Les pratiques de coopération entre élèves sont très présentes dans les salles de classe, sous forme de dispositifs variés : le travail en groupe, l'aide et le tutorat, les conseils d'élèves, le travail en équipe, les ateliers, les marchés de connaissances... Elles se montrent utiles pour apprendre à coopérer comme pour aider des élèves à apprendre avec, par et pour d'autres. Mais que valent-elles en matière de prise en compte de la diversité des élèves ? Ce travail tente d'avancer la compréhension des liens possibles entre coopération et différenciation pédagogique. Est-ce qu'en proposant à des élèves de coopérer leurs besoins individuels sont mieux pris en compte ? Est-ce qu'ils parviennent tous à progresser ? Est-ce que l'hétérogénéité devient une richesse pour apprendre et pour enseigner ? Cet ouvrage présente les conclusions d'une recherche collaborative menée par un collectif d'une cinquantaine d'enseignantes et d'enseignants du primaire et du secondaire du territoire du lyonnais, qui a travaillé sur ce projet pendant quatre années. Il en ressort qu'il ne suffit pas de faire coopérer les élèves pour que chacun progresse. En revanche, plusieurs conditions d'organisations ont pu être esquissées. Elles sont exemplifiées par différents fonctionnements directement observés dans les classes. Cet ouvrage propose donc autant de repères précis pour articuler coopération à différenciation que de descriptions pédagogiques concrètes et accessibles au plus grand nombre.
Partant du constat que, souvent, les relations entre les enfants au sein d'une classe sont trop faiblement exploitées, Sylvain Connac défend l'idée que les enseignants se privent là d'une richesse à exploiter. Ce livre s'adresse à quiconque souhaite introduire ou développer de la Coopération au sein de sa classe. Cette notion de coopération s'inscrit dans la filiation des mouvements Freinet, de l'éducation nouvelle, et des pédagogies actives. Ainsi, lorsque des enfants s'entraident, un climat de sérénité s'installe dans le groupe en même temps qu'augmentent les apprentissages. On aboutit donc à un fonctionnement de classe où les élèves ne s'ennuient pas, apprennent à travailler avec d'autres dans un esprit de solidarité, où la coopération remplace la compétition. Ce faisant, ils sont en mesure d'acquérir l'ensemble des connaissances relatives au stade de leur scolarité. Avant de passer à des étapes plus concrètes de la mise en oeuvre de la coopération dans sa classe, ce livre permettra à l'enseignant intéressé par cette démarche de disposer des principaux éléments pour agir et réfléchir.
Les enseignants sont condamnés à vivre avec une injonction paradoxale terrible : celle d'accompagner les élèves dans leurs apprentissages (ce qui est le propre de l'acte d'enseigner) et évaluer leurs acquis, au risque de décourager celles et ceux qui ne parviennent pas à atteindre facilement les exigences scolaires. C'est pour essayer de dépasser ce paradoxe éducatif qu'un collectif de professeurs des écoles, de formateurs et de chercheurs s'est constitué. Sa raison d'exister était, dès le départ, d'étudier les organisations pédagogiques qui permettaient d'évaluer le travail d'élèves sans prendre le risque de décourager les plus fragiles. Il fallait donc faire le deuil, au moins en partie, de notre culture d'évaluation habituelle, articulant le célèbre triptyque : évaluations diagnostique, formative et sommative. Rapidement, la coopération entre élèves est apparue comme pertinente pour faciliter cette périlleuse ambition, les logiques "d'évaluation pour apprendre" ont été étudiées, le principe de boucle évaluative a été mis en oeuvre et les enseignants se sont lancés dans des dynamiques importantes de changement.
A tout âge, il est indispensable que les enfants développent des habilités sociales pour vivre et agir ensemble. Former les élèves à la coopération pour qu'elle profite réellement à tous devient une nécessité. Pour cela, Sylvain Connac propose de nombreux exercices et des fiches de coévaluation inspirés des pratiques de classes coopératives. Ainsi, les élèves comme les enseignants, de l'élémentaire au lycée, sauront mettre en place et vivre toutes les formes de coopération : aide, entraide, tutorat ; travail en équipe, en atelier, en groupe ; conseils coopératifs d'élèves ; jeux coopératifs ; marchés de connaissances ; discussions à visées démocratique et philosophique. Cet ouvrage est le compagnon quotidien indispensable pour créer une dynamique coopérative où tous les élèves apprennent la fraternité par la fraternité.
