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Dictionnaire de la psychanalyse
Chemama Roland; Vandermersch Bernard
LAROUSSE
29,60 €
Épuisé
EAN :9782035839428
La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme: désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation. Biographie de l'auteur Roland Chemana, agrégé de philosophie, psychanalyste, membre de l'Association lacanienne internationale, auteur, entre autres, de Dépression, la grande névrose contemporaine (Erès 2005) et de la jouissance, enjeux et paradoxes (Erès 2007), et Bernard Vandermersch, ancien chef de clinique, psychiatre et psychanalyste, membre de l'Association lacanienne internationale, ont assuré la direction de ce dictionnaire, qui réunit une soixantaine d'auteurs, pour la plupart praticiens et soucieux de lisibilité.
Résumé : Les textes réunis dans cet ouvrage interrogent la psychanalyse sur quelques-unes des questions qui sont aujourd'hui, pour elle, les plus décisives. Ces questions peuvent sembler internes : qu'en est-il du savoir analytique, de la recherche, de la transmission ? Quel statut donner à la psychanalyse didactique, au contrôle, à l'enseignement, aux institutions ? L'une d'elles pourtant laisse immédiatement voir son lien avec le politique. C'est celle de la formation, qui a suscité durant les deux dernières décennies l'attention, parfois mal inspirée, des pouvoirs publics. Cela nous rappelle que le développement de la psychanalyse n'est pas possible dans toutes les conditions. Il ne l'était pas sous le pouvoir nazi (cet ouvrage reprend les textes d'un congrès qui eut lieu à Berlin en mai 2010). Mais l'est-il davantage lorsque certaines formes du néo-libéralisme transforment le sujet en un objet calculable, et utilisable aux fins des besoins économiques ?
Chemama Roland ; Lacôte-Destribats Christiane ; Va
Les interrogations sur le métier de psychanalyste sont nombreuses. Quelle peut ou doit être sa formation ? Quel est son rapport avec la médecine (mais aussi avec la psychologie ou la philosophie) ? Qu'en est-il du contre-transfert ? Du désir de l'analyste ? Peut-on, selon le voeu de Ferenczi, parvenir à une "métapsychologie des processus psychiques de l'analyste" ? Doit-on d'ailleurs viser à cela ? Jusqu'à quel point les formes de son action peuvent-elles varier, en fonction de la singularité des cas, de la mutation des discours sociaux, de l'apparition de nouvelles pathologies ? Plus encore que la psychanalyse d'un point de vue idéal, c'est le psychanalyste au travail, dans sa pratique quotidienne, que questionnent les auteurs. Leur perspective n'est pas méta-psychanalytique. Ils n'adoptent pas une position de surplomb qui les ferait théoriser, de l'extérieur, sur leur métier. Au contraire, ils montrent que la pratique analytique elle-même ne se soutient que de la position que prend l'analyste par rapport à son acte et d'un désir qui se remet toujours en question.
Résumé : La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme : désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation.
Ce livre éclaire, en relation avec le terrorisme et à partir de la psychanalyse, le vécu collectif et individuel contemporain, tel qu'il se révèle notamment dans les cures. Deux psychanalystes abordent le traumatisme généré, tant au niveau collectif qu'au niveau individuel, par les actions terroristes récentes. Leur réflexion part du plus singulier, de ce dont, au fil des séances, peuvent parler les sujets qui les consultent. Ils constatent en effet un malaise diffus dans la plupart des cures dont ils ont la charge. Les patients en analyse ne parlent évidemment pas exclusivement des attentats djihadistes. Mais néanmoins dans le quotidien des séances se manifeste une angoisse plus ou moins latente, liée à l'impossibilité de prévoir d'où pourra venir le prochain coup peut-être plus encore qu'à l'horreur de ce qu'ils savent des massacres de masse qui ont eu lieu. S'agit-il d'un nouveau malaise dans la civilisation ?
George Dandin a voulu s'élever dans la société en épousant une jeune fille noble : un beau mariage ? En fait, il n'en retire que mépris, trahisons et mensonges. Bien pire, chaque fois qu'il tente de prouver l'infidélité d'Angélique, le sort s'obstine à retourner les évidences contre lui et, d'accusateur, il devient accusé. Comédie amère sans doute, mais comédie, puisque tout peut se réparer par une grande fête à la cour du roiet finir par des chansons...
De jeux de scène burlesques en pitreries, Le Médecin malgré lui est une farce réjouissante où le bûcheron Sganarelle. successivement mari dupé, faux médecin et marieur, réussira quelques jolis tours de force. Quand il aura battu Géronte, séduit la nourrice, acheté la confiance des tourtereaux Lucinde et Cléante, et risqué la pendaison, il n'aura plus qu'à faire la paix avec sa femme ! Le rire faisant fi des convenances, les serviteurs endossent ici l'habit des maîtres avec la bénédiction du spectateur.
Un féru d'archéologie est invité à un mariage dans la petite ville d'Ille jusque-là sans histoire, ou presque. En effet, une mystérieuse statue de Vénus d'une merveilleuse beauté, découverte depuis peu, semble être à l'origine d'événements insolites. Nous plongeant dans un cadre pittoresque, Mérimée brosse en quelques lignes le portrait de personnages savoureux et hauts en couleur et, surtout, excelle à créer une atmosphère fantastique propice au doute et à l'angoisse.
Comme d'autres farces de Molière, Le Malade imaginaire est une satire de l'imposture médicale. Mais c'est aussi une comédie de caractère qui dépeint les extravagances d'un bourgeois obsédé par la maladie. C'est enfin une comédie-ballet dominée par un climat de fantaisie et d'insouciance. Déguisement et illusion finiront par rendre inoffensive l'imagination maladive du héros, à défaut de pouvoir la corriger. Rire et plaisir ont ici le dernier mot : tel est l'ultime message de Molière.