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Actualité du trauma
CHEMLA PATRICK
ERES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782749200637
Pourrions-nous envisager qu'il y ait du trauma dans la Culture, ce dont Freud avait d'ailleurs pris acte après la Première Guerre mondiale, l'impact des névroses traumatiques le conduisant à reconsidérer sa doctrine et à inventer la pulsion de mort ? La Deuxième Guerre mondiale et la Shoah n'ont-elles pas ruiné la Culture, faisant surgir les génocides, " l'homme des camps " et l'enjeu de la survie ? Comment articuler ces différents registres qui trament le sujet ? Quoi d'autre que le fil rouge de l'inconscient freudien ? La clinique, et en particulier celle des psychoses, est là pour témoigner des catastrophes qui peuvent affecter toute une lignée. Ne s'agirait-il pas alors pour le thérapeute d'?uvrer à ce que cette catastrophe puisse se mettre en scène, faisant advenir " un semblant de trauma " qui permette au sujet psychotique de se construire dans l'espace du transfert ? Issu des VIIe rencontres de la CRIEE (Reims), cet ouvrage rassemble des psychiatres, des psychanalystes, des soignants, qui étayent leurs réflexions sur leur pratique professionnelle.
Chemla Patrick ; Amhis Yacine ; Attiba Françoise ;
La clinique témoigne de façon insistante et polymorphe de l'après-coup traumatique des massacres et génocides qui ont marqué le XXe siècle. La Shoah mais aussi les totalitarismes et enfin les guerres coloniales ont laissé des traces profondes de chaque côté de la Méditerranée. Même si les témoignages resurgissent, il n'en reste pas moins que la transmission s'avère difficile, se heurtant à des déformations ou des silences de l'Histoire officielle. Ce qui n'a pu être reconnu et symbolisé revient alors dans la souffrance du symptôme, voire dans des productions délirantes qui témoignent bien souvent de morceaux d'histoires encryptées sur plusieurs générations. Dans cet ouvrage, chaque auteur déploie, selon son style et sa trajectoire subjective, les enjeux de l'exil et de la transmission. Ainsi s'entrecroisent exposés cliniques, développements théoriques et apports érudits, mais aussi témoignages de ce qui reste en souffrance pour chacun. A se tenir au plus singulier de l'expérience, voire de ce qui est constitutif de l'être, ils évitent les discours " prêt-à-porter " et un universalisme abstrait qui ferait fi de l'empreinte culturelle, des tourments et des silences de l'Histoire. Leur parti pris est inverse : l'universel se trouve visé en s'écartant de façon décisive de l'impasse de l'ethnopsychanalyse qui assigne le sujet aux traditions de sa culture. Dès lors s'exiler de l'origine, tout en gardant le contact avec elle, figurerait le double mouvement incessant de toute transmission vivante à partir de laquelle la catastrophe peut aussi être source d'une créativité à venir.
Cet ouvrage à plusieurs voix tente de déployer l'enjeu des "limites du sujet", tant au niveau de la clinique du "transfert/contre-transfert" que des théories analytiques qui en répondent sans se cantonner à la catégorie problématique des "états-limite". Bien au contraire, il s'agirait de penser à partir de notre embarras dans le transfert, tant dans la cure que dans les pratiques institutionnelles ; à chaque fois que le thérapeute vient à être troublé dans son repérage : qui parle ? Quelle strate psychique est atteinte ? De quel sujet s'agit-il ? Et surtout, comment continuer à avancer, perlaborer la traversée et faire advenir le sujet potentiel dans le transfert ? C'est ainsi que "l'enseignement de la Folie" pourrait s'avérer d'autant plus précieux qu'on ne le cantonne pas à la psychose. Cet enjeu, présent dès l'origine de la psychanalyse, s'actualise aujourd'hui dans un contexte idéologique qui constitue non pas une limite externe que l'on pourrait aisément identifier, mais la texture même de l'aliénation politique qu'il faudrait analyser. Ce contexte politique peut aussi prendre une tournure plus violente, comme actuellement au Proche-Orient. Au delà des tensions identitaires, il s'agirait là encore d'accueillir ceux qui tentent de surmonter la catastrophe, en gardant le souci de l'Autre. Cette mise tout à fait incalculable sur l'Autre du transfert pourrait s'avérer paradoxalement une chance pour réinventer la Psychanalyse en insistant sur les enjeux essentiels de la "fonction thérapeutique", au-delà des labels et des garanties illusoires.
Résumé : Il s'agit de penser l'actuel des pratiques de soin à destination des personnes psychotiques, mises à mal par une logique managériale de marchandisation de l'humain, redoublée maintenant d'une logique prétendument sécuritaire, en campant très fermement sur les deux jambes de la psychothérapie institutionnelle, la politique et la psychanalytique, pour soutenir les processus de subjectivation et de création au coeur même de la crise de la culture.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.