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La psychanalyse comme éthique. Suivi de Du grain à moudre
Chemama Roland ; Lebrun Jean-Pierre
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749233321
Extrait de l'avant-propos de Jean-Pierre LebrunCe nouveau livre de Roland Chemama est le vingtième ouvrage à paraître dans la collection «Humus, subjectivité et lien social», que les éditions érès ont inaugurée en 2003 avec Clivage et modernité 1 du même auteur. C'est dire si nous pouvons être satisfaits de cette constance et de cette fidélité. Cette dernière est d'ailleurs également celle des lecteurs qui se sont montrés très nombreux à partager les intérêts pour les questions soutenues par ladite collection.Rappelons que nous avons mis cette initiative sous l'exergue d'une phrase de Jacques Lacan extraite de la Note qu'il adressait aux collègues italiens en 1973: «Le savoir par Freud désigné de l'inconscient, c'est ce qu'invente l'humus humain pour sa pérennité d'une génération à l'autre.» Ainsi que nous l'avançons dans le texte de présentation de la collection, notre objectif est d'accueillir des textes qui tentent de conceptualiser les effets de la mutation contemporaine du lien social sur la subjectivité. Faut-il préciser que la tâche est à cet égard loin d'être terminée; elle ne fait même peut-être que prendre sa véritable assise tant il est aujourd'hui admis par la plus grande partie de la communauté analytique que l'importance des changements sociaux est à prendre en compte et à corréler avec les nouvelles façons de s'adresser au psychanalyste, voire avec les modifications de la cure analytique elle-même.Et c'est là que nous voulons mettre en évidence l'importance de ce vingtième volume.Si le travail de Roland Chemama a inauguré la présente collection, celui qu'il nous propose aujourd'hui y inscrit un tournant crucial.Il s'agit aujourd'hui d'ouvrir le champ à ceux qui souhaitent poursuivre le travail en s'engageant davantage dans l'actualité de leur clinique et en consentant à rendre compte de la façon dont ils travaillent les difficultés à l'oeuvre.C'est ce nouveau défi que se donne la collection «Humus» pour les volumes à venir: qu'ils témoignent de la façon dont l'analyste soutient aujourd'hui de se faire le lieu d'adresse pour les sujets qu'il rencontre. Nous la sous-titrerons désormais «le désir de l'analyste en acte». Et nous sommes ravis et heureux de constater que telle est bien l'orientation du nouvel ouvrage de Roland Chemama.Rompant avec la distance et le retrait qui caractérisaient habituellement l'analyste - mais sans pour autant en faire un nouveau précepte -, l'auteur ne s'avance plus masqué mais atteste plutôt de la voie qu'il essaye de frayer entre fidélité à la lettre et récusation du savoir transmis, entre adhésion à la tradition et nécessité de tout inventer: «[Ce] dont il s'agira, dans cet ouvrage, c'est de montrer de quelle façon la psychanalyse, qui a démontré les déterminations inconscientes du sujet humain, le met cependant, pour finir, face aux responsabilités qui sont les siennes. À tout le moins [...], elle l'appelle à s'engager dans une véritable énonciation. On voit l'enjeu: il est éthique.»
Chemama Roland ; Lacôte-Destribats Christiane ; Va
Les interrogations sur le métier de psychanalyste sont nombreuses. Quelle peut ou doit être sa formation ? Quel est son rapport avec la médecine (mais aussi avec la psychologie ou la philosophie) ? Qu'en est-il du contre-transfert ? Du désir de l'analyste ? Peut-on, selon le voeu de Ferenczi, parvenir à une "métapsychologie des processus psychiques de l'analyste" ? Doit-on d'ailleurs viser à cela ? Jusqu'à quel point les formes de son action peuvent-elles varier, en fonction de la singularité des cas, de la mutation des discours sociaux, de l'apparition de nouvelles pathologies ? Plus encore que la psychanalyse d'un point de vue idéal, c'est le psychanalyste au travail, dans sa pratique quotidienne, que questionnent les auteurs. Leur perspective n'est pas méta-psychanalytique. Ils n'adoptent pas une position de surplomb qui les ferait théoriser, de l'extérieur, sur leur métier. Au contraire, ils montrent que la pratique analytique elle-même ne se soutient que de la position que prend l'analyste par rapport à son acte et d'un désir qui se remet toujours en question.
