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Figures de l'animalité dans l'oeuvre de Michel Foucault
Chebili Saïd
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782738486073
On pourrait s'étonner que Foucault n'ait consacré aucun écrit spécifique au thème de l'animalité. Cependant ce thème est prégnant dans son œuvre, bien qu'aucun commentateur ne l'ait souligné. Ce livre montre que Foucault a eu une vision moderne de la problématique de l'animalité. Il n'a pas cherché à la définir en l'opposant rigoureusement par rapport à l'humanité. Elle l'intéressait surtout en tant qu'expérience-limite. L'animalité comme figure permet à Foucault de questionner la folie, les sciences humaines et le pouvoir, à différents moments de l'histoire (la Renaissance, l'âge classique et l'époque moderne). Ainsi, à l'âge classique, la folie négativité et non-être, paraît reliée à une animalité explosive. Omniprésent, le pouvoir ne s'immisce toutefois pas dans les relations amicales. Ces dernières pourraient constituer un modèle de la relation de l'homme à l'animal où celui-ci ne serait plus considéré comme un objet appropriable selon le bon gré de chacun.
L'auteur propose une lecture nouvelle du Malaise dans la culture de Freud en soulevant une question peu abordée jusqu'à maintenant. Pourquoi dans cette œuvre majeure, Freud n'a pas avancé de modèle de société qui tendrait au bonheur individuel de l'homme ? Au-delà des interprétations classiques (l'homme n'est pas l'être débonnaire que l'on pense ; Freud est pessimiste), l'auteur nous entraîne vers une hypothèse plus novatrice. Il pense que dans le Malaise dans la culture Freud n'a jamais réussi à s'émanciper du doute sceptique. Son scepticisme épistémologique, véritable position philosophique, bride sa théorisation sur la question de l'animalité. L'oubli, voire le refoulement de cette dernière, obère sa réflexion car la prise en compte de l'animalité intervient dans toute considération sur le politique. Dès lors, Freud ne nous dit rien d'éventuelles propositions politiques pratiques. Voilà peut-être l'ultime limite de la tâche civilisatrice de la psychanalyse.
Selon l'auteur, le malaise épistémologique actuel dans la psychiatrie provient de ce que la psychiatrie a perdu sa polarité entre un pôle scientifique et un pôle plus métaphysique. En effet, les neurosciences occupent le champ théorique et dominent tous les autres courants. L'auteur s'est attaché à établir la genèse de la conquête psychiatrique. L'histoire débute avec Pinel, chez lequel la psychiatrie était plurielle dans sa théorisation même. Il a choisi comme deuxième étape deux mouvements qui ont marqué la psychiatrie du dix-neuvième siècle : la théorie de la dégénérescence et la doctrine des localisations. La première avec Morel, puis Magnan. La seconde avec Gall et avec Broca qui lui ont donné ses lettres de noblesse. Ces deux courants s'opposaient en des débats vifs. La dualité de la psychiatrie en faisait une discipline à l'autorité largement reconnue. Ensuite, Henri Ey a forgé l'organo-dynamisme avec lequel il souhaitait réduire le dualisme cartésien qu'il jugeait psychiatricide. L'auteur a passé au crible de sa critique le rapport de Ey à Descartes. Ey a incontestablement fait oeuvre de pionnier avec l'organodynamisme, qui a été la référence de générations de psychiatres. Mais l'auteur montre que son oeuvre n'a pas eu le succès escompté du fait justement de la réduction de la tension entre l'organicisme et le psychodynamisme. Pour surmonter le malaise dans la psychiatrie, l'auteur propose une nouvelle figure du savoir avec la restitution de la polarité. Il décrit ce que ces deux pôles peuvent être.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.