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CONTES ET LEGENDES DU BOUDDHISME CHINOIS
CHAVANNES EDOUARD
DHARMA
19,80 €
Épuisé
EAN :9782864870319
La simple expression de "bouddhisme chinois" évoque pour l'initié, par les deux termes qu'elle accole, une vision singulièrement grandiose. Le bouddhisme, né dans l'Inde gangétique, au pied de l'Himalaya, vers le sixième siècle avant l'ère chrétienne, propagé par l'apostolat à travers toute l'étendue du continent indien, introduit en Bactriane sous le patronage de rois grecs, passe à l'est du Pamir, derrière les hordes et les marchands, et prend pied officiellement en Chine, au palais impérial, dans le courant du premier siècle après le Christ. Entre deux civilisations également brillantes, mais que la différence des génies semblait à jamais séparer plus encore que l'énormité des distances et des obstacles, s'ouvre alors un échange fructueux, qui se prolonge sur une durée de dix siècles. L'âme attendrie de l'Inde a accompli ce miracle de captiver l'esprit positif des Chinois; elle offre aux plus réfléchis un ensemble puissant de doctrines métaphysiques qui embrasse l'univers entier pour le ramener au néant; aux plus délicats, elle apporte les chefs-d'?uvre d'une littérature pieuse où l'imagination met toutes ses ressources au service de la foi; pour agir sur la foule, elle dispose d'un moyen tout-puissant qu'elle n'a pas créé sans doute, mais qu'elle manie avec une incomparable perfection : le conte.
Confucius vécut de l'an 551 à l'an 479 avant Jésus-Christ. Vers la même époque, Pythagore apparut dans le monde grec, et c'est dans ce temps, selon toute vraisemblance, que le Bouddha répandit ses enseignements en Inde. Ainsi, aux environs de l'an 500 avant notre ère, l'humanité parvint presque simultanément, en Chine, sur les rives du Gange et dans les îles de la mer Egée, à une maturité intellectuelle qui se manifesta par une floraison de la réflexion philosophique sur toute l'étendue du monde civilisé. Si nous sommes les héritiers de la pensée grecque et si le bouddhisme reprend maintenant une force nouvelle au Siam et au Japon, les idées de Confucius, elles aussi, sont loin d'avoir terminé leur destinée ; depuis 2380 ans que le maître est mort, son autorité ne fut peut-être jamais plus respectée que de nos jours". Edouard Chavannes1, né à Lyon le 5 octobre 1865 et mort à Paris le 29 janvier 1918, est un archéologue et sinologue français. Grand expert de l'histoire de la Chine et des religions chinoises, il est connu pour sa traduction de la plus grande partie du Shiji (? ? / ?? , Shijì) de Sima Qian, qui est la première traduction de cet ouvrage dans une langue européenne.
Le décor dans l'art populaire chinois est presque toujours symbolique ; il exprime des voeux. Pour constater la vérité de cette proposition, il suffit de jeter les yeux sur les objets qui sont à l'usage de tous, tels que les porcelaines, les broderies, le papier à lettres, les amulettes ; partout nous verrons se reproduire des motifs d'ornementation qui ont un sens ; ce sens peut être plus ou moins caché, mais il importe de le découvrir si l'on veut comprendre la raison d'être du décor lui-même. Pour rendre notre étude plus claire, nous commencerons par analyser l'un après l'autre les divers procédés par lesquels l'idée s'exprime ; nous chercherons ensuite à énumérer et à classer ces idées elles-mêmes". Edouard Chavannes, né à Lyon le 5 octobre 1865 et mort à Paris le 29 janvier 1918, est un archéologue et sinologue français.
Le décor dans l'art populaire chinois est presque toujours symbolique ; il exprime des voeux. Pour constater la vérité de cette proposition, il suffit de jeter les yeux sur les objets qui sont à l'usage de tous, tels que les porcelaines, les broderies, le papier à lettres, les amulettes ; partout nous verrons se reproduire des motifs d'ornementation qui ont un sens ; ce sens peut être plus ou moins caché, mais il importe de le découvrir si l'on veut comprendre la raison d'être du décor lui-même. Pour rendre notre étude plus claire, nous commencerons par analyser l'un après l'autre les divers procédés par lesquels l'idée s'exprime ; nous chercherons ensuite à énumérer et à classer ces idées elles-mêmes. Un premier mode d'expression de l'idée consistera à écrire purement et simplement les mots qui la signifient. L'écriture chinoise, avec la grande élégance de ses caractères et la variété des formes qu'on peut leur donner, se prête d'ailleurs admirablement à servir d'ornement ; nous trouvons donc de nombreux objets dans lesquels l'écriture seule sert de décor ; tels sont ces vases sur lesquels on lit le caractère cheou ''longévité'', répété cent fois, sous des formes cent fois différentes.
