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Les sciences annexes en histoire du Moyen âge
Merdrignac Bernard ; Chédeville André
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868472953
Pour " faire de l'histoire ", les médiévistes recourent à des sciences longtemps dites " auxiliaires " et qu'il est d'usage aujourd'hui de qualifier d'" annexes ". En fait, il s'agit de sciences dont les méthodes sont indispensables au traitement des divers types de documents écrits ou non écrits que les historiens du Moyen Age sont amenés à interroger. Chronologie et comput, archéologie et archéométrie, numismatique, paléographie, diplomatique, sigillographie, héraldique, généalogie, anthroponymie et toponymie, autant de disciplines dont ce manuel expose les techniques spécifiques et les développements récents. Nourri de l'expérience pédagogique des auteurs, rédigé avec clarté et vivacité, ce manuel qui s'adresse d'abord aux étudiants de Licence et éventuellement de DEUG intéressera également le public cultivé soucieux de s'informer sur les méthodes d'enquête scientifique, bref sur tout ce qui distingue un livre d'histoire du roman historique.
Réédition Une synthèse de l'histoire de la Bretagne depuis les premiers pas de l'homo erectus dans la péninsule jusqu'à l'aube du XXIe siècle. Le texte agréable et accessible à tous est étayé par une abondante illustration allant des megalithes à l'ultrafiltration laitière. Les acquis récents de la recherche pour le périodes de la préhistoire, des migrations bretonnes du haut Moyen Age, de la Révolution... ont été pris en compte par l'auteur et en font un livre de référence. Au fil des siècles, plus celle-ci s'est ouverte sur le monde, plus se sont manifestés ses caractères originaux qui rendent compte de l'attrait qu'exercent toujours ses paysages, son patrimoine et sa culture.
Quel rapport y a-t-il entre le légendaire des saints bretons qui donne son titre à l'ouvrage et l'enluminure empruntée au Beatus (1086) conservé à la cathédrale de Burgo de Osma (Soria) qui en illustre la couve ure? Aucun, à première vue. Toutefois, ce rapprochement n'est pas aussi artificiel qu'on pourrait le penser. On insiste souvent sur les particularismes des Vies de saints bretons. Elles appartiennent pourtant à un genre littéraire qui fleurit alors dans toute la chrétienté médiévale. Ces textes entendent actualiser l'Écriture sainte au même titre que le programme iconographique de l'abbé Beatus de Liébana (fin du vine siècle) vient illustrer l'Apocalypse. L'"épée effilée" placée par saint Jean dans la bouche du "Verbe de Dieu" doit "frapper les nations" avant le premier combat contre la Bête qui inaugurera le règne de mille années auquel auront part les saints (Ap., 19, 15). Cet arrière-plan millénariste que fait ressortir l'enluminure espagnole se décèle aussi derrière la présentation par les hagiographes de l'"Âge des saints" comme le fondement d'une chrétienté bretonne "incréée" (J.-C. Cassard). D'après saint Paul, ce "glaive à deux tranchants" est la parole de Dieu qui "pénètre jusqu'au point de division de l'âme et de l'esprit, des articulations et des moelles" (He., 4, 12). En dépassant l'opposition obsolète entre culture "folklorique" et culture "savante", les études de cas (inédites ou actualisées) présentées par Bernard Merdrignac révèlent la complexité des interactions à l'?uvre dans une littérature relevant d'un "outillage culturel à double tranchant" (J. Le Goff) et donc susceptible de plusieurs niveaux de lecture. Les relations entre l'homme et l'animal (le loup, en particulier), les positions des lettrés à l'égard des géants originels, la place des rapports de "genre" dans cette littérature cléricale, les interférences entre représentations socio-économiques et conceptions idéologiques sont autant de thèmes qui font ressortir l'apport des sources hagiographiques bretonnes à l'histoire religieuse et culturelle du Moyen Âge
Durant tout le Moyen Âge les lettrés n'ont cessé de puiser dans un fond historico-légendaire commun à la Bretagne et à la Grande Bretagne. Entre les lignes des Vies de saints réécrites d'un siècle à l'autre se décèle le système de représentations des laïques dont les hagiographes reprennent des éléments afin de les recharger de sens au service de leurs commanditaires et pour la gouverne de leurs destinataires. En brossant l'épopée des saints fondateurs de la chrétienté bretonne, les clercs médiévaux qui monopolisaient alors l'écrit se sont acharnés, délibérément ou non, à occulter ce qu'il est convenu d'appeler la "première migration bretonne", organisée militairement par l'Empire romain (IIIe-Ve siècle). L'historicité des bribes de légendes recyclées dans les sources hagiographiques est sujette à caution. Bernard Merdrignac s'emploie à recouper ces données avec d'autres indices obtenus indépendamment grâce aux méthodes spécifiques à d'autres disciplines (archéologie, épigraphie, toponymie, généalogie, etc.). Il propose ainsi des hypothèses hardies, quoique solidement étayées, sur cette période méconnue du très haut Moyen Âge. La liberté d'écriture de cet essai historique réjouira les amateurs d'histoire pour qui la rigueur de la recherche ne va pas forcément de pair avec une fastidieuse cuistrerie dans l'exposé de ses résultats.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.