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LA THEOLOGIE COMME SCIENCE AU XIIIE SIECLE
CHENU
VRIN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782711601363
Comment comprendre le passage de la " sacra doctrina " - essentiellement référée à l'Ecriture et au Livre des livres - à la " théologia ", elle-même définie comme science suprême et susceptible de revendiquer pour son compte tous les traits de la " sagesse " aristotélicienne ? C'est l'histoire de ce bouleversement en profondeur, induit par la redécouverte de l'épistémologie des Premiers et Seconds Analytiques que retrace le présent ouvrage : en étudiant comment la problématique de la théologie-science, élaborée dès la première question de la Somme d'Alexandre de Halès, s'impose progressivement et conduit à redéfinir le sens de l'intellectus fidei. A cette question, neuve et originale, directement liée à une nouvelle méthodologie, le XIIIe siècle apportera des réponses contrastées, de Bonaventure à Thomas d'Aquin, en passant par Guillaume d'Auxerre et Eudes Rigaud. Si l'?uvre de l'Aquinate, dont la doctrine de la " subalternation des sciences " permet de concilier en une synthèse puissante la raison et la foi, occupe une position centrale dans cette étude, c'est aussi parce que ses contours ne se dessinent nettement que sur le fond d'une nouvelle constellation problématique dont l'auteur restitue ici tous les enjeux : exégèse ou science, argument et évidence, sagesse ou science, lumière de la raison naturelle et lumière de foi. Ainsi, le présent ouvrage, modèle d'histoire doctrinale, dégage un fil conducteur privilégié pour caractériser sur son versant philosophico-théologique le XIIIe siècle. Ce volume reproduit sans changement la troisième édition (considérablement revue et augmentée) du texte publié pour la première fois en 1942.
Il n'est pas impossible que les présentes études sur la théologie au XIIe siècle aident à mieux comprendre l'unité de la théologie thomiste qui, aux yeux de leur auteur, est inséparable du thomisme véritable. On a souvent observé qu'il y a déjà de la scolastique dans la théologie au XIIe. Il est aussi important de noter qu'il y a encore de la patristique dans la scolastique du XIIIe. Il semble désormais certain qu'on doive renoncer au schéma historique longtemps perçu : fin de la patristique, scolastique, Renaissance. Non que le schéma soit faux, mais il est bien trop sommaire. A bien des égards, le XIIe siècle se présente comme le temps d'un ample mouvement théologique, dont certaines tendances se développent en scolastique pendant que d'autres, refoulées par l'extraordinaire fécondité de la théologie du XIIIe siècle, entrent dans une sorte de demi-sommeil, ou simplement deviennent moins visibles, en attendant le retour offensif qu'elles prononceront au XIVe siècle. Il ne fait pour nous aucun doute que la devotio moderna, dont le sens nouveau est d'être une réaction contre la scolastique du XIIIe siècle, continue simplement un courant plus ancien opposé d'avance à des méthodes théologiques dont, même vers la fin du XIIe siècle, le développement futur n'était pas encore prévisible ". Etienne Gilson, Préface à La théologie au XIIe siècle de M.-D. Chenu, page 9.
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Président du Cabinet Barthélémy Avocats, Professeur associé à l'Université d'Auvergne dans laquelle il dirige le Master de droit social, Michel Morand connaît du droit social dans l'ensemble de ses déclinaisons. C'est donc naturellement que les auteurs de ces Mélanges proviennent de l'Université, du Palais et du Barreau. L'ouvrage se présente ainsi à l'image de l'homme auquel il est dédié : prenant source dans la pratique, il ne cesse toutefois d'interroger les concepts les plus fondamentaux du droit social. Présentation de Michel MORAND : Naissance : 8 décembre 1950. Début des études de droit en 1969, Docteur d'Etat en droit public le 7 mars 1977. Entrée au Cabinet Jacques Barthélémy et Associés : décembre 1977, associé au sein du Cabinet à partir du 1er janvier 1984, responsable du bureau de Clermont-Ferrand le 1er janvier 1989. Président de la Société d'Avocats Jacques Barthélémy et Associés : 13 décembre 2008, Président du Conseil scientifique du Cabinet. Professeur associé à l'Université d'Auvergne : depuis le 1er septembre 1999, Directeur de l'Institut d'Etudes Judiciaires et du Master droit social. Membre du Conseil scientifique de la Semaine Juridique - édition entreprise, auteur de plusieurs centaines de publications scientifiques.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.