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Dépression, la grande névrose contemporaine
Chemama Roland
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749205434
Le sujet déprimé ne veut pas donner au passé un sens nouveau en fonction d'un avenir : l'avenir, il se refuse à l'imaginer. Il répète, comme chacun d'ailleurs. Mais lui tient à ce que cette répétition soit un retour du même. Je force ici à peine le trait. Il peut très bien reconnaître assez vite que c'est bien là sa position. A preuve le fait que, lorsque quelque chose de favorable surgit dans son existence, de façon généralement inattendue, il peut entrer dans le plus grand désespoir. Pourquoi en est-il ainsi ? Vous comprendrez que je ne peux vous éclairer d'un seul coup sur ce type de mécanismes. En revanche, ce que je me proposerai de faire, dans une prochaine lettre, c'est de commencer à vous parler de l'évolution historique de notre rapport au temps. Vous verrez qu'elle n'est pas étrangère aux questions de notre clinique. " Sous la forme d'une série de lettres adressées à celui qui fut, dans Clivage et modernité (érès, 2003), son interlocuteur, l'auteur tente de situer quelques éléments structuraux de ce qu'aujourd'hui nous nommons dépression. Ce diagnostic est en effet fréquemment évoqué pour qualifier des difficultés subjectives diverses. Faut-il lui contester toute pertinence ? La dépression présente-t-elle une unité, au moins à un certain niveau ? Plutôt qu'humeur sinistre, elle apparaît comme un désinvestissement radical du désir, associé à une paralysie de l'action, qui conjoint l'impuissance et l'utopie. Retrouvant ici ce par quoi Lacan caractérisait " la grande névrose contemporaine ", l'auteur, dans une écriture littéraire, à la fois rigoureuse et accessible, rend compte de cette " maladie du siècle ".
La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme: désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation. Biographie de l'auteur Roland Chemana, agrégé de philosophie, psychanalyste, membre de l'Association lacanienne internationale, auteur, entre autres, de Dépression, la grande névrose contemporaine (Erès 2005) et de la jouissance, enjeux et paradoxes (Erès 2007), et Bernard Vandermersch, ancien chef de clinique, psychiatre et psychanalyste, membre de l'Association lacanienne internationale, ont assuré la direction de ce dictionnaire, qui réunit une soixantaine d'auteurs, pour la plupart praticiens et soucieux de lisibilité.
A l'origine de ce livre, il y a un sentiment de malaise qui habite l'auteur en tant que psychanalyste et citoyen d'un pays démocratique. Dans la vie des institutions psychanalytiques, comme dans le fonctionnement de nos sociétés, de vives tensions se sont développées durant les dernières décennies, là même où l'on aurait pu imaginer qu'une discussion plus sereine aurait pu limiter les conflits. Par la place qu'elle donne à la parole, la psychanalyse a vocation à valoriser la faculté de dialoguer. Si la cure psychanalytique n'est pas réductible à un échange "horizontal" et doit ménager une dissymétrie nécessaire - mais non une position de surplomb - entre l'analyste et l'analysant, l'auteur soutient qu'elle ouvre à un dialogue différent où chaque mot, chaque geste prennent un sens plus fort et révèlent quelque chose du discours de l'inconscient. A partir de ce point de départ, Roland Chemama reprend un grand nombre de questions, qui sont celles de la psychanalyse actuelle, du fait de son développement propre, mais aussi des données de l'histoire contemporaine.
Extrait de l'avant-propos de Jean-Pierre LebrunCe nouveau livre de Roland Chemama est le vingtième ouvrage à paraître dans la collection «Humus, subjectivité et lien social», que les éditions érès ont inaugurée en 2003 avec Clivage et modernité 1 du même auteur. C'est dire si nous pouvons être satisfaits de cette constance et de cette fidélité. Cette dernière est d'ailleurs également celle des lecteurs qui se sont montrés très nombreux à partager les intérêts pour les questions soutenues par ladite collection.Rappelons que nous avons mis cette initiative sous l'exergue d'une phrase de Jacques Lacan extraite de la Note qu'il adressait aux collègues italiens en 1973: «Le savoir par Freud désigné de l'inconscient, c'est ce qu'invente l'humus humain pour sa pérennité d'une génération à l'autre.» Ainsi que nous l'avançons dans le texte de présentation de la collection, notre objectif est d'accueillir des textes qui tentent de conceptualiser les effets de la mutation contemporaine du lien social sur la subjectivité. Faut-il préciser que la tâche est à cet égard loin d'être terminée; elle ne fait même peut-être que prendre sa véritable assise tant il est aujourd'hui admis par la plus grande partie de la communauté analytique que l'importance des changements sociaux est à prendre en compte et à corréler avec les nouvelles façons de s'adresser au psychanalyste, voire avec les modifications de la cure analytique elle-même.Et c'est là que nous voulons mettre en évidence l'importance de ce vingtième volume.Si le travail de Roland Chemama a inauguré la présente collection, celui qu'il nous propose aujourd'hui y inscrit un tournant crucial.Il s'agit aujourd'hui d'ouvrir le champ à ceux qui souhaitent poursuivre le travail en s'engageant davantage dans l'actualité de leur clinique et en consentant à rendre compte de la façon dont ils travaillent les difficultés à l'oeuvre.C'est ce nouveau défi que se donne la collection «Humus» pour les volumes à venir: qu'ils témoignent de la façon dont l'analyste soutient aujourd'hui de se faire le lieu d'adresse pour les sujets qu'il rencontre. Nous la sous-titrerons désormais «le désir de l'analyste en acte». Et nous sommes ravis et heureux de constater que telle est bien l'orientation du nouvel ouvrage de Roland Chemama.Rompant avec la distance et le retrait qui caractérisaient habituellement l'analyste - mais sans pour autant en faire un nouveau précepte -, l'auteur ne s'avance plus masqué mais atteste plutôt de la voie qu'il essaye de frayer entre fidélité à la lettre et récusation du savoir transmis, entre adhésion à la tradition et nécessité de tout inventer: «[Ce] dont il s'agira, dans cet ouvrage, c'est de montrer de quelle façon la psychanalyse, qui a démontré les déterminations inconscientes du sujet humain, le met cependant, pour finir, face aux responsabilités qui sont les siennes. À tout le moins [...], elle l'appelle à s'engager dans une véritable énonciation. On voit l'enjeu: il est éthique.»
Résumé : Les textes réunis dans cet ouvrage interrogent la psychanalyse sur quelques-unes des questions qui sont aujourd'hui, pour elle, les plus décisives. Ces questions peuvent sembler internes : qu'en est-il du savoir analytique, de la recherche, de la transmission ? Quel statut donner à la psychanalyse didactique, au contrôle, à l'enseignement, aux institutions ? L'une d'elles pourtant laisse immédiatement voir son lien avec le politique. C'est celle de la formation, qui a suscité durant les deux dernières décennies l'attention, parfois mal inspirée, des pouvoirs publics. Cela nous rappelle que le développement de la psychanalyse n'est pas possible dans toutes les conditions. Il ne l'était pas sous le pouvoir nazi (cet ouvrage reprend les textes d'un congrès qui eut lieu à Berlin en mai 2010). Mais l'est-il davantage lorsque certaines formes du néo-libéralisme transforment le sujet en un objet calculable, et utilisable aux fins des besoins économiques ?
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.