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La politique culturelle française et la diplomatie de la langue. L'Alliance Française (1883-1940)
Chaubet François ; Sirinelli Jean-François
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296006515
L'Alliance française a été créée en 1883. Association privée très liée aux milieux de l'Université et à certains secteurs de l'Administration tels le Quai d'Orsay, elle a eu le mérite décisif d'avoir inventé la diplomatie culturelle française moderne, avant que l'Etat n'intervienne, modestement et directement, vingt ans plus tard. L'Alliance fonda la plupart des méthodes propres à l'action culturelle extérieure, des tournées de conférenciers à la création des bibliothèques, des envois de livres à l'ouverture d'écoles et de cours du soir. Elle imagina aussi un principe d'organisation unique au monde, celui de comités locaux pris en main par des étrangers francophiles dispersés sur tous les continents. L'Alliance française fut certainement un outil incomparable auprès de la diplomatie française afin d'assurer le rayonnement des valeurs politiques et culturelles. Elle n'en réussit pas moins à préserver, à l'époque des nationalismes intolérants, l'esprit d'une politique culturelle libérale, révélatrice d'une amitié durable entre la France et les innombrables locuteurs étrangers de la langue française. Première multinationale laïque de l'esprit au monde, l'Alliance française apparaît comme l'un de ces acteurs majeurs au coeur du processus d'internationalisation de la culture au XXe siècle.
François Nourissier, le grand prélat des lettres ? " L'éminence grise " de la vie littéraire française des années 1970-2000 ? La " quintessence " du monde lettré parisien ? L'homme qui tirait les ficelles des prix littéraires en siégeant à l'Académie Goncourt depuis 1977 ? Telle est sans doute l'image dominante qui reste de l'écrivain décédé en 2011. Mais qu'advient-il de son oeuvre, dissimulée au fil des ans derrière ce profil d'homme de pouvoir ? Peu de choses, hélas ! Ce maître de la confession désabusée, ce peintre des difficultés existentielles, est d'ores et déjà injustement négligé. Un écrivain doit mettre sa vérité dans ses mots et ses mots dans sa vie : cette grande leçon, défendue par Pierre Jean Jouve, fut largement entendue par François Nourissier, qui donna à l'autofiction - aujourd'hui triomphante - ses lettres de noblesse. François Chaubet, dans cette biographie érudite et sensible, replace l'oeuvre diverse de Nourissier sur la plus haute des marches ; une " oeuvre intense et fine, royale et confidentielle, impudique et maîtrisée, ironique et indulgente, où les vérités les plus personnelles tirées de l'ombre s'offrent à une mince mais dure clarté ".
Dans le jeu des relations internationales, la culture se présente comme l'un des éléments de la puissance d'un pays. Depuis 1870, de nombreux acteurs publics et privés ont élaboré patiemment un dispositif de diffusion de la langue et de la culture françaises assez exceptionnel par son universalisme géographique et la variété de ses interventions. Aujourd'hui la mondialisation paraît affaiblir ce traditionnel rayonnement hexagonal, menacé à la fois par la fragmentation culturelle accrue et l'homogénéisation linguistique au profit de l'anglais. Faut-il donc pour autant amener le pavillon et sombrer dans la mélancolie ? Ce livre entend apporter des éléments d'évaluation sur les forces et faiblesses réelles de l'action culturelle française dans le monde et fournir des éléments d'une réflexion lucide pour tous ceux désireux de comprendre certains enjeux de l'actuelle mondialisation culturelle.
Depuis presque 200 ans, la mondialisation, cette phase d'accélération sans précédent des relations sociales et des contacts interculturels, caractérise aussi bien notre univers mental qu'elle définit l'horizon de nos pratiques quotidiennes. Ce livre s'attache à en saisir toute la complexité. Il entend à la fois saisir des représentations du mondial, se pencher sur les ambassadeurs de la mondialité aux XXe et XXe siècles, réfléchir à l'articulation du global et du local, et analyser la configuration politique globale avec les nouvelles formes de gouvernance. A l'issue de ces études, il ressort que si le monde est dorénavant unique, il est loin d'être uniforme. Selon les termes du philosophe canadien Charles Taylor, "une profonde diversité" semble même dominer par-delà les fausses impressions d'uniformité. L'ensemble de ces contributions dessine un monde global dans lequel les individus échappent à la généralisation et à l'essentialisation mais relève d'un "tiers-espace", selon Homi Bhabba, où les identités se négocient en permanence au fil des circonstances offertes par un monde à la fois homogénéisé et fragmenté. Finalement, selon les mots du poète Pablo Neruda, les êtres mondialisés s'apparentent un peu à des "arbres ailés" quand les racines du local montent au ciel du global.
Si l'histoire des décades de Pontigny nous restitue le rasemblement annuel, dans une abbaye bourguignonne redevenue laïque, des plus grands esprits européens, de Paul Valéry à Heinrich Mann, de Max Scheler à Paul Langevin, d'Alberto Moravia à André Malraux, elle révèle surtout les multiples facettes de ce lieu singulier, à mi-chemin d'un salon héritier des Lumières et d'un congrès scientifique tributaire des réseaux de l'Internationale Scientifique propre au XXe siècle. A la fois subtile université auprès de la jeunesse normalienne, refuge aristocratique réservé longtemps aux proches d'André Gide et de la NRF, cellule collective de réflexions consacrées à l'avenir de la SDN ou de l'école par des publicistes et des hommes politiques, les Décades, loin de tourner le dos au monde, tentèrent de le déchiffrer, guidées le plus souvent par la boussole du riche passé humaniste européen et de ses vertus de tolérance et d'esprit critique. Au carrefour de quelques-uns des dialogues essentiels où se nouait la question des relations entre catholiques et non-catholiques, entre Allemands et Français, entre Occident et Orient, Pontigny fut une des rares institutions intellectuelles médiatrices dans une époque traversée de conflits. Peut-être parce qu'en France, depuis Montaigne, le culte de la littérature, si bien organisé par les Décades, eut pour fonction non négligeable d'apaiser les esprits et d'exprimer le meilleur de la civilisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.