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L'après-midi à la campagne et autres textes sur l'art et le théâtre
Chavannes Fernand ; Aguet Joël
FLORIDES HELVET
12,00 €
Épuisé
EAN :9782940775330
Au début du xxe siècle, Fernand Chavannes est en quête : il cherche une forme théâtrale qui exprimerait la culture romande, loin d'un pâle calque de la culture française toute proche. D'articles de journaux en pièces de théâtre, il crée une oeuvre foncièrement dramatique où les situations l'emportent sur le verbe. En quatre parties, le présent recueil rend hommage à cet auteur qui a bouleversé le théâtre en Suisse romande. Une quinzaine de portraits de villes vaudoises, parus autour de 1910, se suivent comme un itinéraire, d'aventures en aventures ; ses écrits sur l'art et le théâtre, eux, s'égrènent de 1909 à 1931. Inconnu à ce jour, son projet pour la Fête des vignerons de Vevey distille des accents révolutionnaires. Enfin, la comédie-farce en un acte Un après-midi à la campagne oppose les modes de vie et d'expression de vignerons terriens à ceux de leurs cousins citadins intéressés. Le présent recueil est présenté et annoté par Joël Aguet, dramaturge et historien du théâtre. Fernand Chavannes (1868-1936), né à Lausanne, mène des études classiques avant d'enseigner l'allemand au gymnase. Il fait plus tard de longs séjours à Paris où il étudie entre autres l'horticulture et rêve de cultiver son verger le jour et d'écrire la nuit. Déjà à cette époque, Chavannes cherche à exprimer un pays, ses gens, avec élégance et non sans amusements parfois quelque peu désespérés.
Confucius vécut de l'an 551 à l'an 479 avant Jésus-Christ. Vers la même époque, Pythagore apparut dans le monde grec, et c'est dans ce temps, selon toute vraisemblance, que le Bouddha répandit ses enseignements en Inde. Ainsi, aux environs de l'an 500 avant notre ère, l'humanité parvint presque simultanément, en Chine, sur les rives du Gange et dans les îles de la mer Egée, à une maturité intellectuelle qui se manifesta par une floraison de la réflexion philosophique sur toute l'étendue du monde civilisé. Si nous sommes les héritiers de la pensée grecque et si le bouddhisme reprend maintenant une force nouvelle au Siam et au Japon, les idées de Confucius, elles aussi, sont loin d'avoir terminé leur destinée ; depuis 2380 ans que le maître est mort, son autorité ne fut peut-être jamais plus respectée que de nos jours". Edouard Chavannes1, né à Lyon le 5 octobre 1865 et mort à Paris le 29 janvier 1918, est un archéologue et sinologue français. Grand expert de l'histoire de la Chine et des religions chinoises, il est connu pour sa traduction de la plus grande partie du Shiji (? ? / ?? , Shijì) de Sima Qian, qui est la première traduction de cet ouvrage dans une langue européenne.
Dans un livre intitulé : "Documents sur les Tou-kiue (Turcs) occidentaux" , publié en 1903 par l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg, j'ai eu l'occasion de citer quelques extraits de la grande encyclopédie Tch'e fou yuen koei rédigée vers l'an 1013 par une commission de lettrés. Il m'a paru utile de compléter ce travail en traduisant tous les textes qui, dans cette encyclopédie, peuvent intéresser l'histoire des Tou-kiue occidentaux. Tel est l'objet du présent article". Edouard Chavannes1, né à Lyon le 5 octobre 1865 et mort à Paris le 29 janvier 1918, est un archéologue et sinologue français. Erudit prolifique et influent, Chavannes fut l'un des sinologues les plus accomplis de l'ère moderne et, malgré son décès relativement précoce en 1918 à l'âge de 52 ans, est le digne successeur des grands noms de la sinologie française du xixe siècle, tels que Jean-Pierre Abel-Rémusat et Stanislas Julien. C'est en grande partie grâce à son travail que la sinologie est devenue une discipline respectée au sein des sciences humaines françaises.
Résumé : La simple expression de "bouddhisme chinois" évoque pour l'initié, par les deux termes qu'elle accole, une vision singulièrement grandiose. Le bouddhisme, né dans l'Inde gangétique, au pied de l'Himalaya, vers le sixième siècle avant l'ère chrétienne, propagé par l'apostolat à travers toute l'étendue du continent indien, introduit en Bactriane sous le patronage de rois grecs, passe à l'est du Pamir, derrière les hordes et les marchands, et prend pied officiellement en Chine, au palais impérial, dans le courant du premier siècle après le Christ. Entre deux civilisations également brillantes, mais que la différence des génies semblait à jamais séparer plus encore que l'énormité des distances et des obstacles, s'ouvre alors un échange fructueux, qui se prolonge sur une durée de dix siècles. L'âme attendrie de l'Inde a accompli ce miracle de captiver l'esprit positif des Chinois; elle offre aux plus réfléchis un ensemble puissant de doctrines métaphysiques qui embrasse l'univers entier pour le ramener au néant; aux plus délicats, elle apporte les chefs-d'?uvre d'une littérature pieuse où l'imagination met toutes ses ressources au service de la foi; pour agir sur la foule, elle dispose d'un moyen tout-puissant qu'elle n'a pas créé sans doute, mais qu'elle manie avec une incomparable perfection : le conte.
