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Essor et Chute de la Société
Chodorov Frank
JOHN GALT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782494384248
Dans Essor et Chute de la Société, Frank Chodorov, intellectuel américain qui connut l'immense virage socio-culturel du passage du XIXe siècle à la première moitié du XXe, passe en revue les grands fondamentaux du droit naturel, des lois économiques premières et intemporelles, ainsi que divers éléments historiques. Sa thèse centrale est limpide, pédagogique : la liberté est essentielle à la prospérité humaine, mais à tout moment elle peut se faire surprendre par l'étatisme, l'autre grande tentation humaine. Cette grande tentation, elle ne peut résulter de l'action humaine ordinaire, celle de l'entrepreneur de quartier, qui oeuvre au jour le jour. Ainsi, l'Etat ne peut jamais émerger par lui-même, il faut toujours que l'homme lui ait cédé sa liberté. Etat contre liberté, puis liberté contre Etat, voilà le grand cycle de l'essor, de la chute puis de l'essor à nouveau des grandes nations humaines jusqu'ici, et pour demain. Frank Chodorov nous offre dans ce livre sa clé de lecture de cette tension entre liberté et étatisme dans l'histoire. Journaliste, il le fait avec rigueur, culture, précision. Grand-père, il souhaite que notre vigilance et celle de nos enfants trouvent les portes vers une société libre qui ne sombre, une fois encore.
Né en 1922 en Lituanie, Jonas Mekas a réalisé plus de 80 films, vidéos et installations depuis son arrivée à New York en 1949. Chaque œuvre inventoriée est accompagnée d’un visuel, de la liste des collections publiques et des distributeurs, de la notice technique et d’un ou plusieurs courts textes résumant le contenu de l’oeuvre. Présenté de manière chronologique, le travail de Jonas Mekas est ainsi perceptible en son ensemble, l’ouvrage se présentant à la fois comme un inventaire complet et un outil de recherche dans cette œuvre foisonnante. Films, vidéos, installations audiovisuelles ou sonores sont autant de propositions dans lesquelles s’exprime le « je filmé » du cinéaste et sa célébration du quotidien. Le catalogue raisonné est réalisé et préfacé par Pip Chodorov, l’un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre de Jonas Mekas et d’un texte de deux jeunes historiens du cinéma replaçant l’œuvre de Jonas Mekas dans son contexte historique et dans son évolution stylistique. L’ouvrage inaugure une nouvelle collection de Paris Expérimental, « Outils / Tools », consacrée à des outils de recherche dans l’histoire du cinéma expérimental. Il sort simultanément à l’édition d’un Index de la revue Film Culture, revue fondée et dirigée par Jonas Mekas à New York de 1955 à 1996. Le catalogue raisonné, qui reçoit le soutien du Centre national des arts plastiques, est publié à l’occasion des 90 ans de l’artiste et de l’intégrale de son œuvre, présentée à l’automne au Centre Pompidou.
Jules Verne est connu et célèbre pour ses romans de grandes aventures fantastiques. On connaît moins son fils Michel, auquel on doit pourtant d'avoir enrichi "En Magellanie" (le titre originel), en une véritable expérience littéraire de science politique, pour en faire "Les Naufragés du Jonathan" . Ce livre nous raconte avant tout une de ces aventures humaines illustrant les merveilles du XIXe siècle, comme Jules Verne en avait le secret. Il a à cet égard peu à envier à ses autres oeuvres les plus connues. L'association du père et du fils a coloré la trame de l'intrigue de personnages aux visions politiques couvrant tout l'échiquier de l'époque. Elle a également rehaussé l'histoire de situations où ces visions pouvaient être confrontées, comme dans une réalité crédible. Le héros principal lui-même incarne un idéaliste, dont le lecteur observe comment les péripéties qui s'enchaînent ébranlent ses convictions politiques. Péripéties qui, les pages défilant, brossent une large gamme des émotions, des qualités et des travers de l'âme humaine. De fait, "Les Naufragés du Jonathan" constitue une des rares oeuvres à la croisée de l'aventure, de la leçon de géographie et du rapport d'expérience intellectuelle de sociologie. Ses situations, ses questions posées, tant humaines que sociales, ne sont pas fantaisistes ; elles trouvent un écho dans les enjeux et les questions que notre époque traverse. Ecrit d'une plume alerte et précise, gageons que cet ouvrage riche, souligné par de nombreuses illustrations inspirées du récit, saura séduire le lecteur averti autant que l'esprit curieux.
