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Eléments pour une philosophie des techniques
Chazal Gérard
EUD
16,00 €
Épuisé
EAN :9782364414280
Certains voient dans les techniques la promesse d'un avenir enchanté, pour d'autres la technique est la source de tous nos maux-gaspillage, pollution, réchauffement climatique. Comment dépasser cette opposition ? On considère souvent que les techniques viennent satisfaire nos besoins, les plus vitaux comme les plus superficiels. Cependant elles s'avèrent, à l'examen, n'être pas toujours parfaitement rationnelles : y interviennent aussi bien notre imaginaire que notre vie émotionnelle. Des pratiques initiales de la magie et des jeux de l'enfance au labyrinthe du monde numérique et où les techniques ont partie liée avec les sciences et les arts, on montrera comment l'être humain crée les techniques autant qu'il est façonné par elles. En outre, parce que la technique projette sur le monde un univers de possibles et s'inscrit dans le futur, cet ouvrage éclaircira les relations complexes qu'elle entretient avec les pouvoirs tant économiques que politiques.
Un constat : les filles sont beaucoup moins nombreuses à s'engager dans des études scientifiques, les femmes moins nombreuses dans les carrières liées aux sciences. Cela est-il le fait d'une " nature féminine " qui serait incompatible avec les sciences ou bien le résultat d'une violence faite aux femmes depuis des siècles leur interdisant l'accès au savoir, les confinant dans des tâches subalternes, les enfermant dans le soin du ménage et des enfants ? L'auteur a tenté dans cet ouvrage de montrer qu'il a existé une véritable discrimination vis-à-vis des femmes quant à la possibilité qu'elles participent à la constitution des savoirs. Pire, il y eut dans l'histoire de très grandes figures de femmes scientifiques mais on a trop souvent occulté leur nom et leurs apports. Elles ont ajouté à leur génie de savantes le courage de leur lutte pour s'imposer dans un monde masculin des sciences. C'est donc à un tableau de ces femmes remarquables que ce livre est consacré, à leurs apports éminents aux savoirs de l'humanité, aux obstacles culturels, idéologiques et sociaux qu'elles ont dû vaincre. Depuis Hypatie assassinée sur les pavés d'Alexandrie par les fanatiques chrétiens à Lise Meitner injustement privée de prix Nobel, en passant par la Marquise du Châtelet et Marie Curie, ce livre se veut une rapide histoire qui rende justice aux femmes en sciences. En astronomie, en mathématiques, en physique, en chimie, en biologie, en médecine, elles ont été sur tous les fronts de la recherche, pionnières dont il est peut-être temps de sortir les noms de l'oubli en rappelant ce que furent leur vie, leurs combats et leurs succès.
A quoi réent les machines ? La question peut paraître étrange. C?est cependant une manière d?interroger nos propres rêveries autour des réalisations techniques, en faisant jouer aux machines le rôle de reflet de nos propres existences. A travers de nombreux artifices, dont les machines sont les plus élaborés, nous construisons notre monde, enchevêtrant raison et imaginaire et mêlant utile et gratuit. La machine et ses rêves nous renvoient alors une image éclairée de nous-mêmes. Ce jeu de miroir Ne pose-t-il pas la question de savoir si, au bout de toute philosophique interrogation, nous ne serions pas plutôt des machines rêvant de devenir des humains. Ainsi, cette question ouvre une enquête sur l?imaginaire attaché aux machines, des premiers automates à l?ombre du cyborg, La définition rigoureuse de la machine, tentée en début d?ouvrage, se trouve, au fil des pages, débordée sur les frontières ténues entre raison technicienne et imaginaire. Ces rêveries de la machine ont finalement été prises au sérieux par les artistes, depuis Duchamp et Léger, jusqu?aux formes contemporaine de l?art numérique, en passant par Tinguely et Schöffer. S?intéresser aux rêves des machines, c?est prendre conscience qu?avec elles s?insinuent des parts d?ombre et de lumière. Car le songe ne va jamais sans risque. Humains nous sommes des êtres du désir, mais nous sommes aussi des êtres de l?artifice. C?est sur ce terrain-là que cet ouvrage entraîne notre réflexion, au-delà de l?opposition trop simple entre technologie naïve et technologie paralysante.
Les objets que nous fabriquons, tout imprégnés de nos projets et de nos intentions, tirent de nous leur signification. Ainsi des plus complexes d'entre eux, les machines informatiques, capables de manipuler des symboles et des messages que nous savons lire et comprendre. L'enquête à la recherche du sens qui est l'objet de ce livre commencera donc par l'examen de l'univers de ces machines langagières et logiques, afin de déceler dans leur structure et leur usage les traces et les empreintes de la signification que nous y avons déposée. Si nous rejetons les conceptions spiritualistes du sens, c'est pour le rechercher dans l'ordre et la structure des choses, celles qui nous sont données comme celles que nous fabriquons. L'ordinateur, miroir de notre activité mentale dispensatrice de sens, nous renvois à notre propre organisation matérielle, celle de notre système nerveux. Déjà l'artefact - les réseaux de neurones formels, machines construites sur le modèle de notre système nerveux - nous y invitait. A l'écoute des apports récents des neurosciences, nous essayons de comprendre comment nous intériorisons le sens des choses et comment, en retour, nous sommes aptes à donner du sens, à en créer. A la question : " comment représente-t-on l'ordre des choses dans une machine ? ", succédera la question : " comment notre cerveau représente le monde et le milieu qui nous entourent ? " qui nous mettra sur la voie d'un matérialisme plus cohérent.
Résumé : Le concept de forme, qui hanta la philosophie antique, a été au cours du temps bien oublié, victime d'une science triomphante fondée sur l'usage restreint de la cause efficiente, mécanique et mathématisée. La forme fut longtemps victime des succès d'une physique algébrisée où le calcul s'était substitué à la représentation géométrique. Pourtant, c'est par les mathématiques et les sciences que la forme revient aujourd'hui comme concept opératoire et explicatif, dans l'étude des systèmes dynamiques ou dans celle de l'embryogenèse, par exemple. En témoignent de nombreux travaux dont ceux, particulièrement significatifs, de René Thom. Bien sûr, nous ne sommes plus en présence de l'antique cause formelle d'Aristote et de ses avatars scolastiques. La rigueur mathématique et les développements des sciences et techniques l'ont considérablement transformée. Il s'agit donc ici de retrouver la notion de forme comme schème explicatif, si ce n'est universel, tout du moins transversal à de nombreux domaines, des sciences aux arts, des techniques les plus primitives aux plus modernes. Face au savoir en miettes, le savant étant de plus en plus enfermé dans sa spécialité, le rôle de la philosophie est bien d'articuler ce qui se donne de manière séparée. La philosophie est, par une sorte de nécessité, le lieu où tout se croise. Ni art ni science, elle est l'intersection des deux, le point de fuite qu'il faut donner aux savoirs éparpillés. La forme et l'espace peuvent-ils féconder la pensée et fournir ce fond ontologique que réclament le développement des connaissances et notre emprise sur le monde ? Telle est donc la question que ce travail veut aborder.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.