Cet ouvrage constitue la chronique d'une amitié, qui lie, au fil des décennies, le narrateur à un homme un peu plus âgé que lui, Pierre. Celui-ci devient son ami le plus proche, après avoir été celui de son père. Cette amitié a d'abord pour cadre Tunis et sa banlieue estivale, et le livre donne une image de la vie tranquille qu'on pouvait y mener, durant les années qui précédent ou qui suivent immédiatement l'indépendance. Il aborde aussi les bouleversements, éventuellement les tensions entre communautés, que ce changement politique ne pouvait manquer d'apporter dans la vie quotidienne. Pierre cependant est peintre et le narrateur, qui le retrouve à Paris, apprend alors beaucoup de lui sur la peinture et sur l'art, mais aussi sur la vie. Il y a donc là le récit d'une transmission, qui prend à la fin, de façon inattendue, une dimension singulière.
Il fut un temps où chacun était sommé de dissimuler ce qui n'avait pas droit de cité : des désirs peu assortis aux idéaux de la personne, considérés comme excessifs ou dégradants. Aujourd'hui, la règle implicite est plutôt de tout dire, d'être transparent, d'afficher ce qui, hier encore, était jugé inconvenant. Dès lors, le sujet ne peut plus refouler tout à fait ce que pourtant souvent il rejette. D'où son recours à une position de clivage, qui maintient en même temps le déni de certaines représentations et leur affirmation, comme si ces contenus contradictoires pouvaient coexister sans pour autant s'influencer réciproquement. Un tel mécanisme avait déjà été décrit par Freud, à propos notamment du fétichisme, mais aussi de la psychose, voire de la névrose obsessionnelle. On verra dans ce livre que, loin d'expliquer seulement un petit nombre de pathologies très particulières, il permet de poser quelques questions décisives sur la modernité. L'auteur interroge à partir de là un pan très vaste de la clinique contemporaine.
Résumé : Les textes réunis dans cet ouvrage interrogent la psychanalyse sur quelques-unes des questions qui sont aujourd'hui, pour elle, les plus décisives. Ces questions peuvent sembler internes : qu'en est-il du savoir analytique, de la recherche, de la transmission ? Quel statut donner à la psychanalyse didactique, au contrôle, à l'enseignement, aux institutions ? L'une d'elles pourtant laisse immédiatement voir son lien avec le politique. C'est celle de la formation, qui a suscité durant les deux dernières décennies l'attention, parfois mal inspirée, des pouvoirs publics. Cela nous rappelle que le développement de la psychanalyse n'est pas possible dans toutes les conditions. Il ne l'était pas sous le pouvoir nazi (cet ouvrage reprend les textes d'un congrès qui eut lieu à Berlin en mai 2010). Mais l'est-il davantage lorsque certaines formes du néo-libéralisme transforment le sujet en un objet calculable, et utilisable aux fins des besoins économiques ?
