !
Penser sans obéir aux ressorts constitutifs de la pensée française contemporaine : voilà l'exigence qu'indique Maurice Blanchot. Deux enjeux déterminent en conséquence cet ouvrage. Il s'agit d'abord de montrer combien l'oeuvre théorique et narrative de Blanchot, en faisant valoir des thèmes aussi singuliers que ceux du calme ou de l'enfance, se soustrait à l'épreuve contemporaine de l'événement. Point d'autant plus étonnant que Blanchot ne cesse - aussi - de requérir cette épreuve et de s'entretenir avec ceux-là même qui, tels Levinas, Deleuze, Derrida ou Foucault, ont déployé la logique contemporaine. Il s'agit ensuite de forger les catégories positives de la recherche ainsi indiquée. L'analyse minutieuse ici proposée de la dimension élémentale (nuit, mer, ciel) propre au neutre blanchotien et de l'écriture fragmentaire déployée à la fin de l'oeuvre, conduit ainsi à dégager une question qui, dépourvue de la force d'appeler encore réponse, se pose dans le milieu calme du silence. Loin de reconduire la pensée au nihilisme ou à un silence impensable-indicible typiquement contemporain, cette problématisation, avec Blanchot, de la pensée française contemporaine introduit à une recherche qui, ni déconstructrice ni non-philosophique, engage l'enfance de la philosophie.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.