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La Nouvelle Revue française. Les colloques du centenaire, Paris, Bourges, Caen
Chaubet François ; Pérez Claude ; Milne Anna-Louis
GALLIMARD
26,00 €
Épuisé
EAN :9782070136520
Les historiens considèrent les revues littéraires et artistiques comme un «fait éditorial total» et recommandent de les aborder avec la plus grande prudence interprétative, en prêtant une attention particulière à leur vie interne, à leurs formes et rythmes propres et à leurs positions dans le mouvement de la création et de la diffusion des styles, du savoir et des opinions. À leur égard, il convient de se méfier des catégorisations et des approches exclusivement quantitatives ; «il faut se laisser guider par l'objet, adapter la méthode à son inventivité et à sa plasticité.» Ces trente-neuf études consacrées à l'histoire de La Nouvelle Revue française depuis 1909 répondent à cette attente. Ce recueil offre ainsi de précieuses mises au point sur l'animation de la revue au fil du temps, sur le repli de La NRF chez Joë Bousquet durant l'été 1940, sur l'apport critique de Roger Caillois et d'Armand Petitjean, sur la place qu'y ont tenue Marcel Arland ou Maurice Blanchot... Y sont proposées des synthèses inédites sur La NRF et la poésie, le roman et le théâtre, ainsi que sur l'audience de La NRF à l'étranger, au travers des exemples italiens, allemands, anglais et argentins. La NRF y est également inscrite dans son environnement social, culturel et politique, au travers de ses relations avec l'École normale supérieure, le groupe de Pontigny, le catholicisme ou encore l'histoire européenne de l'entre-deux-guerres. Les liens avec les avant-gardes y tiennent une part importante, sans occulter toutefois le rapport constant de la revue à la tradition littéraire. Enfin, ces études cherchent à rendre compte du «tempérament» de La NRF, tant au travers de ses crises et querelles et de ses relations avec quelques auteurs majeurs (Proust, Céline, Jouhandeau...) qu'à la mise en avant de certains traits de son «caractère» ou de son «style» : son ingénuité, son austérité, ses mythologies.
L'Alliance française a été créée en 1883. Association privée très liée aux milieux de l'Université et à certains secteurs de l'Administration tels le Quai d'Orsay, elle a eu le mérite décisif d'avoir inventé la diplomatie culturelle française moderne, avant que l'Etat n'intervienne, modestement et directement, vingt ans plus tard. L'Alliance fonda la plupart des méthodes propres à l'action culturelle extérieure, des tournées de conférenciers à la création des bibliothèques, des envois de livres à l'ouverture d'écoles et de cours du soir. Elle imagina aussi un principe d'organisation unique au monde, celui de comités locaux pris en main par des étrangers francophiles dispersés sur tous les continents. L'Alliance française fut certainement un outil incomparable auprès de la diplomatie française afin d'assurer le rayonnement des valeurs politiques et culturelles. Elle n'en réussit pas moins à préserver, à l'époque des nationalismes intolérants, l'esprit d'une politique culturelle libérale, révélatrice d'une amitié durable entre la France et les innombrables locuteurs étrangers de la langue française. Première multinationale laïque de l'esprit au monde, l'Alliance française apparaît comme l'un de ces acteurs majeurs au coeur du processus d'internationalisation de la culture au XXe siècle.
Avec Bernard Grasset, René Julliard ou Jérôme Lindon, Claude Durand (1938-2015) fait partie de ces éditeurs colossaux qui ont renouvelé le paysage littéraire du XXe siècle. Que ce soit au Seuil, chez Grasset ou chez Fayard, dont il fut le P.-D.G. durant presque trente ans, cet acharné de travail, toujours entouré de mille manuscrits, avait toutes les audaces. Il fut le premier traducteur de Gabriel García Márquez. Il publia contre l'avis de tous La face cachée du "Monde". Il lança Kadaré. Et puis il y eut la tempête Soljenitsyne... Dans ces pages très documentées, nourries d'entretiens et de chiffres, se dessine le portrait captivant d'un homme amoureux des livres. C'est aussi le tableau d'une époque féroce et sans remords, d'un milieu éditorial où tous les coups sont permis, où les amis sont des ennemis, où l'on se bagarre à coups d'à-valoir et de dîners en ville. Pourquoi ? Pour publier le nouveau livre de Michel Houellebecq... Pour choisir son camp lors de "L'affaire Renaud Camus"... Pour intriguer et obtenir un prix littéraire... Une enquête inédite et surprenante, qui rend hommage à un éditeur hors du commun, mais qui le révèle également sous toutes ses facettes.
Professeur d'histoire contemporaine à l'Université Nanterre Paris-Ouest, François Chaubet est chercheur rattaché à Sciences Po. Il a notamment cosigné avec Laurent Martin une Histoire des relations culturelles dans le monde contemporain (Armand Colin, 2011).
Parler de l'Europe intellectuelle, c'est suivre les voyages d'écrivains et de savants, d'éditeurs et de traducteurs, d'universitaires et de conférenciers qui ont sillonné le continent, soit pour se former, soit pour enseigner, soit pour se rencontrer. Là, plus que partout ailleurs, les hommes, les textes et les idées ont circulé. De ces entrecroisements incessants, en temps de paix comme en temps de guerre, découle l'intensité de grands débats politico-intellectuels. En Europe, si l'unité vient du questionnement, la diversité vient sans conteste des réponses qui y sont apportées. Attentif aux mobilités intellectuelles, François Chaubet revient sur ce génie de l'Europe, qui n'est autre que sa dimension "polyphonique".
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.