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Visiteurs photographes au musée
Chaumier Serge ; Krebs Anne ; Roustan Mélanie
DOC FRANCAISE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782110092120
Les visiteurs photographes posent une série de questions aux chercheurs en cela qu’ils interrogent l’institution du musée dans ses choix, ses orientations et dans son rapport à la société. L’autorisation ou l’interdiction faite aux publics de photographier ne relève pas seulement du juridique ou de la conservation préventive. Une philosophie du muséal s’y exprime dès lors que la photographie peut être un instrument de partage et d’appropriation, c’est-à-dire de médiation entre des oeuvres, ceux qui en assurent la protection et l’exposition, et ceux qui les découvrent lors d’une visite. Interdire ou favoriser la prise de vue, ce n’est alors pas seulement une mesure de simple gestion. Les nouvelles technologies ont bouleversé les usages de la photographie : tout à la fois la production des clichés (numérique, miniaturisation, smartphones), leurs appropriations et leurs diffusions (internet et ses espaces coopératifs et participatifs). Dans le même temps, la photographie a gagné ses lettres de noblesse comme discipline artistique et envahit les cimaises des musées, mais elle serait mise en cause par ceux-ci comme pratique populaire, cet art moyen qui conduit le visiteur à produire ses propres représentations. Il est alors paradoxal de voir certains musées inviter le visiteur à mettre en ligne ses clichés (muséum de Toulouse, musée des beaux-arts de Montréal avec l’exposition Imagine…) ou à constituer son exposition virtuelle en ligne à partir de ses propres photographies (Musetrek, expérimenté au Louvre), quand d’autres institutions, à l’inverse, interdisent la prise de photographie par leurs visiteurs, comme le musée d’Orsay. Il y a derrière le geste anodin de la prise de vue des démarches singulières que le musée peut accompagner pour s’y révéler comme un opérateur de mise en culture. Ce sont ces questions que cet ouvrage invite à explorer, par une approche interdisciplinaire et empirique. Au-delà d’une certaine actualité du thème, incarnée par les hésitations institutionnelles autour du choix d’interdire ou d’autoriser la photographie dans les musées (musée du Louvre, plus récemment, musée du Quai Branly qui ont tous deux opté pour l’autorisation de photographier les oeuvres dans leurs collections permanentes), cet ouvrage, à vocation interdisciplinaire, se propose d’offrir des perspectives au débat : d’une part en confrontant l’analyse des logiques des usagers à celle des discours et pratiques professionnelles des établissements (conservation préventive, conditions de travail, gestion des flux…), d’autre part, en apportant une épaisseur historique, sociologique, scientifique et juridique à la question.
Les arts de la rue connaissent un succès indéniable. Quasi invisibles il y a trente ans, les compagnies se sont multipliées, le territoire s'est recouvert de festivals et les publics sont de plus en plus nombreux aux rendez-vous proposés. L'État soutient désormais, même si c'est encore modestement, des initiatives reconnues d'abord par les collectivités territoriales. La légitimité semble enfin acquise, mais au moment même où le secteur est en proie aux doutes. Crise d'identité d'autant plus profonde que l'histoire des arts de la rue est trouble, écartelée entre des filiations contradictoires. Ce sont les ambivalences que ce livre cherche à souligner et à discuter en pointant les rapports dialectiques entre démarche artistique et culture populaire, entre démocratisation culturelle et proposition festive, entre acculturation et divertissement, entre plaisir du texte reçu et immédiateté de l'image perçue. Sans prétendre apporter de réponse, ce livre cherche à interroger des évolutions et à poser un regard sans complaisance sur un secteur riche d'inventivité et de générosité. Car sous un même terme, les arts de la rue recouvrent de multiples visages. Or si le masque est bien signe de théâtralité, il se pourrait néanmoins que Janus, dieu des entreprises propices, ne cache une face plus sombre. . . Professeur à l'IUP Denis Diderot et chercheur au CRCM, Centre de Recherche sur la Culture et les Musées à l'Université de Bourgogne, Serge Chaumier poursuit une réflexion sur la culture, initiée avec Des musées en quête d'identité (L'Harmattan, 2003). Il a publié également des ouvrages sur le couple (La Déliaison amoureuse, chez Armand Colin et Pavot, et La Fission amoureuse. Un nouvel art d'aimer chez Fayard).
