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LA THEOLOGIE AU XIIE SIECLE
CHENU
VRIN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782711601356
Il n'est pas impossible que les présentes études sur la théologie au XIIe siècle aident à mieux comprendre l'unité de la théologie thomiste qui, aux yeux de leur auteur, est inséparable du thomisme véritable. On a souvent observé qu'il y a déjà de la scolastique dans la théologie au XIIe. Il est aussi important de noter qu'il y a encore de la patristique dans la scolastique du XIIIe. Il semble désormais certain qu'on doive renoncer au schéma historique longtemps perçu : fin de la patristique, scolastique, Renaissance. Non que le schéma soit faux, mais il est bien trop sommaire. A bien des égards, le XIIe siècle se présente comme le temps d'un ample mouvement théologique, dont certaines tendances se développent en scolastique pendant que d'autres, refoulées par l'extraordinaire fécondité de la théologie du XIIIe siècle, entrent dans une sorte de demi-sommeil, ou simplement deviennent moins visibles, en attendant le retour offensif qu'elles prononceront au XIVe siècle. Il ne fait pour nous aucun doute que la devotio moderna, dont le sens nouveau est d'être une réaction contre la scolastique du XIIIe siècle, continue simplement un courant plus ancien opposé d'avance à des méthodes théologiques dont, même vers la fin du XIIe siècle, le développement futur n'était pas encore prévisible ". Etienne Gilson, Préface à La théologie au XIIe siècle de M.-D. Chenu, page 9.
C'est dans l'analyse des genres littéraires que s'accomplit, pour des oeuvres écrites, la découverte de cette communion entre la pensée et son milieu, où précisément la pensée puise ses moyens d'expression, conceptuels autant que linguistiques. Pousser à fond cette analyse des formes de la pensée nous a paru d'une fécondité extrême ; et c'est là l'unité de notre travail, qui ne veut pas être une simple collection de renseignements érudits sur la chronologie ou l'authencité des oeuvres de saint Thomas. [... ] Saint Thomas, professeur à l'Université de Paris, enseigne, dispute, commente. La diversité des genres littéraires est précisément, dans cette Université en plein essor, l'un des signes de sa vitalité créatrice, jusqu'en théologie, devenue dès lors une science, organe nécessaire d'une chrétienté. "
Président du Cabinet Barthélémy Avocats, Professeur associé à l'Université d'Auvergne dans laquelle il dirige le Master de droit social, Michel Morand connaît du droit social dans l'ensemble de ses déclinaisons. C'est donc naturellement que les auteurs de ces Mélanges proviennent de l'Université, du Palais et du Barreau. L'ouvrage se présente ainsi à l'image de l'homme auquel il est dédié : prenant source dans la pratique, il ne cesse toutefois d'interroger les concepts les plus fondamentaux du droit social. Présentation de Michel MORAND : Naissance : 8 décembre 1950. Début des études de droit en 1969, Docteur d'Etat en droit public le 7 mars 1977. Entrée au Cabinet Jacques Barthélémy et Associés : décembre 1977, associé au sein du Cabinet à partir du 1er janvier 1984, responsable du bureau de Clermont-Ferrand le 1er janvier 1989. Président de la Société d'Avocats Jacques Barthélémy et Associés : 13 décembre 2008, Président du Conseil scientifique du Cabinet. Professeur associé à l'Université d'Auvergne : depuis le 1er septembre 1999, Directeur de l'Institut d'Etudes Judiciaires et du Master droit social. Membre du Conseil scientifique de la Semaine Juridique - édition entreprise, auteur de plusieurs centaines de publications scientifiques.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.