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Le souffle du plein air. Histoire d'un projet pédagogique et architectural novateur (1904-1952)
Châtelet Anne-Marie
METISPRESSES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782940406173
Créée en 1904 dans une pinède sablonneuse de Berlin, l'école de la forêt ou école de plein air connut un succès fulgurant. Dix ans plus tard, il y en existait des centaines de l'Allemagne au Japon en passant par les Etats-Unis et l'Australie. Aujourd'hui, on les compte sur les doigts. L'école de plein air fut imaginée par un médecin et un éducateur comme un établissement de prévention de la tuberculose, destiné aux enfants fragiles des quartiers populaires. Elle disparut au fil de l'éradication de la maladie. Par son utilité sociale et sa marginalité institutionnelle, elle a été un lieu d'expériences et d'innovations pédagogiques et architecturales. Plusieurs édifices remarquables sont nés de son développement, comme l'école de plein air d'Amsterdam de Jan Duiker ou celle de Suresnes d'Eugène Beaudouin et Marcel Lods. En nous offrant ici la première synthèse de l'histoire internationale du mouvement des écoles de plein air, Anne-Marie Châtelet dévoile les fils culturels, programmatiques et techniques qui situent ces bâtiments scolaires emblématiques dans le débat sur l'architecture moderne, le renouveau de la pédagogie et les progrès de la médecine et de l'hygiène. Elle écrit ainsi un chapitre fascinant de l'histoire du rapport de l'homme avec la nature au XXe siècle.
Depuis une quinzaine d'années, l'architecture de l'habitation est remarquée dans ses aspects les plus formels et l'on a quelquefois utilisé l'expression paradoxale de " monumentalisation de l'habitation ". D'autre part, l'on dénonce son organisation intérieure stéréotypée, les habitants critiquent certains dispositifs qui ne seraient pas adaptés à leurs façons de vivre et les architectes accusent les normes qui seraient un frein à la transformation. C'est à travers la distribution de l'habitation aujourd'hui et des différents modes de vie qui y sont possibles que nous avons voulu étudier cette question. La majorité des logements analysés bénéficient d'une aide de l'Etat, catégorie considérée comme étant à l'avant-garde de la production.
L'histoire des écoles de plein air se situe au carrefour de l'histoire de l'école, de l'enfance, de la médecine, de l'architecture et de la ville. Cette institution naît avec le XXe siècle. Destinée à des enfants pré-tuberculeux, elle s'ouvre ensuite à d'autres publics : enfants affaiblis, atteints de déficiences physiques ou mentales, enfants des quartiers populaires. Des pédagogues novateurs rejoignent les médecins pour concevoir une institution qui associe une pédagogie particulière, des soins spécifiques et une alimentation rationnelle. Des architectes multiplient les projets et réalisent plusieurs bâtiments emblématiques, comme l'école de plein air d'Amsterdam de J. Duiker ou celle de Suresnes de E. Beaudouin et M. Lods. Ces écoles apparaissent, à travers les dix pays européens ici évoqués, comme un laboratoire pédagogique, un lieu de développement de la médecine préventive, un instrument d'une politique municipale de l'enfance et un espace d'innovation architecturale.
Cet ouvrage interroge le parcours de l'architecte alsacien Charles-Gustave Stoskopf (1907-2004), deuxième second grand prix de Rome en 1933, en se fondant principalement sur le dépouillement de ses fonds d'archives d'agences. Cet acteur de la scène professionnelle des Trente Glorieuses entame sa carrière en 1945 dans le cadre de la Reconstruction, où il a la charge de rebâtir des villages détruits autour de Colmar, puis devient, dans les années 1950, le maître d'uvre de plusieurs grands ensembles en Alsace et en région parisienne, dont le grand ensemble de l'Esplanade à Strasbourg et celui de Créteil. Afin d'éclairer cet itinéraire sont explorées tour à tour la biographie de l'architecte dans ses multiples aspects, les réalisations significatives et, enfin, des dimensions transversales caractérisant cette production considérable. Celle-ci révèle plusieurs registres d'expression, marqués par la permanence d'un vocabulaire académique et d'un héritage alsacien constamment revendiqué et réinventé. Elle agrège également des influences diverses lui permettant de répondre aux commandes inédites de cette période de modernisation et de forte croissance. L'ouvrage vient ainsi combler un vide historiographique en restituant la biographie de cette figure majeure de la période, à l'origine de la construction de plus de 45 000 logements en France dans des conditions de production inédites.
Résumé : Conçus autour de 1900 dans le sillage du rationalisme constructif, les écoles et les lycées sont trente ans plus tard aux avant-postes de la modernité. Pourtant, à partir de 1914, la guerre engendre un temps d'arrêt plus long que la seule durée du conflit La décennie qui lui succède est celle d'une atonie de la construction, mais on assiste pendant cette période à la maturation d'idées nouvelles. Dans quelle mesure le développement du béton armé, l'essor de l'enseignement technique, le mouvement de l'Education nouvelle ou celui des écoles de plein air ont-ils transformé ces édifices ? Ce sont les questions qui traversent cet exposé de projets et de réalisations, des moins connues aux plus célébrées, du lycée de garçons d'Henri Ebrard à Nice à l'école de plein air d'Eugène Beaudouin et Marcel Lods à Suresnes, en passant par l'école professionnelle de Paul Guadet à Besançon...
Mauro Carbone est Professeur de Philosophie (spécialité: Esthétique) à la Faculté de Philosophie de l'Université Jean-Moulin Lyon 3, ainsi que membre senior de l'Institut Universitaire de France.
Entre l'art et le témoignage, au moins quatre générations d'écrivains de langue arménienne ont pratiqué une écriture contrastée pendant tout le cours du XXe siècle. Partagés entre le Pays et la Dispersion, entre le reniement et la fidélité, entre le communisme et l'idée nationale, ces écrivains se sont débattus avec leur temps aussi bien qu'avec le singulier destin de leur langue déchirée. Dans le même temps, ils ont su inventer une modernité pour leur propre compte, où intervenaient la Catastrophe, le deuil philologique, le débat continuel avec le témoignage, la critique acerbe de la révolution nationale et, bien sûr, la question récurrente : comment la littérature est-elle encore possible dans ces conditions extrêmes, au bord (ou au-delà) de l'effondrement ? Le présent volume inaugure une série d'études monographiques sur ces écrivains du bout du monde. Il traite de quatre auteurs (Yeghishé Tcharents, Gourgen Mahari, Zabel Essayan, Vahan Totovents) qui ont produit l'essentiel de leur œuvre en Arménie ou qui ont émigré sur le tard pour se voir emportés par la tourmente stalinienne en 1937.