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La codification du travail sous la IIIe République. Elaborations doctrinales, techniques juridiques,
Chatriot Alain ; Hordern Francis ; Tuffery-Andrieu
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753517158
La promulgation du livre Ier du Code du travail par la loi du 28 décembre 1910 portant codification des lois ouvrières est un moment symbolique dans le long et lent processus d'élaboration et de codification des lois ouvrières sous la IIIe République, puis tout au long du XXe siècle. Juristes, historiens, sociologues ou politistes n'ont pas à commémorer l'événement mais bien à essayer d'en expliquer l'origine, le déroulement et les conséquences. C'est à cette mise en perspective que nous avons souhaité travailler collectivement en associant les différentes approches des sciences juridiques et sociales. Ce volume collectif présente les acquis récents de la recherche et des perspectives possibles d'études concernant non seulement l'histoire du droit du travail mais plus largement l'histoire économique, l'histoire sociale, l'histoire politique et l'histoire des idées. Cette approche veut concourir à la compréhension de certaines des mutations plus contemporaines du droit du travail et de sa codification. Si l'approche scientifique de ce volume n'est pas prioritairement internationale, les débats de codification français ne peuvent s'abstraire de ceux menés dans les autres pays européens à la même période et particulièrement en Allemagne. Ce travail collectif souhaite participer à une meilleure connaissance de l'histoire du droit du travail, de l'histoire de la IIIe République et plus largement des processus de codifications juridiques. Il désire aussi, dans une autre perspective, contribuer aux débats anglophones sur les liens entre droit et économie.
Jaurès Jean ; Fontaine Marion ; Chatriot Alain ; C
La période du 1er juin 1910 au 30 septembre 1912 met le Jaurès de la maturité aux prises avec son siècle. Sur le plan international, le danger de la guerre se précise avec l'ouverture de conflits dans les Balkans. Les possibilités d'affrontements sanglants entre nationalités prennent corps, ainsi que les rivalités et les ambitions des grandes puissances. La recherche de solutions alternatives pour la paix laisse simultanément entrevoir une voie vers la coopération européenne. Autant d'éléments qui nourrissent les discours et écrits de Jean Jaurès dont la stratégie internationale dépasse le cadre européen : nationalisme hindou et propositions américaines d'arbitrage, par exemple. En politique intérieure, Jaurès s'attelle à la grande bataille pour la Représentation proportionnelle (RP) qui soulève la question des alliances et, en filigrane, de la conception de la République et de la démocratie. Un combat de plus, en ces années de luttes, marquées par la grève des cheminots ou la poursuite des débats sur les retraites, qui mettent en jeu droits des travailleurs et prémices de l'Etat social. Dans les congrès nationaux et internationaux se forgent également les contours de l'identité socialiste au gré des controverses, sur le rapport à entretenir avec la franc-maçonnerie, le syndicalisme, ou sur la position de L'Humanité, journal du parti ou journal socialiste. A l'heure où les menaces s'accumulent, où se pose la question des chemins à suivre pour le mouvement ouvrier, Jaurès incarne plus que jamais la voix du socialisme. Edition préparée sous la direction de Marion Fontaine, professeure des universités à Sciences Po, en collaboration avec Alain Chatriot, professeur des universités à Sciences Po, Fabien Conord, professeur des universités à Clermont-Ferrand, et Emmanuel Jousse, maître de conférences à Sciences Po Lyon.
Daumas Jean-Claude ; Chatriot Alain ; Fraboulet Da
Quoi de commun entre Jean-Marie Messier, dit "Moi-Même Maître du Monde", fondateur d'un empire mondialisé de communication, et le directeur d'une fabrique de rubans de Saint-Étienne dans les années 1880? entre le dirigeant d'une société d'exportation basée en Indochine et Anne Lauvergeon? entre la famille Rothschild et Jean Panzani? Si leurs parcours et leurs vies n'ont rien en commun, ou presque, tous sont des patrons. Première somme consacrée à l'histoire du patronat français au XXe siècle, ce Dictionnaire en offre un tableau inédit. 300 biographies, individuelles ou collectives, mettent en évidence la variété des profils et des trajectoires; 120 entrées thématiques explorent le monde des patrons, les saisissant dans leur vie privée comme dans leur vie professionnelle, retraçant leurs idées et leurs engagements, ainsi que leur constitution en force collective par le biais des organisations patronales, des années 1880 à nos jours. Réunissant les contributions de 168 historiens, sociologues, politistes et gestionnaires qui comptent parmi les plus grands spécialistes de la question, ce Dictionnaire passionnera quiconque s'intéresse à l'histoire économique de la France, mais aussi tous ceux qui, ayant mille fois croisé leurs patronymes dans les journaux, sur un panneau publicitaire ou au détour d'une allée de supermarché, sont curieux d'apprendre ce qui se cache derrière les noms de Bonduelle, de Citroën ou de Lacoste.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.