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La démocratie sociale à la française. L'expérience du Conseil national économique, 1924-1940
Chatriot Alain
LA DECOUVERTE
32,50 €
Épuisé
EAN :9782707139733
Société civile contre Etat jacobin semble être un résumé de l'histoire de France depuis deux siècles. Mais l'opposition n'est pas si simple et l'Etat a toujours développé des institutions pour servir d'interface avec les syndicats et les associations. Pour comprendre la voie française d'une démocratie sociale, l'étude de l'entre-deux-guerres est un terrain privilégié. Ancêtre de l'actuel Conseil économique et social, le Conseil national économique, institution créée en 1925 et supprimée en 1940, est une réponse spécifique aux débats sur le corporatisme et sur la place des syndicats face aux pouvoirs législatif et exécutif. Lieu de confrontations entre ouvriers, patrons, agriculteurs, artisans et ingénieurs, le CNE a été aussi un espace d'expression des transformations de la haute administration française qui se constitue alors une expertise économique nouvelle. Pris dans les débats liés à la crise économique des années 1930, l'action du CNE a été liée à la remise en cause du libéralisme et au développement de l'économie dirigée. Enfin, le Conseil tient un rôle majeur dans l'application des lois sociales du Front populaire, et en particulier celle sur la réduction du temps de travail (la semaine de 40 heures). Fondé sur le dépouillement d'une masse d'archives considérables, souvent inédites, ce livre aide à mieux comprendre les confrontations entre partenaires sociaux et Etat et tente de " prendre l'institution au sérieux ", en dressant ainsi une histoire à la fois politique, sociale et économique de la France des années 1920 et 1930. Dans le contexte actuel de refondation sociale, des débats sur la représentativité syndicale et des développements d'une société civile internationale, le recours à l'histoire d'une institution originale permet de mieux comprendre des enjeux pour demain.
Chauvin Xavier ; Canonne Bernard ; Chatriot Franço
Coup de tonnerre au Salon de Paris 1978 : Renault dévoile l'incroyable R5 Turbo. Un pari osé pour le constructeur, car la nouvelle venue est avant tout destinée à la compétition, prenant le relais de la brillante R5 Alpine. Au terme d'une longue mise au point, le modèle ne débute sa carrière qu'au printemps 1980. Conçu comme une véritable bête de course, l'étendard de la gamme R5 ne conserve qu'un vague air de famille avec ses modestes soeurs. II renonce en effet à la traction avant et se dote d'un moteur en position centrale arrière, afin de mieux déjouer ses redoutables adversaires du groupe B naissant, les Lancia 037 et autres Audi Quattro. Dès lors, l'héritière mythique des R8 Gordini et berlinettes Alpine va elle aussi inscrire son nom dans la légende, aux mains de pilotes non moins légendaires, tels Jean Ragnotti, Jean-Luc Thérier, Bruno Saby ou François Chatriot, qui vont la mener maintes et maintes fois à la victoire. Une véritable épopée à laquelle les auteurs ont voulu rendre hommage, à l'occasion de son 30e anniversaire. Suscitant toujours autant de passion, le petit bolide dieppois n'a jamais été aussi jeune...
Résumé : Ce livre part du constat que les enfants qui ont un trouble du langage écrit (dyslexie, dysorthographie), s'ils sont mieux reconnus aujourd'hui, ne sont pas toujours suffisamment compris et aidés. L'auteur, pédiatre, a donc écrit ce livre pour aider à comprendre ces enfants qui, s'ils ont des troubles, sont avant tout? des enfants. Or, c'est avant tout en les comprenant qu'on les aide. Pédiatre dans un service spécialisé, Marianne Chatriot a appris à connaître ces enfants dans leur vie de tous les jours. Elle a vu des enfants qui ne croient plus en eux ni dans les adultes qui les entourent. Elle a vu leurs difficultés à accepter leurs troubles, à grandir, à investir l'école. Elle a vu aussi des parents qui doutent, culpabilisent ; des professionnels qui perdent confiance ; des enseignants débordés. Mais elle a vu aussi comment ces enfants peuvent, avec l'aide des adultes, reprendre confiance et se construire en surmontant leurs troubles du langage écrit.
Résumé : Qui parle au nom du consommateur ? Des associations, des administrations, des industriels, des hommes politiques, des experts nombreux sont ceux qui prétendent le représenter. Du boycottage des grandes marques au refus des OGM, les questions de consommation suscitent aujourd'hui d'importantes mobilisations sociales. Face aux crises alimentaires et de santé publique, les États, quant à eux, sont confrontés à de nouveaux enjeux de politiques publiques. Or ces phénomènes contemporains ont une histoire. Tout au long du XXe siècle, aux Etats-Unis et en Europe, la consommation a été au c?ur des relations entre l'État et la société civile. Cet ouvrage en présente plusieurs dimensions : l'action collective par la consommation, l'histoire des multiples associations et les régulations publiques et juridiques. Il veut réfléchir aux spécificités européennes au miroir des expériences américaines, en insistant par exemple sur le rôle des guerres, le militantisme des femmes ou les critiques de la société de consommation. Réunie par de jeunes historiens, l'équipe internationale de chercheurs témoigne ici de la vitalité d'un nouveau champ d'étude. Ce livre est ainsi l'occasion de lire pour la première fois en français les contributions de scientifiques parmi les plus reconnus en ce domaine.
Chatriot Alain ; Hordern Francis ; Tuffery-Andrieu
La promulgation du livre Ier du Code du travail par la loi du 28 décembre 1910 portant codification des lois ouvrières est un moment symbolique dans le long et lent processus d'élaboration et de codification des lois ouvrières sous la IIIe République, puis tout au long du XXe siècle. Juristes, historiens, sociologues ou politistes n'ont pas à commémorer l'événement mais bien à essayer d'en expliquer l'origine, le déroulement et les conséquences. C'est à cette mise en perspective que nous avons souhaité travailler collectivement en associant les différentes approches des sciences juridiques et sociales. Ce volume collectif présente les acquis récents de la recherche et des perspectives possibles d'études concernant non seulement l'histoire du droit du travail mais plus largement l'histoire économique, l'histoire sociale, l'histoire politique et l'histoire des idées. Cette approche veut concourir à la compréhension de certaines des mutations plus contemporaines du droit du travail et de sa codification. Si l'approche scientifique de ce volume n'est pas prioritairement internationale, les débats de codification français ne peuvent s'abstraire de ceux menés dans les autres pays européens à la même période et particulièrement en Allemagne. Ce travail collectif souhaite participer à une meilleure connaissance de l'histoire du droit du travail, de l'histoire de la IIIe République et plus largement des processus de codifications juridiques. Il désire aussi, dans une autre perspective, contribuer aux débats anglophones sur les liens entre droit et économie.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.