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Entre Maurras et Maritain. Une génération intellectuelle catholique 1920-1930
Chenaux Philippe
CERF
36,00 €
Épuisé
EAN :9782204060448
L'ouvrage s'attache à brosser le portrait d'une génération d'intellectuels nés dans les années 1880-1890 (en France, mais aussi en Belgique et en Suisse romande), qui s'est voulue tout à la fois "catholique, thomiste et maurrassienne" dans le double contexte de victoire française et de crise spirituelle qui caractérise les lendemains de la Première Guerre mondiale. La condamnation pontificale d'Action française en 1926 l'obligea à choisir entre ces deux fidélités (la fidélité à Rome, la fidélité à Maurras), perçues jusqu'alors comme parfaitement complémentaires et devenues subitement incompatibles. Sous l'inspiration du philosophé thomiste Jacques Maritain, elle cherche alors à inventer les voies d'une nouvelle espérance temporelle chrétienne pleinement respectueuse de la "primauté du spirituel", aussi bien sous l'angle de la transcendance du message évangélique par rapport à la civilisation occidentale que de la nécessaire subordination de l'action politique aux exigences de la morale. En ce sens, on peut dire que la crise d'Action française a été une crise de libération pour toute une génération d'intellectuels catholiques qui devait, par la suite, profondément marquer de son empreinte la vie de l'Eglise et préparer les voies de l'"aggiornamento" conciliaire. Elle a joué, toutes proportions gardées, le même rôle pour les intellectuels catholiques des années vingt que l'affaire Dreyfus au tournant du siècle pour les intellectuels laïques en France: celui d'un combat fondateur d'une tradition d'engagement dans la vie de la cité au nom des impératifs de la morale chrétienne.
L'envie d'écrire mon ego-histoire, autrement dit d'expliciter le lien entre l'histoire qu'on a faite et l'histoire qui vous a fait, s'est imposée à moi avec la force de l'évidence à la suite d'un accident de santé durant l'été 2022. Au-delà de ma propre histoire, c'est l'histoire d'une famille d'esprit, thomiste et dominicaine, que je voudrais tenter de raconter à travers le récit de mon itinéraire, celle des amis et disciples de Jacques Maritain (1882-1973) et de Charles Journet (1891-1975), en ces années où nous commémorons le cinquantième anniversaire de leur disparition et le sept cent cinquantième anniversaire de celle de leur maitre commun, saint Thomas d'Aquin (1225-1274)". La première partie de l'ouvrage se présente comme une esquisse d'autobiographie intellectuelle. La deuxième donne à lire, comme en écho à ce parcours de vie et de recherche, les lettres inédites que Fauteur, historien de métier, a reçues de Pierre-Marie Emonet, un religieux dominicain qui fut son professeur de philosophie au Collège Saint-Michel à Fribourg et dont l'influence marqua des générations d'élèves. La troisième élargit la perspective en proposant au lecteur un bouquet d'études, revues et mises à jour, sur des figures et des lieux qui ont marqué la vie du catholicisme en Suisse romande aux 19e et 20e siècles.
Résumé : Un parcours des relations entre l'Eglise catholique et le peuple juif, de la Révolution française au concile Vatican II ; ou comment l'Eglise a progressivement tourné la page d'un antijudaïsme pluriséculaire. Une synthèse accessible basée sur de nombreuses sources inédites. En reconnaissant la filiation spirituelle entre le peuple du Nouveau Testament et celui de l'Ancien Testament, l'Eglise a mis fin à une tradition antijuive pluriséculaire. Cette évolution n'aurait pas été possible sans l'engagement courageux d'hommes et de femmes - des convertis pour la plupart - en faveur de la défense de la race aînée. Ce sont ces pionniers du dialogue judéo-chrétien, souvent méconnus et parfois même oubliés, que l'ouvrage entend faire revivre tout au long de ses pages. Fruit de plusieurs années de recherche et basé sur de nombreuses lectures, il a pu bénéficier de la récente ouverture des archives du pontificat de Pie XII, le pape de la Shoah. A l'encontre de la tendance dominante de l'historiographie actuelle, il juge utile de maintenir la distinction classique entre l'antijudaïsme religieux d'un côté et l'antisémitisme racial de l'autre. Si le second n'a hélas pas disparu aujourd'hui et connait même d'inquiétants signes de recrudescence dans nos pays occidentaux, il ne peut plus s'appuyer sur le premier. L'Eglise catholique a définitivement tourné la page, dans son enseignement comme dans ses pratiques, de l'antijudaïsme même s'il reste sans doute encore beaucoup à faire pour effacer toute trace de judéophobie dans la prédication et la catéchèse.
Résumé : Le grand face-à-face de l'Eglise catholique et du totalitarisme athée. Le communisme, dernière hérésie en date du christianisme ? Couvrant la révolution d'Octobre à la chute du Mur de Berlin, retraçant l'histoire de la confrontation entre Rome et Moscou, se fondant sur une documentation inédite, montrant des pans inconnus de cette relation tourmentée, conflictuelle et décisive pour l'avenir du continent européen et du monde, c'est également en grand historien des idées que Philippe Chenaux met en évidence les continuités et les ruptures entre deux univers voués à une rivalité ultime.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.