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Le Paysage intérieur
Chavardès Maurice ; Groult Flora
TABLE RONDE
7,00 €
Épuisé
EAN :9782710301073
Quatrième de couverture «À force de proclamer : Madame Untel, c'est moi, ou, plus souvent encore : Non, non, je vous promets, Madame Untel, ce n'est pas moi, pourquoi un écrivain n'aurait-il pas plaisir à dire : Moi, c'est moi ?» Ainsi Flora Groult présente-t-elle cette étude d'elle-même, à esprit et à cœur ouverts d'une romancière dont les débuts, en 1962, avec Journal à quatre mains, furent très remarqués : elle en partage le mérite et la gloire avec sa sœur Benoîte Groult - une «fraternité» dont elle souligne dans ce livre l'importance et la continuité, même si, après deux autres ouvrages «à quatre mains», elle publie désormais sous sa seule signature des romans dont on sait le succès... Une adolescence à Paris sous l'occupation allemande, dans un quartier bien-pensant, mais dans une famille d'artistes et d'intellectuels non conformistes, cela aurait pu déboucher sur une carrière de peintre. Flora Groult sacrifia, et sacrifie encore volontiers, au dessin et à la peinture. C'est la littérature, cependant, qui l'emporta. Avec une passion, une conviction qui n'ont jamais faibli. «Tout l'or du monde ne m'empêcherait pas d'écrire», avoue-t-elle. Si ce n'est pas sa principale préoccupation, elle n'en trouve pas moins son inspiration dans les problèmes qui se posent aujourd'hui aux femmes, aux couples, aux parents, aux enfants. Elle s'associe aux grands combats du féminisme, s'explique sans fard sur la libéralisation des mœurs, la contraception, l'interruption volontaire de grossesse, et elle prend sans cesse parti contre toutes les formes du racisme et de la violence. Et si on lui demande ce qu'elle désire aujourd'hui, elle répond sans hésiter par ce mot qu'elle écrivait à seize ans dans son journal intime : «Tout !»
Résumé : C'était juste avant que le rideau s'ouvre avant que n'avise un monde narquois. Ce commun désastre d'être né un jour tu dois l'incarner dit le choeur des anges. Foi de charbonnier un pied devant l'autre ce fut mon métier Jeunesse roulez.
À la chute du régime fasciste, l'Italie entre dans une période de reconstruction matérielle mais également idéologique et culturelle. En architecture, cette entreprise se traduit par des débats sur le lien à la tradition, le dialogue entre histoire et pratique du projet architectural et sur le rapport renouvelé entre l'édifice et la ville. Dans ce contexte, le post-modernisme trouve, à l'occasion de la première Biennale d'architecture de Venise (1980), un territoire propice à son expression. Ce renouvellement intellectuel de la discipline est analysé à travers une trajectoire des plus singulières : celle de l'architecte Paolo Portoghesi (1931). Cet ouvrage met en évidence le rôle que celui-ci a joué dans l'histoire de la seconde moitié du XXe siècle. L'étude démontre comment ses travaux historiques sont utilisés dans la conception architecturale, faisant de lui l'un des principaux représentants de la critique opératoire. L'analyse de son action comme enseignant, directeur de publication et président de la Biennale de Venise permet en outre de situer Portoghesi au coeur de l'école romaine d'architecture et comme l'un des personnages essentiels du post-modernisme en Europe. Enfin, son parcours permet d'illustrer la transition qui s'opère entre une volonté d'adéquation avec l'esprit du temps et une théorie de l'esprit du lieu.
Passion et raison tuent les sentiments. Pourtant les protagonistes de ces trois nouvelles semblent y croire. Amants lyriques ? Sans doute, appartiennent-ils à une espèce en voie de disparition ? Au fil de ces textes, question de tempo, l'amour chante ou déchante mais sa musique est entêtante. Une petite éternité raconte l'histoire d'un éditeur confronté à la solitude après une rupture. Le temps est parfois un ami : une porte se ferme, une autre s'ouvre doucement et quelqu'un s'invite à sa table. Dans Impossible Nadia, un jeune rentier, cultivé, un peu esthète et joueur approche celle qu'il désire. Il prend du plaisir mais ne la trouve pas à la hauteur de son attente. A-t-il été trop vite ? Sous le signe de la patience et de la tendresse, une deuxième chance n'est jamais exclue. Avec L'amour, surtout l'amour, Paul, écrivain décalé, flâne dans Paris avec les fantômes de son passé. Par hasard, il retrouve Julie, son amour de jeunesse et ils évoquent des souvenirs. Elle doit repartir et c'est bien ainsi. Survient Sylvie, sa voisine et confidente... et qui sait, plus ?
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Eglise et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une "nouvelle France" en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Toutefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Ames, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au coeur des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.