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Quelles traces les expériences ludiques laissent-elles dans la personnalité ? Quelle place le jeu a-t-il dans le travail auprès de tout patient, quel que soit son âge ? Comment et à quelles conditions les caractéristiques ou les ingrédients du jeu (plaisir, humour, surprise, étonnement, métaphore, faire semblant, théâtralisation...) sont-ils utiles dans les pratiques ? Cet ouvrage traite la question du devenir et des traces des expériences ludiques infantiles dans la subjectivité. Les auteurs explorent les enjeux et les fonctions du ludique, chez le bébé, l'enfant, et tout au long de la vie. Ils mettent en évidence la façon dont le jeu est essentiel à la vie et à la croissance mentale. Le "moi ludique" est à la source de la créativité en général, permet d'affronter et de dépasser les tourments, les traumatismes, il est le garant de l'espoir, de la confiance en soi et de la confiance dans le monde. Il est essentiel au travail du parent, comme du soignant, du psychanalyste, de l'éducateur, du pédagogue, de tous ceux qui ont la responsabilité d'aider un autre (ou plusieurs autres) à grandir. Différents contextes psychopathologiques, différentes formes de souffrance psychique, à tous les âges, sont issus d'expériences ludiques infantiles qui ont manqué ou ont été empêchées. Le soin psychique psychanalytique consiste à retrouver les conditions de possibilité du ludique.
Résumé : La sublimation ? la dérivation des pulsions vers des objets non sexuels, socialement valorisés ? est un concept psychanalytique insatisfaisant : depuis 1905 que Freud l'a décrite, on ne voit clairement ni son mécanisme ni sa genèse. Le "personnage" en question est donc d'abord l'auteur, en quête du concept. Mais c'est aussi, c'est surtout, le Léonard de Freud, le Monsieur Teste de Valéry, le Richard III de Shakespeare, le Valéry de Pontalis, sans oublier ces femmes "à passions élémentaires, enfants de la nature qui refusent d'échanger le matériel contre le psychique" : autant de personnages vivant d'une vie intermédiaire, mi-héros de papier, mi-personnes réelles. Mathilde Girard fragmente ainsi le concept de sublimation en petites quantités ? rencontres, parcours croisés, passions discrètes, dérives nouvelles. Elle en étudie la survenue, l'activité : quand ? de quelle manière ? Pourquoi chez l'un et pas chez l'autre, pourquoi chez ce personnage qui est "souvent un homme, et même un homme génial"? "Dans son génie, il ressemble à l'enfant qu'il était, qu'il a gardé en lui. Il fait des projets, des croquis d'espaces, des dessins d'oiseau. Parfois il part dans ses pensées pendant longtemps. Il s'abstrait. Il s'excepte du monde." Ce livre est l'histoire d'un personnage passionnel qui se heurte exemplairement à nos raisons culturelles.
Résumé : "Si rien n'est plus manifeste que l'inconscient, depuis que Freud a passé, il résidait bien moins en nous, pour moi, pour d'autres, qu'à notre porte, dans les choses qui nous assiégeaient, leur dureté, leur mutisme, la tyrannie qu'elles exerçaient sur nos sentiments, les pensées qu'elles nous inspiraient forcément". Pierre Bergounioux s'explique ici sur un certain éloignement, et d'abord géographique, vis-à-vis de la psychanalyse, que le nom de Freud, gravé dans le marbre au-dessus de l'entrée d'un hôtel parisien, confirmera un peu plus tard. Il raconte comment il a affronté un trouble profond, étroitement localisé, auquel les remèdes qui pouvaient parvenir du dehors - l'apport de Freud, la méthode analytique, le divan - étaient impropres.
En psychiatrie comme en psychologie clinique, le patient ne se réduit pas à ses symptômes ni à sa maladie qui ne peuvent pas être compris dans leur seule dimension négative et " handicapante " : ils ont un sens au regard de l'histoire du sujet relevant de diverses formes de conflits, de blessures psychiques, de traumatismes et de systèmes défensifs. Les auteurs reprennent ici la description des grands syndromes psychiatriques actuels en leur apportant l'éclairage de la métapsychologie freudienne et postfreudienne ainsi que celui de la psychopathologie psychanalytique et transculturelle d'aujourd'hui, sans ignorer l'apport des neurosciences. Ces approches théoriques de la clinique apparaissent indispensables à une compréhension contemporaine des troubles psychiques et psychiatriques. Elles donnent les moyens de saisir ce qu'aucun scanner ni aucune statistique ne peuvent montrer, à savoir les dynamiques, les conflits et les déchirures psychiques sous-jacents à l'expression de ces troubles.