Il n'est, bien sûr, d'apprentissage que "personnalisé" : un élève apprend avec ce qu'il sait et ce qu'il est ; il l'apprend de manière singulière, en utilisant sa "méthode à lui" ; il apprend parce qu'il s'engage lui-même dans une activité qui lui permet de progresser... Et c'est précisément pour cela que nous ne pouvons pas laisser fonctionner la personnalisation des apprentissages de manière complètement aléatoire. C'est à l'enseignant de mettre en place des situations et de proposer des outils pour que chacun et chacune puissent travailler et progresser de manière personnalisée et exigeante à la fois. Mais les enseignants le savent bien : cette "évidence pédagogique" - exigence absolue dans une classe hétérogène - n'est pas facile à mettre en oeuvre. Comment identifier ce qui convient à chacun sans, pour autant, l'assigner à la reproduction de ce qu'il sait déjà faire ? Comment "personnaliser" sans systématiquement "individualiser" et prendre le risque de faire éclater la classe ? Comment articuler le travail personnel, le travail en petits groupes et le cours collectif dans une pédagogie authentiquement coopérative ? Comment préparer en amont et gérer au quotidien une classe pour y "personnaliser" la pédagogie ? Voilà quelques questions, parmi bien d'autres, auxquelles Sylvain Connac répond dans cet ouvrage. Il le fait avec l'expérience d'un praticien et l'expertise d'un chercheur. Il le fait en proposant aussi bien des repères théoriques que des exemples concrets. Il le fait - et c'est une des grandes originalités du livre - en mettant le lecteur en "situation personnalisée de formation pédagogique". Chaque enseignant trouvera donc ici les moyens d'avancer, avec ses collègues, vers des pratiques pédagogiques plus justes et efficaces. Avec les propositions de Sylvain Connac, l'hétérogénéité de la classe n'est plus un problème insoluble, c'est une formidable ressource.
Chaque année, on estime qu'environ 10 000 bébés meurent avant de naître. Une mort foetale in utero ou une interruption médicale de grossesse suite au diagnostic d'une malformation incurable conduisent alors les parents à traverser l'épreuve du deuil périnatal. Parents et professionnels de santé réfléchissent ensemble, depuis des années, à l'amélioration de l'accompagnement de ce deuil tout particulier, dont la traversée peut être facilitée par une prise en charge spécifique à chacune de ses étapes, de l'annonce du diagnostic jusqu'à la naissance de l'enfant suivant. Au travers d'entretiens, cet ouvrage relaie les échanges de Cécile de Clermont, ancienne présidente de l'association Petite Emilie et maman concernée par le deuil périnatal, avec des professionnels de santé (gynécologue-obstétricien, sage-femme, psychologue, etc) sur leurs expériences d'accompagnement, leurs difficultés, leurs doutes, leurs ressentis et leurs émotions. Pour qu'ils soient partagés avec le plus grand nombre et que chacun puisse s'interroger sur ses pratiques et les faire évoluer. Et pour que les parents mettent du sens à l'histoire insensée qu'est la perte d'un bébé mort avant de naître. Petite Emilie est une association qui, depuis 2003, accompagne des parents confrontés à un deuil périnatal. De l'annonce du diagnostic à la naissance de l'enfant suivant, via son forum Internet et l'animation de groupes d'entraide, ce sont plus de 3 000 familles qui ont été accompagnées. L'association s'adresse également aux professionnels de santé, à travers notamment des formations en maternité et en écoles de sages femmes, et sa présence dans les congrès de médecine périnatale.
La tétine est utilisée par de nombreux parents, relayée parfois par les professionnels. Son usage correspond à certains besoins de développement du bébé. Des conduites addictives apparaissent, des usages plus centrés sur le désir de tranquillité des adultes peuvent gêner le développement harmonieux du bébé. Cet ouvrage s'appuyant sur une importante recherche et une pratique quotidienne avec les enfants, clarifie l'usage de cet instrument. Parents et professionnels trouveront des éléments pour se positionner dans leur relation au bébé.
Depuis l?aube de son apparition, l?Humanité apprend ! Et si elle s?est engagée dans cette voie salutaire, c?est que certaines conditions étaient réunies. L?objet de cet ouvrage est de répertorier, d?analyser, de comprendre, de rendre visibles et accessibles 7 facilitateurs. Une seule et même question a servi de fil conducteur à cet écrit "Qu?est-ce qui facilite l?apprentissage ?" Des milliers de réponses ont été ainsi exploitées pour en tirer des principes directeurs. En ces temps chahutés où le "vivre ensemble" est mis en question, "l?apprendre ensemble" mérite d?être exploré et exploité comme source d?expérience positive.
Rédigé par un collectif d'enseignants formés à l'Institut Vittoz IRDC, ce cahier s'adresse prioritairement aux enfants de 7 à 12 ans, qui malgré leur " bonne " volonté, ont souvent des difficultés à faire face aux sollicitations diverses et rapides de notre société actuelle, notamment lors de leurs apprentissages. Conçu de façon simple et ludique il favorisera leur autonomie, par un usage facile à la maison ou à l'école. Il a pour objectif d'aider l'élève à aborder les apprentissages sereinement, en lui apportant des outils pour développer et maintenir son attention, sa concentration et diminuer son stress émotionnel. Il présente des exercices de la méthode Vittoz. Grâce à un entraînement régulier, l'élève retrouvera confiance en lui. Un outil indispensable pour la réussite scolaire de tous les enfants !