Dans un livre intitulé : "Documents sur les Tou-kiue (Turcs) occidentaux" , publié en 1903 par l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg, j'ai eu l'occasion de citer quelques extraits de la grande encyclopédie Tch'e fou yuen koei rédigée vers l'an 1013 par une commission de lettrés. Il m'a paru utile de compléter ce travail en traduisant tous les textes qui, dans cette encyclopédie, peuvent intéresser l'histoire des Tou-kiue occidentaux. Tel est l'objet du présent article". Edouard Chavannes1, né à Lyon le 5 octobre 1865 et mort à Paris le 29 janvier 1918, est un archéologue et sinologue français. Erudit prolifique et influent, Chavannes fut l'un des sinologues les plus accomplis de l'ère moderne et, malgré son décès relativement précoce en 1918 à l'âge de 52 ans, est le digne successeur des grands noms de la sinologie française du xixe siècle, tels que Jean-Pierre Abel-Rémusat et Stanislas Julien. C'est en grande partie grâce à son travail que la sinologie est devenue une discipline respectée au sein des sciences humaines françaises.
Ces textes sont de brèves introductions à des philosophies qui ont fait l'objet de multiples exégèses tant en Inde qu'au Tibet, mais qui restent très mal connues en Occident. La partie consacrée à "l'idéalisme" est un enseignement au pied levé, sans référence à aucune source, contrairement à "l'école du milieu", issu d'un texte classique : "La Précieuse guirlande des Philosophes".
Résumé : L'Entrée au Milieu (Madhvanzakavatara) de Chandrakirti (VIe siècle ap. J.-C.), est une introduction générale aux Stances sur le Milieu (Madhyamakakarika) ou Traité sur le Milieu (Madhyamakashastra) de Nagarjuna (début de l'ère chrétienne), ?uvre de la première période de l'École du Milieu qui a servi de base à tous les développements de cette philosophie. C'est un commentaire à la deuxième Roue de la Loi exposant le non-soi des personnes et des phénomènes ainsi que l'aspect de la méthode, la compassion universelle et l'activité qu'elle engendre. Le texte se présente en dix chapitres traitant chacun de l'une des dix terres ou niveaux des Héros pour l'éveil (bodhisattva) et de la perfection qui lui est associée. Ces chapitres sont suivis d'une explication des excellences propres aux Héros pour l'éveil et aux Eveillés (bouddha). Dans le sixième, le plus étendu, dont le thème est la perfection de sagesse. Chandrakirti s'applique à démontrer l'absence d'être en soi et à établir la simple désignation dépendante des essences selon l'approche conséquentialiste (prasangika) qui constitue, pour lui et ses suivants, la pensée ultime de l'Eveillé Shakyamuni et de Nagarjuna. Le présent ouvrage est la première traduction française intégrale de ce traité magistral considéré depuis des siècles, tant en Inde qu'au Tibet, comme l'un des plus importants de la philosophie bouddhique. Le texte fondamental, son commentaire par Chandrakirti et l'exégèse de Tsongkhapa (1357-1419) - fondateur de la tradition Géloug du bouddhisme tibétain - intitulée l'Illumination de la Pensée ont été établis sous la direction de M Yonten Gyatso, lettré et enseignant tibétain formé aux monastères de Labtang Tachikil et Drépoung. Elle est précédée d'une introduction aux quatre systèmes philosophiques du bouddhisme. Composé par Tsongkhapa après sa réalisation directe de la nature ultime des choses, l'Hymne à la Production Dépendante vient conclure ce travail. Ces strophes d'allégresse illustrent le fait que, loin d'être un système aride refermé sur lui-même et sans valeur pratique, la philosophie du Milieu possède un immense pouvoir de transformation, donnant accès à la délivrance et à la plénitude.