Vivre ensemble", voilà un titre qui fait écho à un thème social omniprésent, de tous les côtés de l'échiquier politique, chacun le brandissant comme un idéal inaccessible, symbole d'une réalité qui au contraire va comme à l'opposé. Christian Michel l'a pris pour thème pour se proposer de répondre, souvent très concrètement, à cette ambition, qui pourtant devrait n'être que la normalité d'une société se disant civilisée. Ce qui le conduit à se poser, à nous poser une douzaine de grandes questions très simples, mais qui permettent à cet ouvrage de mettre à coeur ouvert la démocratie libérale dont l'actualité affiche le délabrement. "Comment penser la politique aujourd'hui ? " "Comment penser l'économie aujourd'hui ? " Voilà déjà de quoi lancer une réflexion de fond. Mais il va plus loin, il ose nous demander : "Doit-on obéir aux lois de son pays ? " Mais qu'on ne s'y trompe pas. Ce n'est pas un violent révolutionnaire qui s'interroge, mais au contraire un grand humaniste. Les pages et les questions défilent et peu à peu l'auteur dessine la société à laquelle il aspire, celle qu'il nous transmet dans cette oeuvre, où le "Vivre ensemble" est aussi un réel bon vivre. Où les valeurs nourrissant les relations humaines sont libérées de l'idéologie et pétries de respect. A l'heure où l'abstention est devenue le premier camp électoral, il brosse comme le programme politique d'un anti-politique, le programme qui pourrait convenir à tous ceux ne demandant qu'à vivre, librement.
Le "capital" a mauvaise presse, il passe souvent pour la première cause de nos tourments socio-économiques. Mais sait-on vraiment ce qu'est le capital ? Et son rôle économique véritable ? Pour nous éclairer, Eugen Böhm-Bawerk, professeur à l'Université de Vienne, nous a légué sa "Théorie positive du capital" . Systématique et enthousiaste, il y fait le tour de tous les malentendus liés à cette notion et dresse ce faisant plusieurs fondamentaux de la théorie de l'école autrichienne. Mais l'intérêt de ce livre dépasse de beaucoup la seule théorie. On y découvre d'abord un homme fort cultivé, pour lequel les pratiques industrielles de l'époque n'ont guère de secrets : c'est comme une visite guidée que l'auteur nous déroule. Puis c'est la teneur du débat entre les tenants des thèses socialistes face à leur âpre opposant qui donne à réflexion ; débat farouche et engagé, mais d'une courtoisie trop oubliée. Enfin et peut-être surtout, on y voit appliquée la méthodologie, la démarche d'analyse qui fait aujourd'hui la marque de l'école autrichienne. L'auteur ne se noie pas dans les mille et une formes de biens pour y dénicher le capital. Il observe la dynamique de l'entrepreneur, puis il en tire un concept, plus abstrait et pourtant très objectif et réel. Ainsi s'assemblent les notions observées, en une science de la vie économique et sociale. La "Théorie positive du capital" porte bien son nom, elle est fort positive. Ce n'est pas un livre austère d'économie, mais une histoire. L'histoire de la vie économique moderne racontée par un esprit brillant et curieux de l'Homme.
La Tulipe Noire" n'est pas le plus célèbre des romans d'Alexandre Dumas, mais pourtant il porte bien des valeurs et messages faisant écho à notre temps. L'histoire se place dans la Hollande de Guillaume III d'Orange, alors que Louis XIV vient d'y envahir les Provinces-Unies. Ce choix n'est pas arbitraire, qui vient écorner l'image d'une France où "l'Etat c'est moi ! " Cornélius y incarne le héro qui ne trouve guère d'intérêt à la chose politique et ses manigances. Il préfère y entreprendre en paix et viser à la perfection de la fameuse tulipe. Il est le symbole de cette Hollande industrieuse et pacifique qui fut un grand terreau de la prospérité moderne. Il se heurtera à Boxtel, l'abject envieux menteur et tricheur et à Gryphus, le sinistre bras de l'injustice et de la coercition. La Hollande n'y est pas parfaite, elle connaît aussi l'arbitraire du pouvoir des petits, des sans noblesse. Le sujet est léger, mais la tension est palpable. La beauté se conjugue dans la fleur, chez la courageuse Rosa et surtout dans l'écriture. L'intrigue se déroule qui à chaque chapitre nous réserve ses rebondissements, avec amour et justice partout en filigrane. La tulipe improbable sera fleurie et célébrée, et avec elle tant de ce qui nous enthousiasme dans la vie. Une fois ouverte, préparez-vous à ne plus lâcher la Tulipe.