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Le démon de la Croisette. Harvey Weinstein côté coulisses
Chemloul Mickaël
BAKER STREET
21,00 €
Épuisé
EAN :9791097491147
Harvey Weinstein, d'abord connu en tant que génie encensé pour ses films oscarisés, devient le "nabab" déchu quand les révélations sur les abus de pouvoir et les harcèlements sexuels, dont il était coutumier, éclatent, suscitant un mouvement international de solidarité féminine, voire presqu'une révolution culturelle. Mais qui connaît le Harvey Weinstein intime ? Mickaël Chemloul, qui a été son chauffeur attitré au Festival de Cannes pendant six ans, dresse ici un portrait dévastateur de ce sorcier d'Hollywood. Durant les dix jours du festival, il pouvait l'observer au quotidien, des réunions aux projections, des soirées fastueuses à la montée des marches. Comme beaucoup, il a d'abord été fasciné par ce personnage hors du commun, ce bourreau de travail et artisan de succès internationaux. Mais le comportement brutal et odieux d'Harvey Weinstein avec les femmes, comme avec ses associés, sa démesure et son mépris pour les non-puissants, ont progressivement fait perdre à l'auteur ses illusions. Lui-même finira par devenir victime de la violence psychologique et physique du producteur. A travers ce témoignage unique, c'est tout un pan de l'univers du cinéma qui est dévoilé, celui des hommes au pouvoir qui font leur proie des jeunes femmes rêvant de devenir des stars. Mais bien au-delà, c'est toute la personnalité et les modes de fonctionnement de Harvey Weinstein qu'on voit émerger : manipulations, menaces, chantages et violences exercées sur tous ceux qu'il côtoyait, dans le seul but d'arriver à ses fins. Mickaël Chemloul, traumatisé par cette expérience, décrit le véritable cauchemar qu'il a vécu et qui l'a conduit à la dépression. Il publie aujourd'hui ce récit choc et réclame justice.
Harvey Weinstein, d'abord considéré comme un génie, encensé pour ses films oscarisés, devient le " nabab " déchu quand des révélations sur les abus de pouvoir et les harcèlements sexuels dont il était coutumier éclatent, suscitant un mouvement international de solidarité féminine, presque une révolution culturelle. Mais qui connaît le Harvey Weinstein intime ? Mickaël Chemloul, qui a été son chauffeur attitré au festival de Cannes pendant six ans, dresse ici un portrait dévastateur de ce sorcier d'Hollywood. Fasciné au début par ce personnage hors du commun, ce bourreau de travail et artisan de succès internationaux, Mickaël Chemloul découvre le comportement brutal et odieux d'Harvey Weinstein avec les femmes comme avec ses associés, sa démesure et son mépris pour les non-puissants. Traumatisé par cette expérience et les violences morales et physiques qu'il a subies, il décrit le véritable cauchemar qu'il a vécu et qui l'a conduit à la dépression. Il publie aujourd'hui ce récit choc et réclame justice.
En pleine seconde guerre mondiale, Lucia Holley vit avec son vieux père et ses deux enfants adolescents, au bord d'un lac. Son mari est parti se battre depuis trois ans dans le Pacifique. Femme au foyer et mère dévouée, elle essaie désespérément de protéger sa fille d'une amourette avec un homme marié au passé douteux, Ted Darby, jusqu'au matin où elle le retrouve mort dans le hangar à bateaux de la propriété... Les catastrophes s'enchaînent ensuite allègrement. Chantage, menaces, violences tourbillonnent autour d'elle; ballottée entre la police qui l'a dans sa ligne de mire et les malfrats aux exigences toujours plus extravagantes, elle ne sait plus où se tourner. Dans ce roman au suspense qui va crescendo, Holding dresse les portraits d'individus ordinaires pris inextricablement dans des complications qui les dépassent. Toujours rattrapés par les événements, ils sont traqués par le sentiment que tout peut à tout moment s'écrouler sous leurs pieds.
