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Arts de la rue. La faute à Rousseau
Chaumier Serge
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296038585
Les arts de la rue connaissent un succès indéniable. Quasi invisibles il y a trente ans, les compagnies se sont multipliées, le territoire s'est recouvert de festivals et les publics sont de plus en plus nombreux aux rendez-vous proposés. L'État soutient désormais, même si c'est encore modestement, des initiatives reconnues d'abord par les collectivités territoriales. La légitimité semble enfin acquise, mais au moment même où le secteur est en proie aux doutes. Crise d'identité d'autant plus profonde que l'histoire des arts de la rue est trouble, écartelée entre des filiations contradictoires. Ce sont les ambivalences que ce livre cherche à souligner et à discuter en pointant les rapports dialectiques entre démarche artistique et culture populaire, entre démocratisation culturelle et proposition festive, entre acculturation et divertissement, entre plaisir du texte reçu et immédiateté de l'image perçue. Sans prétendre apporter de réponse, ce livre cherche à interroger des évolutions et à poser un regard sans complaisance sur un secteur riche d'inventivité et de générosité. Car sous un même terme, les arts de la rue recouvrent de multiples visages. Or si le masque est bien signe de théâtralité, il se pourrait néanmoins que Janus, dieu des entreprises propices, ne cache une face plus sombre. . . Professeur à l'IUP Denis Diderot et chercheur au CRCM, Centre de Recherche sur la Culture et les Musées à l'Université de Bourgogne, Serge Chaumier poursuit une réflexion sur la culture, initiée avec Des musées en quête d'identité (L'Harmattan, 2003). Il a publié également des ouvrages sur le couple (La Déliaison amoureuse, chez Armand Colin et Pavot, et La Fission amoureuse. Un nouvel art d'aimer chez Fayard).
Résumé : Au désir de fusion, hérité du romantisme, encore omniprésent dans les idéaux amoureux et les représentations sociales de l'amour, s'oppose l'exigence d'indépendance et d'autonomie de l'Homme moderne. Cette antinomie est d'autant plus marquée quand ce sont les femmes, traditionnellement chargées du devoir d'amour dans le modèle occidental, qui affirment une volonté à être reconnues comme actrices et sujets de l'histoire. Ce conflit entre deux tendances, fusion et individualisme, fait apparaître de nouveaux modèles socio-affectifs dont cet ouvrage se propose de présenter la logique. Après le temps de la fusion, émerge le modèle de la fission amoureuse. La compréhension de l'être amoureux au travers des filiations historiques qui lui ont donné corps permet d'éclairer les évolutions contemporaines du couple, de la famille et les rapports de sexe, les modes de vie et plus généralement le lien social.
Résumé : Le rapport de couple dans nos sociétés a profondément évolué sous l'effet de la tendance à l'individualisation, de la revendication des femmes à l'autonomie et à l'égalité, du droit à la reconnaissance et à l'expression d'une sexualité moins dissimulée - au moins dans les discours -, de la dédramatisation des relations extraconjugales et des séparations, ou encore de l'implosion des structures familiales considérées jusque-là comme " normales ". Le tiers fait peu à peu sa réapparition sur la scène de la conjugalité. Alors que l'amour fusionnel prône son exclusion et chante l'autosuffisance comme idéal, la caractéristique de l'amour fissionnel est, au contraire, de lui faire une place. Toutefois, celle-ci est variable selon les couples. Il n'y a plus un seul modèle, monolithique et unidimensionnel ; le propre des amours contemporaines est d'abriter une grande variété de liens, tous revendiquant peu ou prou une forme d'ouverture. C'est à ce tournant dans la façon d'envisager nos relations affectives que nous sommes conviés au XXIe siècle. A travers des témoignages, des histoires de vie et des récits proposés par la fiction cinématographique, Serge Chaumier cherche à dégager ces évolutions dans nos manières d'aimer et leurs conséquences sur les formes de la vie sexuelle et de l'érotisme, invitant le lecteur à poursuivre la réflexion.
Parmi l'offre de médiation proposée par les musées, centres de science et centres d'art, un volet concerne les actions dites hors les murs. Il s'agit de répondre à des enjeux multiples : toucher de nouveaux publics, développer les partenariats, élargir ses missions, rayonner sur le territoire, trouver une parade lorsque l'accueil des visiteurs in situ est limité ou encore assurer la continuité lorsque le musée est fermé en raison de travaux d'aménagement et de rénovation. Ces exemples permettent de repenser les modalités de l'action culturelle et posent plus globalement des questions sur les missions du musée. Quelles relations construire aux territoires et aux publics éloignés ? Sur quels partenaires s'appuyer 8 Pourquoi et comment penser la complémentarité et l'articulation des offres dans et hors les murs de l'institution ? En s'appuyant sur des exemples pris au sein d'institutions muséales multiples (muséum d'histoire naturelle, écomusée, musée des beaux-arts, musée archéologique, musée d'ethnographie, musée de société, centre de culture scientifique, technique et industrielle...), cet ouvrage propose un panorama des actions hors les murs.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.