Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Réformes d'hier et réformes d'aujourd'hui. L'enseignement supérieur recomposé
Chevaillier Thierry ; Musselin Christine
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753534933
L?objectif de cet ouvrage est d?étudier les réformes de l?enseignement supérieur et de la recherche qui occupent l?agenda gouvernemental en France et à l?étranger depuis plus de trois décennies, et de les analyser à travers trois perspectives. La première propose une approche par les politiques d?enseignement supérieur et de recherche qui s?intéresse aux nuances plutôt que mobiliser un cadre d?analyse global et général. La seconde consiste en une mise au jour des trajectoires de réforme au sein desquelles s?inscrivent les décisions publiques sur l?enseignement supérieur afin de questionner la rhétorique du changement sur des temps longs. Enfin, la troisième porte un intérêt particulier à la capacité de ces réformes à reconfigurer les relations et les rapports de force entre les acteurs, ou bien à rester soumises aux effets de dépendance au sentier. Elle invite également à être particulièrement attentif à la transformation des jeux entre les niveaux territoriaux. De manière transversale à ces trois perspectives, cet ouvrage donne à voir la manière dont les réformes universitaires sont perçues, les comportements de résistance ou d?adhésion qu?elles suscitent et les recompositions auxquelles elles conduisent au sein de la communauté universitaire.
Près d'un tiers des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules sont opérables. Leur prise en charge s'est modifiée en profondeur en une décennie : si la chirurgie reste la pierre angulaire du traitement, les premiers essais d'envergure ont maintenant validé la chimiothérapie adjuvante et les traitements d'induction sont parfois discutés avant la résection. D'autre part, la radiothérapie consolide le contrôle locorégional de certaines formes agressives opérées. Dans tous les cas, l'objectif reste d'augmenter la curabilité de ce cancer grâce à une approche multidisciplinaire de sa prise en charge. D'autres étapes, en particulier diagnostiques, ont aussi beaucoup évolué : modification de la classification anatomo-pathologique OMS, généralisation de la TEP-FDG ou nouvelles techniques de prélèvement. La compréhension des mécanismes biologiques sous-tendant le cancer bronchique doit être approfondie et permettre de transcender les classifications actuelles, pour mieux identifier dans l'avenir les cancers bronchiques à haut risque de rechute, l'indication et les modalités des traitements adjuvants et enfin le type de suivi à proposer. Parallèlement, la place des thérapies moléculaires ciblées devra aussi être précisée dans un futur proche. Au regard de ces changements considérables, les auteurs (anatomo-pathologistes, pneumologues, radiologues, chirurgiens, oncologues médicaux ou oncologues radiothérapeutes) se sont attachés à faire une mise au point didactique et claire, dans cet ouvrage cordonné par Benjamin Besse et Thierry Le Chevalier, de l'institut Gustave-Roussy.
Les pratiques de coopération entre élèves sont très présentes dans les salles de classe, sous forme de dispositifs variés : le travail en groupe, l'aide et le tutorat, les conseils d'élèves, le travail en équipe, les ateliers, les marchés de connaissances... Elles se montrent utiles pour apprendre à coopérer comme pour aider des élèves à apprendre avec, par et pour d'autres. Mais que valent-elles en matière de prise en compte de la diversité des élèves ? Ce travail tente d'avancer la compréhension des liens possibles entre coopération et différenciation pédagogique. Est-ce qu'en proposant à des élèves de coopérer leurs besoins individuels sont mieux pris en compte ? Est-ce qu'ils parviennent tous à progresser ? Est-ce que l'hétérogénéité devient une richesse pour apprendre et pour enseigner ? Cet ouvrage présente les conclusions d'une recherche collaborative menée par un collectif d'une cinquantaine d'enseignantes et d'enseignants du primaire et du secondaire du territoire du lyonnais, qui a travaillé sur ce projet pendant quatre années. Il en ressort qu'il ne suffit pas de faire coopérer les élèves pour que chacun progresse. En revanche, plusieurs conditions d'organisations ont pu être esquissées. Elles sont exemplifiées par différents fonctionnements directement observés dans les classes. Cet ouvrage propose donc autant de repères précis pour articuler coopération à différenciation que de descriptions pédagogiques concrètes et accessibles au plus grand nombre.
Bien lire à l'école, premiers entraînements se propose, par des exercices systématiques et progressifs, dont les objectifs sont clairement définis, de conduire les enfants de CE1 voire de fin de CP à une véritable lecture, c'est-à-dire à une lecture courante, immédiatement signifiante. Sept chapitres composent l'ouvrage: Je vois vite et bien; je jongle avec les mots; je jongle avec les phrases; je construis les histoires; je complète les histoires; je repère; je comprends et je retiens les histoires. Ce livre fournit des épreuves d'évaluation qui permettent aux enseignants et aux parents de contrôler régulièrement les résultats et de mesurer les progrès accomplis. Le Guide pédagogique, complément du livre de l'élève, constitue un outil précieux pour le maître. Il propose de nombreuses activités et des moyens de remédier aux difficultés rencontrées par les enfants. Il contribue également, en explicitant la démarche adoptée, à clarifier le débat qui règne autour de la lecture.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.