Tara, adolescente un peu fantasque dont l'enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et soeurs dans un presbytère de Cornouailles. Quand, lors d'un mariage, elle est remarquée par un producteur de disques pour sa belle voix, sa vie tranquille de jeune provinciale va basculer. Bientôt, accompagnée de sa soeur Lucy - ravissante jeune femme qui brise tous les coeurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres -, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque et connaîtra le succès artistique, en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode. Les deux filles seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des «Swinging sixties». Lucy va même se rapprocher d'un certain chanteur et joueur d'harmonica qui deviendra par la suite l'une des plus grandes icônes de l'histoire du Rock.Dans ce roman «vintage», où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s'entremêlent, l'auteur dresse un tableau saisissant et nostalgique de cette époque, nous immergeant dans l'ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode. Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de sa soeur, et les intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Tara va triompher de bien de mésaventures dans ce roman initiatique plein d'espièglerie et d'humour, teintée de cette petite musique très personnelle qui donne tout son charme aux romans - so British - d'Eva Rice.Eva Rice, auteur d'un essai et de trois autres romans dont un publié en France en 2007, L'Amour comme par hasard, est née et évolue dans une famille de musiciens; elle-même chante et écrit des chansons. Son roman précédent a été finaliste pour les British Book Awards et fut un bestseller en Angleterre à plus de 200 000 exemplaires. Dans ce nouveau roman, sans qu'il s'agisse d'une suite à proprement parler, on retrouve, pour notre plus grand bonheur, certains des personnages du précédent roman, dix ans plus tard.«Dans ce roman, le style vintage émane de chaque page.»Elle«Son quatrième roman est rempli de détails, et richement imagé afin de rendre les scènes éclatantes et recrée les chocs entre l'ancien et le nouveau - musicalement, visuellement, stylistiquement.»Daily Telegraph«The Misinterpretation of Tara Jupp sort cette semaine, et c'est l'émeute. [...] L'écriture d'Eva capture parfaitement l'esprit désinvolte de l'époque»Express«La suite des années 60 et de L'amour comme par hasard d'Eva Rice ne déçoit pas [...] les personnages de Rice sont adorables avec tous leurs défauts et vous allez lire à travers vos larmes.»Weight Watchers Magazine«Une lecture absolument sensationnelle»Marie Claire«Le roman passe de l'exubérance de la maison familiale en Cornouailles à la Chelsea tendance [...] Les pages se tournent toutes seules grâce aux réactions de l'héroïne de Rice, charmante et sympathique [...] Avec de magnifiques maisons, de doux paysages, des fêtes débauchées, des amitiés ébranlées, des secrets, des passions et des coeurs brisés et la scène est prête pour une lecture entraînante. [...] C'est un plaisir de se pelotonner avec The Misinterpretation of Tara Jupp».Daily Express
Extrait Il y a des choses qu'on réussit du premier coup. Moi, c'était à couper des mèches pour piéger les kalachnikovs expédiées à des combattants islamiques indépendants en quête d'un djihad commode. C'était à échanger discrètement des messages avec un intermédiaire dans le bazar de Peshawar. Pour d'autres choses, rien à faire : on a beau recommencer cent fois, on n'y arrive pas mieux. Ce qui explique, je suppose, pourquoi je ne sais toujours pas préparer des oeufs sur le plat sans casser le jaune. Pourquoi je refuse de laisser des messages après le bip. Pourquoi je porte la bonne vieille Bulova à remontage manuel de mon père, plutôt qu'une de ces montres automatiques dernier cri. Pourquoi je repousse le moment de m'attaquer au formulaire 1040 des impôts jusqu'à ce que la comptable québécoise divorcée de Las Cruces vienne me tenir la main. Ma hantise de la semaine, c'est de vérifier le relevé de compte mensuel que m'envoie la caisse d'épargne de Las Cru-ces, là-bas sur la nationale 25. Il m'arrive souvent de rêver que cet engouement pour le carré de plastique à crédit intégré, avec son système du «achetez maintenant, payez plus tard», est comme la longueur de jupe de l'année, et que les adultes consentants finiront forcément par revenir à la raison et au confort palpable du paiement au comptant. Un jour je commis l'erreur de partager ce fantasme avec ma comptable, mais elle se contenta de se retourner dans mon lit et me dispensa une petite leçon sur la façon dont le crédit savonne