Résumé : Le rapport de couple dans nos sociétés a profondément évolué sous l'effet de la tendance à l'individualisation, de la revendication des femmes à l'autonomie et à l'égalité, du droit à la reconnaissance et à l'expression d'une sexualité moins dissimulée - au moins dans les discours -, de la dédramatisation des relations extraconjugales et des séparations, ou encore de l'implosion des structures familiales considérées jusque-là comme " normales ". Le tiers fait peu à peu sa réapparition sur la scène de la conjugalité. Alors que l'amour fusionnel prône son exclusion et chante l'autosuffisance comme idéal, la caractéristique de l'amour fissionnel est, au contraire, de lui faire une place. Toutefois, celle-ci est variable selon les couples. Il n'y a plus un seul modèle, monolithique et unidimensionnel ; le propre des amours contemporaines est d'abriter une grande variété de liens, tous revendiquant peu ou prou une forme d'ouverture. C'est à ce tournant dans la façon d'envisager nos relations affectives que nous sommes conviés au XXIe siècle. A travers des témoignages, des histoires de vie et des récits proposés par la fiction cinématographique, Serge Chaumier cherche à dégager ces évolutions dans nos manières d'aimer et leurs conséquences sur les formes de la vie sexuelle et de l'érotisme, invitant le lecteur à poursuivre la réflexion.
Les guides spécialisés recensent près de 10 000 musées en France. A l'heure d'une définition plus restreinte du terme avancée par la loi sur les musées, cet ouvrage explore les conceptions et par conséquent les façons divergentes de " produire le musée ". Car sous un terme commun, professionnels de la culture, élus, amateurs passionnés ou bénévoles, désignent le plus souvent des réalités différentes. En s'intéressant essentiellement aux " petits musées de territoire ", souvent délaissés, si ce n'est méprisés, l'auteur montre comment s'articulent et se confrontent des notions qui renseignent tant sur l'évolution récente de la muséographie, que sur le rôle que jouent ces structures dans la constitution des identités locales. L'approche théorique est ici articulée à l'étude d'un conflit, particulier mais exemplaire, qui sert de support à la réflexion. Les acteurs sur le terrain se réfèrent à des conceptions, des représentations sociales, des objectifs contradictoires, in fine à des paradigmes divergents. Il est ainsi possible de revisiter les théories muséologiques, notamment l'utopie de l'écomuséologie, et de s'interroger, plus largement, aux problématiques de l'action culturelle. Mais il s'agit aussi d'appréhender les modalités de construction des identités collectives. L'ouvrage se penche sur la part de mystification à l'œuvre dans les mises en scène de l'authenticité. Prenant acte de la dynamique initiée depuis trente ans qui a conduit à la création pléthorique de musées, tous fermement décidés à sauvegarder un patrimoine, une mémoire, il s'agit à présent de décider du rôle et de l'avenir de structures qui, confrontées à des difficultés semblables, cherchent un second souffle. Cet ouvrage rend compte de problématiques actuelles en vue de favoriser une meilleure rencontre entre les musées et leurs publics. Il intéressera tant les amateurs de musées que les bénévoles et professionnels investis dans ces structures.
Salle d'archéologie égyptienne transformée en scène de crime, épisodes romanesques dans un centre d'art contemporain, fantasmes de nuit passée au milieu de tableaux célèbres... nombre d'écrivains situent leurs intrigues au musée. Mais que nous en disent-ils vraiment ? Musée mausolée, élitiste, fruit de la colonisation, collections fétichisées ou expositions à la solde du marché de l'art ? A moins que le musée ne devienne lieu de vie et de sociabilité... Des pages hautes en couleurs croquent autant les gardiens que les visiteurs, les galeristes ou les artistes. Cette anthologie prend le parti de la diversité des musées - ethnographiques, littéraires, de beaux-arts, d'histoire, de sciences, d'art contemporain, ou encore imaginaires ! Visites en compagnie de Marcel Proust, Catherine Lépront, Philippe Forest, Jean-Michel Ribes, Emile Zola, Jean-Philippe Toussaint, Lydie Salvayre, JMG Le Clézio, Nathalie Sarraute, Georges Perec, Orhan Pamuk, Laurent Gaudé, Arno Bertina, Cécile Guilbert, Jean Echenoz et bien d'autres...
Ce rapport de la Cour des comptes vise à identifier les principaux axes de la réforme de gestion de l'Institut de France constitué de cinq académies. La loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 a érigé l'Institut et les Académies en personnes morales de droit public à statut particulier placées sous la protection du Président de la République. La Cour a de nouveau examiné la gestion des institutions du quai de Conti et l'utilisation de leur patrimoine pendant les années 2014 à 2020. Ces institutions se trouvent aujourd'hui confrontées à une situation financière déséquilibrée en raison de négligences de longue date, auxquelles elles n'ont pas remédié depuis le dernier rapport de la Cour, et d'une succession d'évènements récents, parmi lesquels la crise sanitaire et le retrait anticipé de l'Aga Khan du domaine de Chantilly. Le soutien exceptionnel de l'Etat met en évidence l'impérieuse nécessité où se trouvent l'Institut et les académies de réformer leur gestion.