Le dieu du sol est la personnification des énergies qui résident dans le sol. Chaque parcelle de sol a son dieu qui lui appartient en propre ; mais la division du sol, étant déterminée par les groupements humains qui l'occupent, varie suivant l'extension de ces groupements ; à ces répartitions diverses du territoire correspond toute une hiérarchie de dieux du sol".
Résumé : Les Eléments d'un songe se présentent comme une suite de variations dont le thème initial est emprunté à L'Homme sans qualités de Robert Musil. A la suite de cet écrivain, grand rêveur en quête d'états parfaits à même de faire oublier la laideur de la vie et l'horreur de la mort, mystique sans Dieu, passionné de la nature, Jaccottet - qui l'a traduit - cherche à son tour les solutions qui permettent de vivre, suivant un élan poétique et philosophique tout à la fois. L'itinéraire que l'auteur parcourt frappe par la noblesse de ses vues et par l'honnêteté foncière de sa démarche, dont l'extrême exigence dépasse le pessimisme pour exprimer une ambition trop haute peut-être, mais qui ne désespère pas de s'accomplir. Cette édition est accompagnée d'une préface de Jean-Marc Sourdillon, écrivain, professeur et traducteur, qui a collaboré à l'édition des Ouvres de Philippe Jaccottet dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " aux Editions Gallimard en 2014. Poète, essayiste et critique littéraire suisse, Philippe Jaccottet (1925-2021) a vécu en France depuis les années 1950 ? ; il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue française du XXe siècle. Célèbre également pour ses nombreuses traductions d'oeuvres étrangères (Rilke, Thomas Mann, Musil, Góngora, Homère), il a été distingué par de nombreux prix tout au long de sa vie. Avec René Char et Saint-John Perse, il est un des rares poètes dont l'oeuvre a été publiée de son vivant dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " .
Morte au début de la vingtaine, la poétesse Alice de Chambrier n'en est pas moins une figure majeure pour quiconque s'intéresse à l'histoire du romantisme et à ses retombées hors de France. Les sujets abordés par Alice de Chambrier témoignent, dans leur variété, de l'attention qu'elle porte à l'effervescence thématique et formelle qui caractérise la littérature de son temps : elle s'essaie aussi bien au poème épique qu'au poème philosophique ; elle explore le registre lyrique ; elle accorde son attention aux manifestations de la nature ou à la méditation métaphysique. Elle apparaît ainsi comme une des dernières incarnations du mouvement romantique, au moment où le naturalisme commence à s'affirmer, et comme un cas unique dans le paysage littéraire de Suisse romande.
Résumé : À l'aube de la quarantaine, Anne Cuneo, alors maman d'une petite fille de neuf ans, apprend qu'elle est atteinte d'une maladie qui pourrait lui être fatale. Elle-même a perdu son père alors qu'elle n'était qu'une enfant, et a toujours regretté de ne pas l'avoir mieux connu ; elle décide donc de raconter sa jeunesse et de retracer son cheminement intérieur afin que sa fille, si un jour elle en éprouve le besoin, puisse comprendre cette mère qui risque de s'en aller trop tôt. Remontant aux sources de son éveil à la conscience, l'auteure évoque sa vie en Lombardie dans une famille de la bourgeoisie italienne, puis sa condition d'immigrée en Suisse, revenant sur un parcours marqué par les brimades de la discrimination mais aussi par la conquête de l'émancipation. Anne Cuneo (1936-2015), née à Paris de parents italiens, a passé son enfance en Lombardie d'où elle a émigré en Suisse avec sa mère et son frère. Après des études de lettres à Lausanne, Londres et Florence, elle travaille comme journaliste et traductrice. Elle a écrit plusieurs récits autobiographiques, des romans historiques et policiers, des études sur le cinéma et le théâtre, ainsi qu'une quinzaine de pièces. Lauréate du Prix Schiller en 1979 pour l'ensemble de son oeuvre, Anne Cuneo compte parmi les écrivains les plus populaires de Suisse romande.
Résumé : Bien que né à Genève, Charles-Albert Cingria détestait qu'on fît de lui un écrivain prisonnier de frontières nationales. Savourant le plaisir d'exister en n'importe quel endroit du monde, il exerce partout, avec une passion amusée, sa faculté de sentir. Dès lors, pourquoi pas à Genève, Berne, Lausanne, Fribourg, tous lieux chargés de pittoresque et d'imprévu ? "Je ne puis vous dire ce que j'aime les rues, s'exclame-t-il. Dans toutes les villes, mais surtout celle-ci". Celle-ci, c'est Genève ; mais le constat vaut pour tout espace, urbain ou naturel, propice à la promenade telle que Cingria la conçoit, à savoir une découverte permanente du merveilleux au sein du quotidien, et une occasion constante de réconciliation avec le monde. Sont réunis ici trois témoignages majeurs de ce regard singulier : Florides helvètes, Impressions d'un passant à Lausanne et Musiques de Fribourg. Charles-Albert Cingria (1883-1954), né et mort à Genève dans une famille cosmopolite, a mené une vie peu conventionnelle, préférant la marge à l'officialité, et poursuivant en toute indépendance des recherches érudites sur le Moyen Âge et sa musique notamment. Proche de Ramuz, il fait partie en Suisse de l'équipe des Cahiers vaudois et d'Aujourd'hui. À Paris, où il donne grâce au soutien de Jean Paulhan d'étincelantes chroniques à la Nouvelle Revue française, son regard décalé et la virtuosité de son style lui valent l'estime de Max Jacob, Claudel, Cocteau, Jouhandeau.