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Maurice Blanchot et l'Allemagne
Choplin Hugues ; Hoppenot Eric ; Milon Alain
PARIS OUEST
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840163602
Dès ses premières critiques littéraires, Maurice Blanchot a commenté les plus grands écrivains allemands : Kafka, Thomas Mann, Rilke, Goethe, Eckermann, Hölderlin, Nietzsche, Musil, Broch, Hesse, Celan... Blanchot a toujours lu en allemand. Il connaît parfaitement la philosophie de Hegel à Heidegger, de Scholem à Adorno, ainsi que les oeuvres critiques de la littérature et la philosophie allemandes. La plupart de ses oeuvres portent d'ailleurs les traces de la culture allemande : les romantiques pour l'écriture fragmentaire, Kafka pour les premiers romans, ou encore Thomas Mann pour certains motifs littéraires. Il n'est pas rare en fait de trouver dans les romans ou les récits de Blanchot des citations à peine réécrites de certaines oeuvres germanophones. Cet ouvrage a pour intention de faire le point sur ces correspondances de pensée tout en insistant sur des auteurs plus secondaires pour Blanchot comme Maître Eckhart, Leibniz, Novalis, Heidegger, Wittgenstein, Schelling, Benjamin, Freud...
Découvrir un commun qui, irréductible à toute puissance collective, déjoue le couple étonnant que constituent la pensée contemporaine, aussi anticapitaliste soit-elle, et la logique même du capitalisme contemporain : voilà l'enjeu de cet essai. Sont questionnées dans cette perspective les deux recherches de l'écrivain français Georges Perec (1936-1982) et du peintre danois Vilhelm Hammershoi (1864-1916). Enumérer sans hiérarchiser (Perec), dépouiller sans dissoudre (Hammershoi) : leurs deux gestes découvrent en effet une dimension commune - celle du silence entre nous - qui procède de la platitude du quotidien et du désert plutôt que de ces ingrédients, humains ou vitaux, de la puissance collective que sont l'événement et l'atmosphère. Loin d'engager des enjeux seulement esthétiques, ces deux recherches invitent aujourd'hui à "refuser ce que nous sommes", c'est-à-dire à affranchir le commun de l'alternative, structurante depuis Hegel et Darwin, de l'humain ou de la vie. Ce refus peut-il dessiner la voie d'une simplicité adéquate à la gravité de notre situation écologique ?
Résumé : Entre passeport et guide, ce livre nous invite dans un univers étrange, imbibé de philosophie mais délivré des chaînes philosophiques. Créée par François Laruelle pour redonner sa chance à l'invention dans la pensée sans normalisation ni bavardage, la " non-philosophie " s'y déploie telle une discipline libre et rigoureuse qui, sans annuler la philosophie, la prend pour objet et matériau selon une posture inédite - uni-latérale - de pensée. En voici pour la première fois les principes et les objectifs présentés de manière rigoureuse et claire par l'un de ses meilleurs connaisseurs. Complémentaire de l'?uvre de Laruelle, cet ouvrage introduit à la non-philosophie en établissant un schéma, une épure dont il tire tous les effets : Un.... > < - philosophie. Contre la " pensée unique "> qu'est la philosophie, Hugues Choplin fournit ainsi au lecteur les moyens d'enregistrer et d'assumer la co-existence possible de deux pensées. Commencée comme une théorie de la philosophie, la non-philosophie est devenue, au fil de sa constitution, une théorie du Monde, avec ses divers aspects (non-psychanalyse, non-éthique, non-marxisme, etc.). De ce point de vue, la plate-forme essentielle et minimale proposée ici est destinée à faciliter l'usage d'un instrument plutôt que l'entrée dans un nouveau système, et à développer un réseau de chercheurs déjà à l'?uvre.
Penser sans obéir aux ressorts constitutifs de la pensée française contemporaine : voilà l'exigence qu'indique Maurice Blanchot. Deux enjeux déterminent en conséquence cet ouvrage. Il s'agit d'abord de montrer combien l'oeuvre théorique et narrative de Blanchot, en faisant valoir des thèmes aussi singuliers que ceux du calme ou de l'enfance, se soustrait à l'épreuve contemporaine de l'événement. Point d'autant plus étonnant que Blanchot ne cesse - aussi - de requérir cette épreuve et de s'entretenir avec ceux-là même qui, tels Levinas, Deleuze, Derrida ou Foucault, ont déployé la logique contemporaine. Il s'agit ensuite de forger les catégories positives de la recherche ainsi indiquée. L'analyse minutieuse ici proposée de la dimension élémentale (nuit, mer, ciel) propre au neutre blanchotien et de l'écriture fragmentaire déployée à la fin de l'oeuvre, conduit ainsi à dégager une question qui, dépourvue de la force d'appeler encore réponse, se pose dans le milieu calme du silence. Loin de reconduire la pensée au nihilisme ou à un silence impensable-indicible typiquement contemporain, cette problématisation, avec Blanchot, de la pensée française contemporaine introduit à une recherche qui, ni déconstructrice ni non-philosophique, engage l'enfance de la philosophie.
Résumé : Le grand massif de la phénoménologie ne cesse de travailler et de bouger. Il fallait chercher une loi de consommation et de dispersion de l'héritage husserlien. Hugues Choplin la trouve dans un nouveau réel à défendre : l'homme, fût-ce contre la phénoménologie elle-même. Et dans des moyens phénoménologiques réformés : ceux de la " donation " et du " donné-sans-donation " (Laruelle). Muni de cet instrument, il part à la recherche des différentes figures de l'homme : l'Ego, la Vie, le Soi et le Visage, l'Ego-en-Ego ou l'Un-en-Un... Toutes les phénoménologies ne sont pas ici convoquées. On ne trouvera que les positions post-et non-husserliennes les plus écartées, telles qu'elles peuvent être mises en place (Henry, Marion) par rapport à la transcendance radicale comme " percée " (Lévinas) ou à l'immanence radicale comme identité (Laruelle). C'est donc d'une description et d'une articulation topologiques de positions relatives qu'il s'agit, plutôt que de l'étude érudite du détail des doctrines. Ce travail de cartographie post-husserlienne ne porte pas de jugement sur les phénoménologues et sur le destin de la phénoménologie. Il mesure des écarts et des émergences, ceux qui conduisent de la phénoménologie à la " non-philosophie " et à se mise en ?uvre comme " non-phénoménologie ".
Résumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Artémidore n’est pas un philosophe, mais il s’occupe d’une question, la mantique, qui n’était pas étrangère aux philosophes de l’Antiquité. La divination par les songes ou toute autre divination fait partie des préoccupations des philosophes et particulièrement de la philosophie dominante sous l’Empire, le stoïcisme, ou même d’adversaires de la divination comme les Epicuriens. L’arrière-plan quasi idéologique de la sympathie universelle qui régit non seulement la pratique onirocritique telle que l’entend Artémidore, mais aussi bien un autre type de mantique, la divination par l’astrologie, ne saurait conduire à qualifier notre auteur de stoïcien. Les rêves, dans toutes les cultures, et depuis la plus haute Antiquité, ont de multiples usages, qui dépendent du sens qu’on leur donne. Leur interprétation est souvent considérée comme l’une des formes de la divination. Elle est attestée par les textes littéraires et a fait naître une littérature technique riche d’enseignements sur la société de l’époque et son imaginaire. Il ne s’agit donc pas seulement d’une constante psychologique, mais aussi de traditions culturelles multiples, qui ont chacune leur propre histoire et entrent à de nombreuses reprises en contact les unes avec les autres.