la planche économique. J'en profitai alors pour lui ressortir la perle de Will Rogers que j'avais pêchée dans Y Albuquerque Times Herald et mise de côté précisément pour ce genre d'occasion, comme quoi l'avis d'un économiste valait sans doute autant qu'un autre. France-Marie ne put rien dire d'autre que touché. Fidèle à elle-même, elle le prononça avec l'accent québécois. Mon autre cauchemar, puisqu'on en parle, c'est la vidange des fosses septiques. Mais quand on vit dans une caravane, ce qui est mon cas, on doit bien finir par s'y coller un jour. J'avais tant tardé qu'on entendait distinctement d'immondes gargouillis dans les entrailles d'il était un toit chaque fois que quelqu'un allait aux toilettes. Avec ça, difficile de s'endormir, et plus encore de rester endormi une fois endormi quand la comptable de Las Cruces s'invitait pour la nuit. Si bien que je m'étais enfin résolu à brancher le tuyau aux canalisations d'égout du camping et, à l'aide d'une clé universelle empruntée à un voisin, cinq mobile homes plus loin, j'avais mis en route ma pompe autoamorçante toute neuve. Quand la fosse s'était vidée en glougloutant, j'avais refermé la canalisation et décroché le tuyau. Après avoir émergé en rampant de sous ma caravane, j'avais traversé six carrés de jardin pour aller rendre la clé à son propriétaire, puis j'étais revenu par la rue pour prendre l'Albuquerque Times Herald du vendredi, ainsi que la pile de prospectus entassés dans ma boîte aux lettres. Je jetais un coup d'oeil à la une - il était question de sénateurs républicains soutenant la construction d'un bouclier antimissiles pour protéger l'Amérique d'une attaque russe improbable - lorsque je remarquai les empreintes de pas dans le sable. Quelqu'un avait descendu le sentier allant de la rue à ma porte. Les empreintes étaient légères, à la surface du chemin sablonneux, comme si elles avaient été laissées par un poids plume, et tournées vers l'extérieur, ce qui faisait penser à une démarche de danseur. En arrivant devant II était un toit, je dézinguai un vol d'insectes kamikazes et, plissant les yeux face à l'impitoyable soleil du Nouveau-Mexique, j'entraperçus une paire de chevilles nues et bien galbées. Chevilles que je saluai respectueusement. «Vous devez être Vendredi», dis-je.
Extrait À seize ans, j'étais curieuse de bien des choses, mais les activités de la police secrète du chah n'en faisaient pas partie. Machhad, ma ville natale dans le nord-est de l'Iran, s'était réveillée sous la pluie en ce jour de printemps 1968. Marchant d'un pas vif qui faisait tressauter ma queue-de-cheval, j'esquivais de mon mieux les flaques sur le trottoir. L'absence d'autres lycéennes en vue ne pouvait signifier qu'une chose : j'avais déjà manqué la première sonnerie. J'allais traverser la rue quand une voiture passa devant moi à toute allure, aspergeant mes chaussures toutes propres. Levant les yeux, je vis une Mercedes noire faire demi-tour et se garer devant mon lycée. Deux hommes en sortirent, le visage à demi dissimulé par d'énormes lunettes de soleil, du genre de celles qui étaient devenues la marque de la police secrète. Les voir était inquiétant en soi, même si je n'avais aucune raison de croire que leur présence eût le moindre rapport avec moi. Instinctivement, je me réfugiai dans la petite librairie située face au lycée. Une atmosphère chaude, imprégnée d'une odeur de poêle à pétrole, régnait dans la boutique. À mon irruption, le vieil employé se leva à moitié de sa chaise. Je tâchai de reprendre mon souffle et, malgré le bourdonnement assourdissant du sang dans mes oreilles, je parvins à grimacer un sourire. Puis j'attrapai dans la vitrine un des livres de calligraphie. Je connaissais bien ces ouvrages et leurs lettres rondes, car je m'étais souvent arrêtée pour en admirer les couleurs, les cadres richement ornés et les décors en miniature. Mais ce jour-là, ce furent les hommes sur le trottoir d'en face que j'observai à travers la vitre. Ils passèrent sous l'écriteau bleu et blanc Lycée de Filles Princesse suspendu au-dessus du grand portail du mur d'enceinte. L'un d'eux poussa la lourde porte de bois, et tous deux disparurent dans la cour du lycée. «N'ayez pas peur, mademoiselle Roya.» La voix du libraire m'avait fait sursauter. Le gros livre m'échappa des mains. Avec ma réputation de rat de bibliothèque et mes fréquentes visites dans sa boutique, je n'étais pas une inconnue pour le vieil homme. «Ce n'est pas vous qu'ils cherchent, n'est-ce pas ?» reprit-il, suggérant par son ton calme qu'il connaissait déjà la réponse. Je fis non de la tête. Entendait-il les battements affolés de mon coeur ?